mardi 10 mars 2026

 Pardon Maman!  


Woman, 

(Pardon Maman)

 

Film d’Anastasia Mikova et Arthus-Bertrand sorti le 4 mars 2020 que, dès que possible, je visionnerai plus tard, m’incite, j’espère, à mieux comprendre les femmes en général, et partant ma propre mère.  Cela me fait remonter au seize octobre 1956.  René, âgé alors de 15 ans et moi son frère de dix-huit mois plus jeune, nous venions d’entrer dans l’une des chambres de la maternité de l’hôpital d’Ixelles, place des Saisons.   Dès que nous aperçûmes notre mère en pleurs, les traits tirés, vieillie d’un coup de dix ans, je m’effondrai la tête sur son lit en sanglots.   La naissance du bébé s’était mal passée, contrairement aux six précédents accouchements. Après l’aîné et moi Georges, nés sous les bombardements (des Alliés) à Bruxelles, plus de cinq années s’écouleront pour voir apparaître Claudine en 47, les jumeaux Jean-Luc et Jean-Marie en 50 et Paul en 1951. Lucio notre père est Portugais, un pays neutre qui n’avait donc pas pris part au conflit contre les Allemands ; ce qui lui permit, en fin 42, de s’embarquer avec sa petite famille dans le dernier train pour Lisbonne.

 

- Pour la petite histoire, paraît-il que notre paternel avait dessiné le plan de l’implantation d’une usine à Vilvorde fabricant des moteurs d’avion pour la Luftwaffe qui furent dissimulés dans mes couches culotte pendant le voyage.  Ces croquis furent remis à des agents secrets du service de Sa Majesté George VI (Entre deux Georges, avec ou sans s, c’est bien la moindre des choses, n’est-ce pas ?) PR. Lisbonne était la plaque tournante de l’espionnage pendant la Seconde Guerre mondiale.   Ah oui, j’oubliais ! :  grâce à ces plans, cette zone industrielle fut bombardée sans trop de dégâts aux alentours pour les civils, d’après l’un de ces hommes de l’ombre venu féliciter notre père ce héros. 

 

  -  Cependant, après l’Armistice, notre mère rentrât en Belgique avec ses deux enfants, sans son mari qui avait d’autre talent que le dessin.   Plutôt volage le jeune Portugais ! C’était plus fort que lui : il fallait qu’il renoue, un peu trop intimement avec quelques-unes de ses compatriotes ! Delà une rupture de plus de trois ans !   Cependant maman de retour en Belgique, seule avec ses deux petits garnements : René, mais surtout moi le plus insupportable, elle finira par pardonner à l’infidèle   et lui permit de la rejoindre en fin des années 46 à Nivelles...Nous logions alors à trois dans une seule chambre,   chez sa propre mère, bonne-maman qui s’était remariée, après deux ans de veuvage, avec un certain Lucien Couniot, d’où naîtront Lucienne et Hubert, sa demi-sœur et demi-frère...Cette nouvelle famille d’accueil nous acceptât pas vraiment  avec bonheur.  Faut savoir que notre mère encore adolescente à quinze ans, s’était enfuie de Nivelles pour échapper à ce beau-père aux mains baladeuses ; se réfugiant à Bruxelles chez sa tante Elise, sœur aînée de Georges son papa disparu depuis trois ans, le cadet d’une fratrie de douze.  De ces tentatives d’approche du deuxième époux, jamais elle n’en dira mot à sa propre mère. On sait aujourd’hui, puisque les voix des femmes se libèrent de plus en plus que c’était le secret de beaucoup de jeunes filles nubiles.   Delà, sans doute, ce malaise par notre incursion, lorsque nous débarquâmes du Portugal ... du haut de mes quatre ans à l’époque (les enfants sentent des choses), c’est peut-être une des causes de mon sale caractère révolté, mais aussi sûrement une des bonnes raisons de notre maman pour rappeler son mari après ces plus de mille nuits et jours de séparation !)

 

