mercredi 13 mai 2026

                      Au commencement était le Miam-miam ...


Ah chère  Docteure Marina  Carrère d'Encausse,


-Merci pour votre Enquête de santé émise sur le plateau de la  5 de ce 12 mai dernier, concernant principalement le cadmium et l'hexane trop présents dans nos aliments!   De Charybde à Scylla, quarante ans que je parcours le désert de l'infertilité du Savoir et que je chante, ayant troqué la toque du restaurateur pour une guitare. Et encore aujourd'hui, je me demande si j'ai  eu raison  de ne plus vouloir gagner ma vie au détriment de la santé de mes clients.  La communauté scientifique arrivera-t-elle enfin à réveiller les masses; n'a-t-elle pas besoin aussi des poètes, des cinéastes, de  chanteurs comme par exemple un  Alain Souchon  qui n'hésite pas (lui aussi depuis quatre décennies)  à chanter "On est foutu, on mange trop"? 


Je glisse ce petit texte sur mon blog "mesparaboles.blogspot.be"

Votre très reconnaissant  et attentif audio spectateur 

Oui, il y a près de quarante ans (1987), j’écrivais inconsciemment ce texte à l’aide de la guitare :






Écoutez les amis un instant
J’ai trouvé le chemin éternel
Que nous soyons de simples mortels
Dans l’ensemble nous restons vivants

Je vous parle au nom du Tout Puissant
L’Homme ne peut agir en mesure
Qu’en chassant cet enfer du dedans
Pour « bien faire »,  il doit être pur

Que du fond de l’abîme où nous sommes
On puisse encore y trouver des hommes
Est la preuve de l’amour infini
De Celui qu’on appelle ainsi

J’ai le remède pour vivre longtemps
Suffit d’être dans le mouvement
Manger du frais et du vivant
Vous garderez toutes vos dents

Ce qui permet d’être souriant
Dilate le nez évidemment
Il faut que l’air entre en dedans
Et nous aurons l’air bien portant

J’évite de cuire les aliments
Avant de les prendre je les sens
Je recherche les vrais artisans
Le moins possible le tout-venant

Le lait de vache je le laisse aux veaux
Le sein de maman pour les poupons
Quant à l’alcool et le tabac
Faut être fol pour aimer ça

Méditation sans référence
Oublie l’ennemi c’est ta puissance
Esprit tranquille bien au repos
Permet d’agir sans confusion

Vibre dans le vent comme les saisons
Le vrai bonheur est au présent
Se manifeste alors l’Originel
De ton instinct qui te réveille

Et tu seras bien dans ta peau
Pourra aimer tout comme il faut
Quant à la terre pour les suivants
Vaut mieux mourir sainement

dimanche 10 mai 2026

  Dimanche 10  mai 2026

Au nom de tous les p'tits gars du monde,  fêtons Maman  

   Chanson d’autrefois, qu’on entend presque plus...Pourquoi ?  

Quoi de plus doux de plus tendre

Que le cœur d’une maman

Qui donc sait mieux nous comprendre

Et calmer tous nos tourments...


Parce que le monde va mieux ?


Mais il me semble que derrière des individus sains, psychologiquement bien charpentés, aimants et responsables se cache l’amour très présent d’une mère ...

 Et vers mes vingt ans, me vint cette autre complainte ; mais c’est de mon frère aîné qu’il s’agit, quand il fit le tour du monde :   


Oui maman,  c’était moi !*

C’était un petit gars
Qui partit au loin si loin là-bas
Oui maman c’était moi
Oui maman c’était moi

Comme un matelot sur un grand bateau
Comme un oiseau vers d’autres paysages

C’était un petit gars
Qui partit au loin Si loin là-bas
Oui maman c’était moi
Oui maman c’était moi

J’ai bien changé après vingt ans
J’ai rencontré toutes sortes de gens
Pourtant mon âme de p’tit gars
Est restée près de toi

Toi qui es toujours la même
J’ai beau chercher à voir un changement
Dans tes yeux que j’aime
Tu es toujours ma petite maman

C’était un petit gars
Qui partit au loin Si loin là-bas
Oui maman c’était moi
Oui maman c’était moi

Voyez ces p’tits gars dans tous les coins du monde
Qui recherche quelque chose
Peut-être bien une maman
Pourquoi pas une maman

Voyez ces mamans sans jamais une pause
Qui travaillent à la ronde
N’peuvent plus vivre autrement
Sont pourtant des mamans…

C’était un petit gars
Qui partit au loin Si loin là-bas
Oui maman c’était moi

Oui maman c’était moi


*  ... René,  après ses deux tours du monde en tant  que steward pour une compagnie anglaise maritime,  à bord des paquebots transatlantiques :  Noordstar et Southern Cross (1960/61).  

mercredi 6 mai 2026

 

Des lamentations ?   Pas question !

