dimanche 30 août 2026

 

Bon dieu, l’ennui !

 

Ce matin vers 8 H 30 ce dimanche sur   ARTE une étude à propos de l’Ennui, ne pouvait que pousser ma curiosité et que je me suis forcé à suivre jusqu’au bout.  Forcé oui, car mêmes les explications de neuro psychiatres, psychologues et philosophes et les avis des personnes de tout âge, de ce qui se passe dans le cerveau face à l’ennui n’ont pas vraiment assouvi ma curiosité. 

Curieusement n’avait pas été abordé les conséquences de cet état émotionnel qui peuvent être une simple distraction par la lecture, provoquer une prise de parole, une activité créatrice, de la réflexion sur soi-même, tourner le regard, etc., mais aussi engendrer des comportements de perversité, de violence, et qu’ici l’expression « Mourir d’ennui » pourrait être à prise à la lettre surtout quand ce sont les autres qui périssent face à celui qui aurait le pouvoir absolu et donc s’ennuierait  dès qu’il aurait atteint ce stade .   

 J’espère ne pas trop ennuyer en rappelant ce requiem :


« Ah, ces folies de l’Humanité ! »      


Un clic sur ce requiem pour l'écouter



Ah, ces folies de l’humanité !

 N’allez pas crier victoire
Parce qu’une guerre est terminée
 N’allez pas chanter la gloire
Même si on se croit du bon côté
N’allez pas pousser ce cri
De ceux qui pensent avoir raison
N’allez pas croire que l’autre religion
Soit la mauvaise parce qu’on l’a dit


Ah, ces folies  de l’humanité
Aux disparus qui ont résisté
Mais aussi la neutralité
Se cachant derrière l’épais brouillard
Du faire semblant de ne pas savoir
Aussi à ceux qui se prétendent
Dans  le défilé des pacifistes
Mais qui n’hésiteraient pas à pendre
Le premier venu à l’air fasciste


N’allez pas faire les vaniteux
Comme si c’était gagner un jeu
L’orgueil est là, c’est comme un rat
Qui ronge l’Homme sous son drap
C’est toujours lui, oui cet orgueil
Qui s’accroche en forme de médaille
Et suit nos morts sur leur cercueil
Comme s’il pouvait rendre l’éveil


Ah, ces folies de l’humanité
Qui  président à nos destinées
Et qui prétendent fondant les lois
Que le passé est la seule foi
Penser plus loin on ne le peut pas
Sacrifiant leurs fils sur la croix
Sourds et jaloux brisant les mères :
La concurrence de l’éphémère
Adolescent encore qui croît



Ah, ces folies de l’humanité
Qui peignent en noir toute l’Histoire
Brimant le rire comme un péché
Poussant l’enfant au désespoir
Face à l’absurde du Savoir
Marchez dans le rang sans protester
Et vous serez récompensés
Surtout ne pas imaginer
Pouvoir changer la société


Mais son déclin inévitable
Démocraties au ton affable
Par l’habitude trop confortable
Mène l’inconscience de la bonne table
Repus de chairs et de vins chers
S’endorment dans l’antre du cancer
Confiant leur sort aux militaires
Ne savent même plus aimer la Terre


Ah, ces folies de l’humanité
À ceux qui n’osent plus partir
À cause de ça, ne peuvent plus aimer
Parce qu’ils ont peur de mourir
Mais, sans cela comment venir

L’éternité ce n’est pas la joie
Laissons cela aux écritures
Encore faut-il qu’on ne les brûle pas
Que des ignorants clament l’imposture


Pour moi la seule qu’il faille bannir
C’est d’accepter « je dois tuer »
Surtout pas d’ordre pour faire périr
Alors viendra la Vérité
Que tous les hommes s’acceptent entre eux
Chacun ayant reçu des cieux
De protéger l’humanité
Suffit d’un peu les écouter…les écouter
Écoutez


 

vendredi 28 août 2026

 

Coulées de boue au Bénin

 

Si le Léviathan et le Béhémoth se tiennent la main, le Monde ne nous appartient plus !  Que faire, que faire ?  Et bien chantons encore et encore …notre désespoir.


Mayday, Mayday Grande terre malade ».



Cliquez ici pour écouter cette chanson

 Guitare solo, chœur et  prise du  son : Philippe Capon
Clavier : Danny Vandenbosche
Contrebasse : Françoise Massot

Mayday,  Mayday  …
Refrain :
Mayday, Mayday ! Grande Terre Malade
À quoi servent les discours envers les pollueurs.
Chantons  plutôt en chœur  cette ballade,
Ah !, ce qu’il faudrait c’est un bon docteur !