– Pour en revenir à ce triste souvenir du 16 octobre 1956, son dernier né ne bougeait plus depuis quatre jours avant l’accouchement.   Par trop d’aisance dans ce ventre maternel,  élargi par ses premières portées, l’enfant en se retournant s’était étranglé autour du cordon ombilical, selon la sagefemme...ce qui ne consolera pas cette maman effondrée ...toutes ses premières grossesses s’étaient bien passées pourtant; quant au papa, ne sachant quoi faire pour atténuer sa peine, avait-il eu raison de   l’empêcher ce dernier regard à cette partie d’elle-même qu’elle avait porté en elle pendant près d’un an?..., ce beau bébé   de plus de huit livres, aux grands yeux bleus et paré déjà d’une belle chevelure noire, comme il nous l’avait décrit ?     La petite sœur sera inhumée au cimetière d’Ixelles, près de notre grand-père maternel, Georges Fronville, enterré en 1933, âgé de trente-six ans.  Notre mère en n’avait alors que douze !   Son père, artisan boucher et musicien trompettiste de fanfare, perdit la vue en fin de vie suite à un diabète de type 1.  Aux derniers jours avant sa mort, il priera sa fille de lui jouer la Marche turque de Mozart, sur le nouveau piano qu’il venait de lui offrir ; hélas, ce sera sans voir couler les larmes de la jeune pianiste en herbe.  Si elle retrouva le sourire, au moins   jusqu’à ce 16 octobre 1956, ce fut grâce à ses six enfants et ce mari   débordant d’ingéniosité pour la (et nous) faire rire, malgré que l’argent se faisait rare !  Enfin maman s’évertuait souvent, pour se convaincre elle-même sans doute, en nous    disant « que plaie d’argent n’est pas mortel ».

 

  Nos parents se rencontrèrent pour la première fois sur la scène de l’Alhambra en 1939, à l’occasion d’un concert au profit de la Pologne, envahie par les tanks nazis.  Lui, jeune et brillant étudiant, inscrit à la faculté de Solbosch pour une formation d’ingénieur, a plus d’une corde à son arc à son palmarès, disons trois de plus avec son violon (qui n’est pas que d’Ingres mais) qu’il faisait vibrer avec maestro ; elle, secrétaire d’avocat et, comme déjà énoncé plus haut, excellente pianiste.   En duo, les deux jeunes artistes interprétèrent La méditation de Thaïs de Massenet et le Chant du cygne de Camille Saint Saëns ...Elle lui sourit ... et nous voilà...de sourire en sourire on peut construire un monde, n’est-ce pas ?

Hélas, tout a basculé après ce triste seize octobre 1956 !    Cette maman inconsolable ne pouvant plus rester à la maison suite à ce drame, décida de chercher un emploi extérieur.  Sûrement   pour éviter de sombrer dans une mélancolie dévastatrice due à la perte de Martine, mais, in fine, peut-être aussi pour mieux sursoir aux besoins du ménage. D’accord, au corps défendant du paternel dépensier sans compter, son excuse, c’était pour la distraire : restaurants, spectacles, etc.).   C’est ainsi qu’ils décideront d’ouvrir un restaurant.  « - Au moins les enfants n’auront jamais faim », s’exclama un jour ce père, pourtant directeur commercial d’une usine de meuble à Vilvorde.  Le Mouton d’Or, 21 Petite rue des Bouchers ouvrira ses portes le 21 juillet 1958 avec son slogan « Manger portugais dans le plus parisiens des restaurants bruxellois » …Ah oui ! Petite parenthèse au sujet du papa.  Je ne l’avais pas encore précisé, Lucio, né à Santarém, le 12 mai 1920, débarquât en Belgique à l’âge de neuf ans.  Son père, Dom  Alfredo-César Salles, ruiné suite à un incendie qui ravagea ses terres, fut engager comme  contremaître par la société Macadam et quitta son Portugal pour la Belgique.  Il participa aux routes du littoral ... principalement ce tronçon de la première autoroute partant de Nieuport vers La Panne...ou dans le sens contraire : de La Panne à Nieuport.  Son fiston ne parlait que le portugais, quand il entama le troisième primaire à neuf ans...Dès lors, il sera premier continuellement jusqu’à la première année d’université où, paraît-il, il obtint les plus hauts points jamais atteint depuis la fondation de l’institut.  Hélas, études interrompues suite à la rencontre de notre mère, de la guerre et la naissance de René !  Néanmoins, en tant que dessinateur industriel talentueux il eut rapidement un emploi pour nourrir sa petite famille dès fin 1940.

 Bon !  Il ne s’agit pas ici de faire l’éloge du père, un homme très possessif et dominant, mais de cette période où j’avais effectivement constater en 1959 -60, que les femmes, dont ma mère, qui décida de divorcer après une année de l’exploitation du Mouton d’Or au cœur de Bruxelles, n’avaient pas le droit d’ouvrir un compte en banque sans l’accord du mari.    Il faut savoir que malgré le succès du resto, notre paternel était devenu violent et jaloux de cette très belle femme, son épouse ; il   dépensait toujours plus, confondant recettes et bénéfices.    La clientèle admirait cette élégante restauratrice d’un genre nouveau, aux allures   de Greta Garbo, pas du tout conforme aux standards de cette profession.  C’est vrai qu’à Bruxelles, entre les bistrots-gargotes populaires et les maisons de renommée du bien manger, il y avait comme un manque d’une catégorie de restaurants à prix démocratiques tout en gardant une certaine élégance d’esprit et de raffinement de bonne bourgeoisie !     Mais bien chère famille vous devez savoir aussi que, depuis la perte de Martine, les relations amoureuses se faisaient de plus en plus rares.  Mon père ne semblait pas trop comprendre qu’il lui faille du temps à cette maman en souffrance avant que les choses se remettent dans la normale.  Ma mère finalement prit la fuite en allant ouvrir un autre restaurant « le Flambée » au 24, rue Francart (près de la Porte de Namur – Ixelles).  Cependant, pas encore divorcée, il lui fallait pour le registre de commerce, également l’accord du mari.   Enfin une certaine Françoise vint à son secours.  Mais à l’époque, à mes dix-huit ans, je ne comprenais pas cette incursion féminine dans la vie de ma mère et je lui en voulus énormément.