 

Au saut du lit de ce début de mai 2026, au crépuscule de mes quatre-vingt-quatre ans ...que dès lors, pourrai-je prétendre faire partie du monde des sages ?  Rien n’est moins sûr !

Entrer dans le cercle de ces aînés   m’autorise-t-il   à me situer en haut d’une pyramide sociétale à l’épreuve des turpitudes pour prétendre compatir à ce monde de sang relégué à la fin des temps par les lâches, les indifférents, les habiles, comme le soulignait Marguerite Duras à une époque que l’on croyait révolue ?  Eh oui, à l’âge où cette grande historienne tirait sa révérence, je la découvre enfin quatre décennies plus tard ; et me voilà en extase comme l’assoiffé mourant   dans le désert visionnant l’oasis d’une source intarissable de mots de la première femme immortalisée de l’Académie française ! 

 Oui, en lisant « L’Œuvre au Noir », je trébuche, non sans un certain enthousiasme, sur des termes, des expressions qui m’obligent à consulter Wikipédia pratiquement à chaque page. Hélas, pardon chère Marguerite que j’effeuille en ce moment, je crains que ta savante écriture s’estompe malheureusement très vite dans les annales de ma mémoire défaillante !    J’ai beau le savoir, mais ça ne freinera pas cette gourmandise littéraire.  J’espère qu’Il en restera toujours quelques bribes utiles qui s’imprimeront en mon âme et (in)conscience.   Qu’instinctivement, même sans m’en rendre compte, l’esprit en moi ou celui d’une entité transcendantale me guide vers le bon équilibre du Grand Tout.

 

 Il m’arrive parfois de douter quand je pense aux lacunes de mon manque d’études supérieures, et aussi de ce fait cette orientation pour le commerce qui m’avait assez bien réussi pour profiter du prestige que procure l’argent...Pourquoi avais-je, vers ma quarantaine, tourné brusquement le dos à ce confort bourgeois et partant familial, puisque ni femme, ni enfants ne me suivront ? J’avais certainement eu tort !

 

Mais voilà, ce matin tôt, au saut du lit, cette voix intérieure me rappelle et me rassure :

Non Georges, tu as fait le bon choix par tes chansons !

 

Le droit d’être utile


Le  blues du Drapeau

Arrangements et claviers : Jean-Marie Dorval

Prise de son et chœur : Philippe Capon  

Le besoin de chaque homme doué de raison
Être et faire avec tous les autres
Solidaire partagé le Grand Œuvre 
De ce gigantesque champs de manœuvre


Mai 1985. Manifestation à Bruxelles contre le plan Val Duchesse qui prévoyait la restriction d'emploi de 3000 enseignants.




Le droit d’être utile ou Le blues du drapeau

Un drapeau m’effleura le visage
Alors que j’étais dans les nuages
Une caresse l’impression d’une présence
Me berça un instant comme un ange

Quand enfin réagirent tous mes sens
Me tournai vers cette chose si étrange
Circonstances liées à l’émotion
Lui donnèrent une toute autre dimension

Circonstances liées à l’émotion
Cent mille êtres suivaient ce drapeau
Revendication des professions
Le droit d’être utile sans prétention

Vision symbolique exaltant les passions
Déployées dans les rues de la capitale
Les bannières ouvrières honorant le travail
Ressemblaient vues de loin à des flambeaux

Quand enfin je levai le regard
Découvris mais trop tard l’étendard
Ce dernier s’éloignait en silence
Réveillant en moi mieux qu’une fanfare

Cette vie oubliée de mon enfance
Me revint comme un souffle de fraîcheur
Ce léger soubresaut de bonheur
Donne envie de lancer mon âme au vent

Le besoin de chaque homme, doué de raison :
Être et faire avec tous les autres 
Solidaire, partager le Grand ‘œuvre

De ce gigantesque champ de manœuvre.

vendredi 1 mai 2026

 

De tous les animaux, un seul sur cette Terre

Pleure pour trouver du boulot

Homme à tout faire, parfois la guerre,

Mais ce Premier Mai, adieu les sanglots !    


 Enfin ce joli mois de mai qui nous réveille d’un coup   - l’inspiration, le besoin de communiquer, de partager -  et  donne envie de créer et de penser à tous les êtres merveilleux qui nous entourent, qui se sentent responsables.  