Les océans se fâchent,  la banquise se relâche !
Des villes, même comme New York, les ouragans s’en moquent.
L’eau la boue  le vent, il manque encore le feu ;
Tapis dans le tréfonds des volcans sommeillant.

Mayday,  Mayday  …

Un enjeu de taille  : les déchets nucléaires !
Certains scientifiques conseillent le fond des mers.
Pour ma part, je préfère,  le fond des  cratères ;
La lave  c’est pratique, ça lave aussi docteur

Mayday,  Mayday  …

Il  germe dans des  usines  de  tristes combines
Pour vendre d’étranges grains, cultures sans lendemain ;
Surtout pour les abeilles,  devenues inutiles.
Les  champs de pétrole,   pas ce dont elles raffolent !

Mayday,  Mayday  …

Encore s’il n’y avait pas tous ces enfants qui meurent,
En mal de nutrition et ce mal se déchaîne !
Le temps de cette chanson plus  d’une cinquantaine  ;
En plus des pollueurs  règnent des affameurs !

Mayday,  Mayday !  Grande terre malade !
Ce cri d’alarme et, comble de malheur
Des marchands d’armes, des victimes en cascade !

Oui!, ce qu’il  faudrait c’est un bon docteur !


jeudi 20 août 2026

 

Et dire qu’il fut un temps où j’y croyais …aux algues

 

Comme un élément purificateur

J’avais même imaginé des matelas d’algue pour absorber nos toxines que nous rejetons de nos pores pendant le sommeil (elles absorbent le dioxyde de carbone et produisent de l’oxygène).   Dormir en s’enveloppant de draps, de couvertures serait-il un reflexe suicidaire de réabsorber ce que notre corps en toute intelligence rejette ?  Aujourd’hui il y a ces sargasses qui envahissent nos côtes.  Serait-ce un message ?  Elles nous puent à la gueule…et en plus c’est mortel que de les inhaler ;   odeurs pestilentielles qui me rappellent ces quatre cachalots morts échoués sur les plages de Coxyde en novembre 1994.  Odeur tombale avais-je précisé dans cette complainte pour leur rendre un dernier hommage.

 


  
PM:  Échouage de quatre cachalots à Coxyde (Belgique).

Novembre 1994.





Cliquez ici pour écouter cette chanson

Ne gâche pas l’eau des Cachalots

Histoire morbide / En novembre à Coxyde
Sur les plages / Une foule rendait hommage
À quatre cachalots / Sortis de l’eau
Des mâles c’est bizarre / Est-ce par hasard ?
Et je pense
Ne gâche pas l’eau des Cachalots

Je me dis aussitôt / Ça va faire mal à Cousteau
Terre qui pleure / Ses mers qui se meurent
Je pris mon auto / Pour voir ces baleines
Mais vingt kilomètres de bouchon / Pas de veine
Et je pleure
Ne  gâche pas l’eau des Cachalots (2X)

Ça ne fait plus rire /  Qu’une baleine puisse dire
C’est assez / et se cache à l’eau
Pour parler de veine / Je pense pipe-line
Celui de la Taïga / Bonjour les dégâts !
Et je gueule
Ne gâche pas l’eau des Cachalots

J’avais l’intention / D’écrire une chanson
C’est ma façon de bénir ces géants
Que ça rappelle que l’eau des océans
Se ronge comme notre sang
Et je crie
Ne gâche pas l’eau des Cachalots

Mais en venant les voir j'avais mon clebs infernal
Je n'ai plus qu'en mémoire cette odeur  tombale 
Hurlant comme  loup devenu fou
Cette vue insolite l'a rendu triste
Et je hurle
Ne gâche pas l'eau des Cachalots


De ces Cachalots sortis de l’eau / Ne reste que l’image
Comme une menace / Ils meurent en grimace
Étrange message / Aux habitants des terres
Pour protéger la mer des Cachalots

N’gâche pas l’eau des Cachalots  


N’gâche pas l’eau des Cachalots


Oh oui, étrange message aux habitants des terres… et c’était il y a plus de trente ans déjà !  ET maintenant ce sont les algues !  Si nous ne comprenons pas encore le cri de la planète, sourds que nous sommes aux silences et aux larmes de nos mers, de nos océans, plus préoccupés par les soubresauts des politiques boursières, des luttes pour le pouvoir, des stratégies militaires, de nos fins de mois difficiles, ne resterait-il en dernier ressort à Mère nature que ces invasions de sargasses ?  Demander la réponse à IA c’est impossible…Elle ne respire pas !     

