samedi 6 juin 2026

 

Ben oui, c’est mon HBD ce sixième jour de juin !

  Mais plutôt, comme je le rappelle presque maladivement (ou narcissiquement) chaque année sur mon blog, ce fameux Day le plus long du Débarquement en Normandie en 1944, deux ans après ma naissance, par mes chansons réalistes affublées de cette lourdeur de vérité et non celles du talent mensonger pour nous en détourner de cette triste réalité du monde que nous subissons – et c’est une bonne chose pour ne pas nous haïr plus encore ! -  Hélas, je reste conscient de mon incomplétude depuis ces années de solitude !


   On ne devient quelqu’un qu’à partir de deux

 J’ai la conviction (ou la foi) de croire que, intrinsèquement, cette graine de la survie de tout le Vivant est bien enfouie en chacun de nous, mais que Mère Nature, que Dieu sait, par quel stratagème estimait que pour sa bonne évolution (et ne pas commettre d’impair), la fusion du féminin et du masculin établissait ses bases.  Ainsi soit elle, notre génération « Sapiennes » / Sapiens... Amen ! 

 Par expérience,  je peux le dire :  le « UN » ne convient pas au genre humain.

 Petit exemple de mon vécu :

 Alors que je la quittais pour rejoindre mon bateau, elle m’avait pourtant lancé en désespoir de cause :

« Mais qu’est-ce plus important qu’une femme qui t’aime ? »

 

Oooh, comme elle avait raison !                


 Un clic sur ce lien pour écouter cette chanson


Hommage à Prévert.

À Martine
Miséricorde
(subsidiairement :  chanson d’autrefois)

Lorsque je l’ai vue sur le pas de sa porte
Le soleil se berçait dans ses cheveux d’or
Comme la vierge apparue surprend l’âme qui dort
Lui montre la voie que cachent les feuilles mortes
C’était la première fois

Quand j’ai voulu timidement la revoir
Lui demandant sans y croire son téléphone
Elle me regarda étonnée  avec des yeux de madone
-         Pourquoi on va se quitter déjà ce soir ?
C’était la deuxième fois

Encore aveuglé par les envies de voyages
Le bateau m’attendait ainsi que ma guitare
Nomade avant tout  je pensais aux départs
J’évitais de trop l’aimer elle qui était plus sage
C’était mon manque de foi

Plus important qu’une femme qui t’aime
Me dit-elle en sanglot je n’étais qu’un salaud
J’ai trahi comme un sot et lui fis de la peine
Son cri d’agonie m’éveilla en sursaut
J’avais perdu la foi

En ce temps là elle rappela cet homme
Meurtri de son crime qui la pleure par ces rimes
Mais inconsciemment l’inquiétude prit forme
Notre nid d’amour plus qu’un lit d’infirme
Elle n’eut plus foi en moi

Un autre que moi a pris cette place de roi
Mais saura-t-il comme moi que t’es vraiment une reine
Je ne voudrais pas que cette fois t’aies de la peine
Ou sinon mon amour je reviendrai  près de toi
Encore une fois

Humblement  j’implore ta miséricorde
Sans ton pardon mon cœur bat en désordre
Je suis un amant perdu qui marche de travers
Sur des feuilles mortes comme disait Prévert
Elles se ramassent à la pelle dans cette chanson d’autrefois


Arrangements : Jean-Marie Dorval
Ingénieur du  son  et guitare  :  Philippe Capon

jeudi 4 juin 2026

 

Juste France :

Edgar Morin aux Invalides

Mais nom de Dieu, arrêtez ces massacres*, nous aurait-il encore hurlé, même dans son cercueil :

Vous ne voyez donc pas que vous faites le jeu de notre pire ennemi :

La haine ...

.../...Et toi, dont la souffrance t’impose ce regard de haine

Dès lors trompe ton âme dans une prison t’enchaîne

Je parle de Maître Eckhart pour dissiper ce doute

Que trop d’hommes ont d’eux-mêmes, me voilà sur ta route

Pour chanter cette complainte de l’Être suprême

Chaque homme est un lieu saint, disait le Maître**

Que cette chanson te loue pour te bénir toi-même.



*Les  actualités du Nord au Sud et d'Est en Ouest...

** P.R. Maître Eckhart, le prêchait, il y a cinq cents ans.


CLIQUEZ SUR CE LIEN POUR ECOUTER CETTE CHANSON

 

arrangements: Alan Booth

 

 Hommage à Maître Eckhart


On continue à chanter on continue à danser

On gloutonne on exulte le faux le faire semblant

Même si on aime les enfants on continue à briser

Ces élans de la vie pour d’autres besoins

Que ceux que la Terre nous donne pour rien

Pourtant chaque homme est un lieu saint, disait le Maître

Même si on ne l’a pas dit à Kyoto (bis)

 

On continue à pleurer on continue à hurler

On continue à causer de philo d’avant-guerre

L’Avoir ou l’Être reste la grande question

Comme rien n’a changé dans la consommation

Ou Bon Dieu au contraire elle a bien augmenté

Pourtant chaque homme est un lieu saint disait le Maître

Même celui qui ne pense qu’à son auto (bis)