C’est parce que c’est mai  

C’est parce que c’est mai   les lilas sont en fleur
Le temps du muguet     que s’ouvre son cœur
Que le soleil me donne des ailes
Pour voler vers elle  le vœu de l’Éternel

C’est parce que c’est mai   que tu me reviens
Comme l’hirondelle   qui tombe du ciel
On n’a plus besoin   de tout ce bois mort
Pour chauffer nos corps  il ne faut que nos mains

C’est ça les amours  ça part et ça vient
La nuit comme le jour   façonne nos destins
Parfois nostalgiques   souvent pathétiques
Chassés par le vent    qui pousse en avant

C’est parce que c’est mai   les dieux de l’Olympe
Me soufflent les mots simples   sans jamais trop de mais
Pourrait-on se marier    être père et toi mère
Ou bien même se marrer  s’offrir l’éphémère

C’est parce que c’est mai   le temps du lilas
Et tout ce muguet   et puis te voilà
Je lâche la plume   soûlé de parfums
Et comme un loup fou   je cours sous la lune

C’est parce que c’est mai   le temps du lilas
Et tout ce muguet   et puis te voilà
Je lâche la plume   soûlé de parfums

Et comme un loup fou   je chante sous la lune 



  



  

jeudi 30 avril 2026

                                         

Shalom mon Ami,

 

...Et aucune richesse ne peut rivaliser avec l'amitié d'un homme...Pourtant, Toi qui as le cœur qui bouillonne, défendant la cause de cette montée en puissance du conflit... 

 Oserais-je te dire qu'aucun massacre, de part et d'autre,  ne pourra consoler et  remédier pour une paix durable ? 

  Et viendra alors cette pénible mission, de "L’Annonce », décrite dans ce dernier roman de Pierre Assouline, (Le narrateur explique, entre autres, sa rencontre, cinquante ans auparavant, avec cette jeune lieutenante du Tsahal qui devait annoncer aux familles, le décès, d’un fils, d’un père, d'un frère, etc.),    et son espoir d’assister à un récital de Léonard Cohen,  présent en 1973, pendant cette guerre du Kippour    Livre que je me suis permis de t’offrir avec ce commentaire sur la pensée juive à laquelle je me suis toujours senti en harmonie -.   Ce 7 octobre meurtrier fut le déclic à Pierre Assouline pour décrire plus d’un demi-siècle de rebondissements de l’Histoire du Moyen-Orient.

    Risques incalculables des opinions divergentes que j’avais tenté de mettre en garde dans cette « Valse des missiles », composée il y a près de quatre décennies, dont principalement ce deuxième couplet...

 et risque dès lors de perdre cette précieuse amitié:   

 

« Lorsque on se réfère à un parti lié,

O perd quelques frères, faut-il les tuer ?

Souvent avec grâce on reconnait l’erreur

On sort de l’impasse en écoutant son cœur

Mais quand on est tenace, n’osant perdre la face,

Relations de grimace, bonjour les angoisses ! »


 - D'accord la Paix au Moyen-Orient ...
Mais où va-t-on pouvoir écouler nos missiles?

- T'inquiète pas, on a d'autres clients en vue...


La Valse des missiles

Un clic sur ce lien pour écouter la chanson


Les petites guerres de Babel auraient pu être risibles

Le Coran ou la Bible au fond c’est le même missel

Mais le fanatisme odieux jette de la poudre aux yeux

Comme on ne voit plus rien est-on encore humain ?

Maintenant des missiles se lancent sur des villes

C’est quoi ces missiles qui tombent sur les villes ?

 

Refrain :

La Valse des missiles cadence la ville

Même si c’est à trois temps se compte en mourant (bis)

 

Lorsqu’on se réfère à un parti lié

On perd quelques frères faut-il les tuer ?

Souvent avec grâce on reconnaît l’erreur

On sort de l’impasse en écoutant son cœur

Mais quand on est tenace n’osant perdre la face

Relations de grimaces, bonjour les angoisses !

 

De nobles militaires nous protègent du dehors

Et d’autres en manque de guerres, en dedans font des morts

Menacent qu’ils prolifèrent pour que marche l’exode

Sont surtout solidaires aux usines d’armes qu’ils rodent

Certains de ces travailleurs ont parfois des coups de cœur

Ils déposent le fusil quand de jeunes filles défilent

Refrain B

Et quand valsent les missiles (il) vaut mieux ne pas être une fille

Ça viole en moins de temps qu’une valse à trois temps (bis)

 

Étrange petite planète du monde des affaires

Bien des hommes s’endettent pour le métier de la guerre

Et d’autres font la fête liquidant leurs surplus

Enfin ça réveille l’Histoire évolue

Orgueil, fric et panique sous des airs démocratiques

Mais sont les trois tyrans qui perturbent notre temps

 

Refrain C

La valse des missiles cadence la ville

Et toujours à trois temps pour que comptent les marchands

La valse des missiles cadence la ville

Comptez vite, comptez vite, il ne reste presque plus de temps