  


vendredi 14 août 2026

 

Le droit d’être utile ?

Comme écrire une chanson tout simplement !

 Aussi utile que semer un champ et cuire du pain…

 

Mais en ce moment être utile pour moi consiste à accompagner Nicole, ma belle-sœur, veuve depuis plus de vingt ans de René, mon frère aîné, aux soins palliatifs et qui s’éteint tout doucement d’une tumeur au pharynx à un stade trop avancé pour être traitée par les oncologues.  La voir partir, c’est voir mon frère mourir une seconde fois. Combien de temps ?  Deux semaines peut-être ?

 

Et me vient à l’esprit cette chanson jamais enregistrée :

 

La Vie après la mort, c’est vraiment l’aventure

 

Quand Jésus passa là expliquant toute la vie

Mais que les hommes gourmands n’ont pas bien compris

Ils le mirent sur la croix inventant une foi

Refoulant leur instinct pourtant bonne thérapie

 

Ecoutez les vivants qui me croyez déjà mort

J’ai encore dans le corps des milliards d’êtres forts (ADN)

Qui préparent leur voyage emportant leur trésor

Par l’insecte ou bien l’eau comme moyen de transport

 

Refrain :

La Vie après la mort c’est vraiment l’aventure

Ne me mettez pas en boite isolé de la terre

Si vous ne pouvez pas jetez moi à la mer

Surtout ne me brûlez pas c’est peut-être l’enfer

 

Il y en a qui s’en vont se cacher des vivants

Au milieu des déserts ou au fond des océans

Ceux qui se sont sauvés voyant ces enterrements

Ont préservés leur corps de ces commerces florissants

 

En lisant l’évangile de cet homme sur la croix

Paraît-il que jamais on ne retrouva son corps

Symbolique ou non ça conforte ma foi

De protéger ma chair même après ma mort

 

Refrain …

Il est clair que cet air n’est pas très romantique

À mon corps défendant ça me vient de l’inconscient

Ah cette plume qui défie les Vivants 

Que les dieux me pardonnent cet esprit trop critique

 

Qui voudrait que sa fin soit une longue agonie

Trépasser en souffrant ou pire encore par ennuie

Finalement je préfère tomber face aux fusils

Vaut mieux mourir vivant que vivre mort en sursis

 

Refrain…

Mais encore ici-bas bien vivant je peux dire

Que cette mélodie a pour but de faire rire

N’est-ce pas ce qu’il y a de mieux pour le bien des mortels

Et que cette chansonnette devienne une ritournelle

 

Mais quand dans l’au-delà débarquera mon âme

Trouverais je la réponse à ces lois qui condamnent

Les élans les idées survolant les frontières

Des États languissants qui perturbent la Terre

 

 

 

Mais aujourd’hui, observant comme je peux, la dégradation du Vivant, par la présence humaine sur la planète, nous nous comportons exactement comme ces cellules cancéreuses qui refusent de mourir formant des tumeurs qu’on pourrait comparer aux mégapoles qui n’arrêtent pas de se développer au détriment de ce gigantesque « être vivant » qu’est la Terre selon Léonard de Vinci.  Nous le savons pourtant que l’immortalité et l’amour sont parfaitement incompatibles. Ou plutôt non, l’amour serait l’évolution par rapport aux bactéries qui se divisent à l’infini alors que les cellules amoureuses fusionnent pour céder la place à une nouvelle.   Tellement explicite dans le monde des insectes.  Les papillons éphémères en sont le meilleur exemple.    Paradoxale que serait donc l’anthropocène !

Jacques Attali dans l’un de ses derniers livres préconisait l’idée que nous devrions tous mourir vers les soixante ans, ce qui rétablirait l’ordre des choses. Serait-ce la véritable raison du suicide d’un Roman Gary, cet auteur génial, écologiste avant l’heure avec « Les Racines du ciel » et « La Vie devant soi ». Me voilà donc, aux yeux de ma confrérie de vieux sages, par ces révélations eschatologiques, coupable et condamné à la censure.  En criant : « à mort ce mécréant ! », vous commettrez un acte de foi à la Vie.  C’est peut-être ça la raison des guerres, après tout ! 