 

On continue à flirter on continue à chercher

On continue à courir auprès de l’âme sœur

Et ces scénarii on les connaît que trop bien

Mais on continue à faire le joli cœur

Pour l’instant présent on se fout du lendemain

Pourtant chaque homme est un lieu saint, disait le Maître

Même lorsque s’éveille sa libido (bis)

 

Et toi dont la souffrance t’impose ce regard de haine

Dès lors trompe ton âme dans une prison l’enchaîne

Je parle de Maître Eckhart pour dissiper ce doute

Que trop d’hommes ont d’eux-mêmes me voilà sur ta route

Pour chanter cette complainte de l’Être Suprême :

Chaque homme est un lieu saint disait le Maître

                              Que cette chanson te loue pour te bénir toi-même

samedi 30 mai 2026

 

Edgar Morin...Et que ton esprit soit...

 

« Le risque d’erreur et d’illusion est permanent dans toute vie humaine, personnelle, sociale, historique, dans toute décision et action, voire dans toute abstention, et il peut conduire à des désastres » aurait pu le redire encore et encore une énième fois, du moins jusqu’à hier 29 mai 2026, Edgar Morin qui vient de nous quitter ce dernier jour de la semaine des travailleurs, ce vendredi caniculaire où les records de température à Paris rivalisent avec  celle des régions les plus torrides du globe.  L’avenir serait-il un désert sans vie, la sienne déjà.  Et son esprit,  va-t-il comme pour les apôtres à la Pentecôte se répandre dans nos petites têtes inquiètes ?  

Merci William Bourton, journaliste du quotidien bruxellois le Soir, de nous rappeler les nombreuses mises en garde du sociologue qui « alliait l’optimisme de la volonté au pessimisme de la raison, [.../...], où le retour de la barbarie est toujours possible ; aucun acquis historique n’est irréversible » ... Hélas, c’est donc le pessimisme que sera sa dernière image du monde à cent- quatre ans !  Enfin, « aucun acquis historique n’est irréversible, dit-il ? Qui sait donc, une évolution plus optimiste...serait-ce pour bientôt ?

 

  Je lui dédie cette chanson:

   (Il me semble que le dernier couplet soit en parfaite symbiose avec ses propres pensées). : 

.../... Et quand les fléaux de la Terre

Surgissent comme des cris de colère

S’éveillent soudain des Hommes nouveaux

Des Hommes qui feront ce qu’il faut

Ils redeviennent tous solidaires

Ensemble des Hommes...c’est beau !


« Un Homme, c’est naturellement bon ! »
(Arrangements et guitare solo: Francis Goya)


Un homme, c’est naturellement bon
Deux hommes c’est déjà différent
À trois commencent les chuchotements
Quatre hommes peuvent devenir inquiétants
Pourtant un homme, c’est naturellement bon
Un homme c’est naturellement bon

Deux hommes, c’est déjà différent
À deux, ils se prennent pour quelqu’un
Ici, commence l’anonymat
Qui fait des autres des forçats
Pourtant un homme, c’est naturellement bon
À deux, c’est déjà différent

À trois commencent les chuchotements
Majorité, minorité !  Vous voilà
Malheur qui transgressera les lois
La force n’est pas dans l’isolement
Un homme seul n’a jamais raison
À trois commencent les chuchotements

Quatre hommes peuvent devenir inquiétants
Le droit exalte les passions
Éclate en combat de mille ans
Ces guerres abattent les sentiments
Ici on tue sans émotion
Des hommes naturellement bons

À cinq, en comptant par milliard*
Cinq milliards d’hommes seuls dans le brouillard
Qui cherchent sans trop bien le savoir
La flamme qui redonnera l’espoir
Qu’un homme c’est naturellement bon
Un homme c’est naturellement bon

Mais quand les fléaux de la terre
Surgissent comme des cris de colère
S’éveillent soudain des hommes nouveaux
Des hommes qui feront ce qu’il faut
Ils redeviennent tous solidaires
Ensemble des hommes c’est beau

* En 1987, nous étions cinq milliards de Sapiens.  

mardi 26 mai 2026

 Ouf,   pardon jolie chanson!  Nous sommes déjà fin du mois de mai, et je t'avais presque oubliée...Ce mois qui m'avait donné cette inspiration {.../...}

   - l’inspiration, du besoin de communiquer, de partager , de  donner envie de créer et de penser à tous les êtres merveilleux qui nous entourent, qui se sentent responsables.  


C’est parce que c’est mai  

C’est parce que c’est mai   les lilas sont en fleur
Le temps du muguet     que s’ouvre son cœur
Que le soleil me donne des ailes
Pour voler vers elle  le vœu de l’Éternel

C’est parce que c’est mai   que tu me reviens
Comme l’hirondelle   qui tombe du ciel
On n’a plus besoin   de tout ce bois mort
Pour chauffer nos corps  il ne faut que nos mains

C’est ça les amours  ça part et ça vient
La nuit comme le jour   façonne nos destins
Parfois nostalgiques   souvent pathétiques
Chassés par le vent    qui pousse en avant

C’est parce que c’est mai   les dieux de l’Olympe
Me soufflent les mots simples   sans jamais trop de mais
Pourrait-on se marier    être père et toi mère
Ou bien même se marrer  s’offrir l’éphémère

C’est parce que c’est mai   le temps du lilas
Et tout ce muguet   et puis te voilà
Je lâche la plume   soûlé de parfums
Et comme un loup fou   je cours sous la lune

C’est parce que c’est mai   le temps du lilas
Et tout ce muguet   et puis te voilà
Je lâche la plume   soûlé de parfums

Et comme un loup fou   je chante sous la lune 



samedi 16 mai 2026

 

La folie des homme attise-t-elle les élans de solidarité ?