 

 

vendredi 7 août 2026

 

Par delà les frontières

Un excellent souvenir d'une rencontre avec un maître sculpteur suisse. 



Sur la place de la Monnaie,  presque en face de son théâtre, qui produisit en 1830 la Muette de Portici, (Opéra comique de Daniel-François-Esprit Auber)  d'où, paraît-il,  s'éveillera l'indépendance de la Belgique face à la Hollande. 
J'ai  rencontré Vincenzo,  jeune sculpteur genevois,  un matin de grand froid d'hiver en début 1994, à  peine revêtu d'une chemise blanche pendant qu'il taillait la roche.    La vision d'un ange ou d'Apollon réincarné  évoluant avec grâce   au-dessus de la pierre qui prenait vie!   Il voyageait de ville en ville dans un vieux  camion, aménagé en camping-car.  Dès qu'il trouvait un lieu approprié, avec l'accord des autorités communales qui lui livreront le bloc de granit, le jeune homme se mettait à l'oeuvre au fur et à mesure en fonction des oboles que les passants curieux lui délivraient.    Il me dédicaça une grande affiche et je lui offrirai mon premier album CD "You, Gosses, la Vie".* 
 J'y suis repassé récemment. Hélas, "Love on the Rock" n'y était plus! 
 Trop d'amour qui dérangeait la ville peut-être?
En se promenant autour  du Lac Léman, avec un peu de chance, si elles y sont toujours implantées,   on peut  découvrir l'une ou l'autre de  ses créations. 

*Et pour rappel
.../...moi qui venais d’écrire « You, Gosses, la Vie ».   
Un clic pour écouter la chanson
Arrangements :  Alan Booth et Basse guitare
Duo avec,  pour la partie en anglais, Joëlle Neef
Avec Pierrot de Biesme à la guitare
Bob Darch les drums
Danny Vandenbosche au piano

 Il était Albanais et avait fui le conflit refusant de prendre les armes !
Je lui avais demandé de la traduire en yougoslave et il m'a répondu : Dans quelle langue, il y en a ...* .Finalement, j'ai opté :  Anglais Français pour vous le dire : " La vie, la vie, the life..."

*Oui,  dans l'Ex-Yougoslavie,  il y a six ou sept  langues (ou dialectes)  parlées;   du grec, de l'albanais  du  croate ou du serbe ...etc.  Bref la langue yougoslave n'existe pas!

- Pourquoi l'Essénien,   me demanda Monsieur le Ministre-Président de la région Bruxelles-Capitale,  Charles Picqué,  en recevant ce disque CD sur la Grand-Place  de Bruxelles?
Ma réponse :   - En mémoire du  style de vie communautaire, leur façon de se nourrir de cette tribu juive de quatre mille membres au temps de Jésus-Christ. Leur philosophie dérangeait et  ils furent décimés par les Romains.    Sagesse donc que serait la  non-affirmation tribale (ou nationale).  Voilà, c'est dit par un ancien apatride que je fus de ma naissance jusqu'à mes 33 ans, avant de me naturaliser  Belge. Le morcellement sanglant de la Yougoslavie est un autre exemple de ces crises identitaires des peuples; surtout par leurs convictions religieuses.

"Mourir pour des idées, d'accord
Mais de mort lente alors" 
nous chantait  Brassens, né deux mille ans trop tard, ou encore la chanter en serbe ou en croate, mais là, au contraire,  il était mort trop tôt!  


L’Europe… l’Europe !, disait le grand Charles de Gaulle avec ce sentiment de perplexité qu’on décelait dans sa voix, à une époque où il était courant d’entendre : « Petit pays, petit esprit ! », et que de guerres alors à peine étouffées !  

Avis aux Eurosceptiques qui tentent de la voir à nouveau morcelée en petits États.  C’est la planète toute entière qui appelle à nous réunir en grandes Nations pour qu’y règne cette idée maîtresse de la préserver avec tous les êtres qui l'occupent et ce droit légitime qu’ils devraient avoir d’y circuler pour leur propre survie.   

Paroles Georges Salles
Musique Jean-Marie Dorval

Vivre et encore vivre par de-là les guerres
Fuir ces zones hostiles où tombent des missiles
La transhumance humaine parcourt mers,  monts et plaines
On rêve de terres promises,  de villes qui sécurisent

Parfois,  ils ne sont que deux et semblent presque heureux
Il soutient sa belle,  leur décision est claire
En elle cette  semence qui donne tout son sens
Aux besoins de la Terre ;  elle porte la vie en elle

Hélas,  les sédentaires ont imposé leurs lois,
Bloquent par des frontières,  pourtant l’unique voie !
Voilà que la planète finit par perdre la tête,
Enfante la terreur par quelques massacreurs !

Mais enfin se réveillent du fond de la cité
Mille voix et plus encore, regards qui s’émerveillent,
De voir en ces marcheurs, non pas des imposteurs,
Mais des êtres forts.  Présente nécessité.

Et pour les mécontents, dont l’esprit statu quo
Les mettrait au ghetto ;  de voir d’un mauvais œil
Cette marée de migrants allant vers la   Norvège.
N’est-ce pas un privilège que d’être terre d’accueil ?

À tort ou à raison que les dieux me pardonnent
De perdre mes illusions sur le destin des hommes.
Chacun ses opinions quant aux sorts des nations :
Ces lieux mêlés du sang des bons et des méchants.

Vivre et encore vivre par de-là les guerres
Loin des zones hostiles où tombent les missiles
Parfois en cours de route il soutiendra sa belle

Cela ne fait aucun doute elle porte la vie en elle

Un clic sur ce lien pour écouter la chanson

vendredi 17 juillet 2026

    


À Philippe

Ah cher Professeur, j’ai enfin trouvé le titre pour ce livre en préparation !

 

« La Vie derrière soi »

 

      (Les  souvenirs sont toujours derrière, non ?)

 

   "La Vie devant soi" de Romain Gary qui reçut un deuxième prix Goncourt, grâce à ce pseudo :"Marcel Ajar", tu l’auras compris, est bien sûr l’élément déclencheur.   Au fond toute mon histoire démarre réellement suite à ce pari en 86, où Hélène, mon épouse était convaincue qu'il s’agissait pour le film éponyme, avec Simone Signoret à l’affiche, du roman autobiographique de Martin Gray.  La discussion de qui a raison naquit d’avoir aperçu un panneau publicitaire pour l’œuvre cinématographique planté au bord de route de la Moyenne Corniche que nous empruntions pour nous rendre à Monaco.  Oui, mon épouse aimait de temps en temps replonger dans une baignoire douillette d’un grand hôtel de luxe.  Hélas, les  cabines de notre bateau, amarré à Villefranche dans la baie de Saint Jean Cap-Ferrat   ne disposent que de douches ! ...Et puis cet isolement sur la mer rien qu’à nous deux, c’est formidable !... Mais encore mieux, quand cela s’alterne de plonger, non parmi les poissons cette fois, mais dans une ambiance mondaine, cette servitude élégante n’est pas dépourvue de ce charme discret de la bourgeoisie ( titre d'un film de Luis Buñuel de 1972  qui nous brosse un tableau en la pointant  du doigt plutôt d'un œil critique.     Elle aime ça ma femme...et que pourrais je lui refuser !

 

   Cependant je resterai ferme sur ma position quant à l’origine du film dont question : « La vie devant soi ».  Je savais parfaitement de l'avoir découvert quelques jours auparavant à Bruxelles avant notre départ vers le Midi, dans la rubrique des spectacles du journal Le Soir qu'il s'agissait du roman de Romain Gary ou de son pseudonyme : Marcel Ajar.  Période de confusion pour nos avenirs respectifs, moi qui  avait opté pour une nouvelle façon de nous nourrir pour sa santé avant tout,(PR. diagnostique de l’oncologue de Bordet...2 à 3 ans, à moins d’éliminer les causes...) principalement en mangeant des aliments non cuits...orientation qu'elle ne partageait pas ...et que l'enjeu du pari était que celui qui perde, suive l'autre, - « La Vie devant soi », étant évocateur -,  et qu'évidemment ma chère et tendre épouse, s’apercevant de son erreur ne bondira  pas de joie, bien au contraire, (après son bain)  à la lecture du magazine informant des loisirs à Monaco,  posé sur la table du salon de la suite du Loews (enseigne disparue à ce jour).  Voyant sa tête s’allonger, d’avoir perdu son pari, je savais qu’elle ne s'y pliera pas à cette sentence de me suivre.  Trop sûre d’elle... qu’elle gagnerait pour que je retourne dans le monde du cuit !  