 

La spécificité humaine...serait-ce la partie immergée de l'iceberg ?  

Oui, j'ai le cœur lourd en ce moment...mais heureusement je pense à toi chère Gisèle pour ce poème que tu m'avais prié de mettre en musique. Ce sera d'abord avec ma guitare,  et ensuite cette version,  avec la complicité de Jean-Marie Dorval au piano et pour les arrangements..

 



Cliquer sur le lien pour écouter la chanson

Sur un poème de Gisèle Toussaint.
 (Ex-directrice centre culturel d'Ottignies- Louvain-la-Neuve et membre du cercle des poètes wallons : la Plume romane) 

Chante

 

Lorsque ton cœur trop lourd

Est embourbé de haine

Lorsque tu ne peux plus

Résister à tes chaînes

Lorsque fou tu t'étripes

Aux piques des vengeances

Lorsque ta peine est là ...

Mouvante.,. Trop intense

Lorsque tu es perdu

Au feu du désespoir

Lorsque le ciel n'est plus

Qu'un gouffre sans espoir

Chante ...

 

Chante...face à la pluie,

Au vent et à la nuit

Chante ... face à tes murs,

À ta peur d’aujourd’hui

 

Car il faut, même

Si ton chant reste muet

Qu'il atteigne le ciel,

Qu'il claque comme un fouet

Qu'il relève le défi,

Que les barrières croulent

Qu'il balaie l'inertie

Moribonde des foules

Qu'il soit l'écho vivant

De cette volonté

De vivre, malgré tout

Envers et contre tout

 

Chante ...

 

Chante ... et tu vaincras

L'ombre et l’ennui,

Chante et tu verras

La foi te reviendra.

 

 

Cliquez ici pour écouter cette chanson

mercredi 13 mai 2026

                      Au commencement était le Miam-miam ...


Ah chère  Docteure Marina  Carrère d'Encausse,


-Merci pour votre Enquête de santé émise sur le plateau de la  5 de ce 12 mai dernier, concernant principalement le cadmium et l'hexane trop présents dans nos aliments!   De Charybde à Scylla, quarante ans que je parcours le désert de l'infertilité du Savoir et que je chante, ayant troqué la toque du restaurateur pour une guitare. Et encore aujourd'hui, je me demande si j'ai  eu raison  de ne plus vouloir gagner ma vie au détriment de la santé de mes clients.  La communauté scientifique arrivera-t-elle enfin à réveiller les masses; n'a-t-elle pas besoin aussi des poètes, des cinéastes, de  chanteurs comme par exemple un  Alain Souchon  qui n'hésite pas (lui aussi depuis quatre décennies)  à chanter "On est foutu, on mange trop"? 


Je glisse ce petit texte sur mon blog "mesparaboles.blogspot.be"

Votre très reconnaissant  et attentif téléspectateur 

Oui, il y a près de quarante ans (1987), j’écrivais inconsciemment ce texte  avec la complicité  de ma guitare*:

* arrangements musicaux de Jean-Marie Dorval 





Écoutez les amis un instant
J’ai trouvé le chemin éternel
Que nous soyons de simples mortels
Dans l’ensemble nous restons vivants

Je vous parle au nom du Tout Puissant
L’Homme ne peut agir en mesure
Qu’en chassant cet enfer du dedans
Pour « bien faire »,  il doit être pur

Que du fond de l’abîme où nous sommes
On puisse encore y trouver des hommes
Est la preuve de l’amour infini
De Celui qu’on appelle ainsi

J’ai le remède pour vivre longtemps
Suffit d’être dans le mouvement
Manger du frais et du vivant
Vous garderez toutes vos dents

Ce qui permet d’être souriant
Dilate le nez évidemment
Il faut que l’air entre en dedans
Et nous aurons l’air bien portant

J’évite de cuire les aliments
Avant de les prendre je les sens
Je recherche les vrais artisans
Le moins possible le tout-venant

Le lait de vache je le laisse aux veaux
Le sein de maman pour les poupons
Quant à l’alcool et le tabac
Faut être fol pour aimer ça

Méditation sans référence
Oublie l’ennemi c’est ta puissance
Esprit tranquille bien au repos
Permet d’agir sans confusion

Vibre dans le vent comme les saisons
Le vrai bonheur est au présent
Se manifeste alors l’Originel
De ton instinct qui te réveille

Et tu seras bien dans ta peau
Pourra aimer tout comme il faut
Quant à la terre pour les suivants
Vaut mieux mourir sainement