 

 En fait, c’est bien à cet instant précis que nos chemins allaient se séparer. 

 

jeudi 16 juillet 2026

 

Et puis au saut du lit de ce matin mi-juillet en ce premier quart de siècle + 1 an de ce troisième millénaire ensoleillé qui annonce encore une journée torride et, qu’irrémédiablement, il fera de plus en plus chaud.  Cette escalade de température qui semblait insignifiante avant l’an 2000 dans l’esprit des masses ...Á cette époque, J’avais lu, et encore avec deux décennies plus en aval (vers 1980), « Poussière d’étoile » et « Patience dans l’Azur » de l’Astrophysicien canadien Hubert Reeves (disparu depuis peu) que j’eus le bonheur de rencontrer à l’aéroport d’Orly.  Je revenais de Floride, plus exactement des Everglades, laissant mon bateau, le Spirit of Sindbad, sur un ber à Key Largo, aux mains de Jean-Louis, le skipper.  Il était temps d’appliquer une nouvelle couche d’antifouling.  J’en profitai pour m’envoler vers l’Europe et aller embrasser la famille.    Étonnant de voir ce célèbre écrivain, au savoir immense, circuler en solitaire comme un simple quidam avec un sac à dos, sans qu’une nuée de journalistes et fans s’empressent autour de lui ; ce qui me permit donc de l’approcher. Chaleureusement, je le remerciai pour ces précieux conseils par ses livres à la portée du grand public ; et lui exprimer ma reconnaissance pour avoir fait partie des auteurs qui m’avaient ouvert les yeux, justement sur la question du climat où il expliquait qu’avec 5° de + sur la planète, nous, les humains, ne serions pas là.   Mais en cet hiver de 1989, j’étais loin de vraiment réaliser les conséquences de ces degrés supplémentaires sur le monde du Vivant ; alors qu’actuellement on n’est qu’à plus ou moins deux de plus, et c’est déjà l’embrasement des forêts, les sècheresses agricoles et le manque d’eau, la montée des océans et la fonte des glaces des sommets et des banquises ... sans oublier la libération des virus et des bactéries s’échappant du permafrost...ennemis ou amis ?    En tous les cas, la communauté scientifique ne nous a pas encore donné de réponse !

 Oui dans cette année-là, mes neurones en pleine activité, que ma nouvelle façon de me nourrir (principalement crudivore) m’avait permis de garder la tête froide et m’extirpé de ma vieille écorce de bourgeois ramolli ; quitté une épouse en laissant la place chaude à l’amant *(son médecin H24 à domicile) ; que l’une, si pas la seule, cause de sa maladie aie  enfin disparue, moi en l’occurrence, qui ne suis plus aux commandes des sociétés de restos et brasseries, la voilà en femme dirigeante reboostée à fond ...Ce qui m’élimina dès lors tout sentiment de culpabilité pour mon départ.   


*Nomade t’as plus ta place  dans ce monde 



Cliquez ici pour écouter Départ

arrangements: Alan Booth




*Départ


Bien sûr qu’il y a des liens très fort  
Qui tiennent l’esprit et le corps
On ne sait pas toujours pourquoi  
Mais parfois on quitte tout ça
Couplet 1 :
Ecoutez moi frères et amis 
Je viens vous dire que je m’en vais
Comme l’hirondelle vers le midi 
L'en empêcher elle en mourrait
Pardon ma mère, pardon mon père 
Mais vous savez bien mieux que moi
Même si les hommes sont solidaires
Chacun doit suivre sa propre voie
Refrain
Suis-je un de ces fils du vent  
Nomade d’instinct guitare au flanc
À la manière des troubadours 
Par mes chansons je vis d’amour
Couplet 2 :
Et toi ma femme qui ne veux suivre  
Ta destinée n’est pas le vent
Je partirai seul sans rien dire 
Laissant la place chaude à l’amant
Je vous laisserai mon peu de fortune  
Pour mes paroles et mélodies
Les braves gens me donneront la tune
C’est ma façon de gagner ma vie
Refrain 2
Couplet 3 :
Les sédentaires gardiens de frontières 
Je ne m’en vais pas pour faire la guerre
Mais regardez comment se meurt 
La terre entière face à vos murs
Bien sûr qu’il y a des liens très fort  
Qui tiennent l’esprit et le corps
On ne sait pas toujours pourquoi
Mais parfois on quitte tout ça

Ma foi… ma voie !