 

 Pardon maman!         

mercredi 4 mars 2026

 Courriel envoyé à Charlotte Casiraghi , écrivaine philosophe, auteure de "La Fêlure"  (petite fille de Grâce Kelly, et fille aînée de la princesse Caroline de Hanovre et de  Monaco et  sœur aînée  de Stéphanie) 

 Chère Charlotte,

 Découvrant, grâce à la Grande librairie et aussi cette discussion avec Frédéric Beigbeder sur You Tube, votre qualité d’écrivaine philosophe, je souhaitais vous entretenir d’une vieille histoire qui remonte à 1987, lors du passage de votre tante, la princesse Stéphanie à Bruxelles qui fut filmée, quelques minutes avant l’Eurovision de la chanson devant mon restaurant (le Marenostrum 22 Petite rue des Bouchers, au cœur de Bruxelles).  Star à l'époque sous le feu de la rampe, poussée par sa production sans doute, il fallait présenter son nouveau titre « Les Fleurs du mal » aux dizaines de millions des téléspectateurs en attente.   Ce   fut pour moi un flash, un rappel de ma véritable vocation qu'un quart de siècle auparavant j'avais ressentie   en chantant avec la guitare sur les terrasses de la Côte d'Azur :   auteur/compositeur et interprète, plutôt qu’un honnête commerçant   restaurateur en plein centre de Bruxelles.  Je tiens néanmoins à préciser que ce métier de la bonne table m’avait permis, pendant près de vingt ans, une certaine aisance bourgeoise et familiale. Dès lors, dans un état presque second, c'était plus fort que moi, je repris ma guitare oubliée depuis quinze ans.   Adieu la boutique et mon petit confort douillet !  Riche de mes mélodies, comme le fou chantant, je semai à tout vent mes mélodies à qui voulait les entendre ...en espérant aussi présenter cette chanson « Une princesse venue chanter dans ma rue » jusqu’au porte du palais à Monaco.   Grande mésaventure, du fait d’avoir remonté en moto (interdit, je l’ignorais) vers la place du Casino pour offrir ce CD à votre très illustre parente !  Je fus arrêté et interrogé pendant plus de deux heures : empreintes digitales, prises de photo de face et de profil avec un numéro sur le torse comme un individu douteux !  J’avais bien remarqué que l’officier de garde - lui ayant expliqué la raison de mon passage -, s’était entretenu par téléphone avec le Palais... et que le mot d’ordre était sans doute - j'en suis arrivé à cette conclusion   bien plus tard - de me dissuader pour cette démarche auprès de S.A.S Stéphanie de Monaco.  Pourquoi cette gentille princesse qui avait chanter « Comme un ouragan » (que les enfants adoraient) et avoir eu le courage de se produire jusque dans ma rue pour être télévisée avant l’Eurovision 1987, avait eu une telle réaction ?   La réponse m’était déjà venue à l’esprit depuis quelques années, bien avant mes quatre-vingt-trois balais actuel et ma finitude proche sans aucun doute, si on s’en tient aux statistiques de l’espérance de vie en Europe :  «  La fille cadette de Grâce Kelly voulait qu’on oublie cette période où elle s’était sentie victime et manipulée par des marchands du showbiz ayant opportunément voulu profiter de l’état de confusion mentale provoqué,    dans cette période de souffrance,  par la perte de sa mère* (surtout ces rumeurs concernant l’accident mortel) ».   

Accident mortel, il y a aussi celui de votre père** – vous n’aviez que six ans ! - Je me promenais bras dessous- bras dessus avec Isabelle ma fiancée, au port de    Monaco, observant les camions citernes d’essence qui déversaient les milliers de litres de carburant dans les réservoirs des bateaux offshores, le jour avant la course qui devait avoir lieu au large de Cap-Ferrat. Saddam Hussein avec son armée avait envahi le Koweït pour   une question de pétrole en 1990.   Les forces américaines et alliées se préparaient à une riposte terrible, prêts à envahir l’Irak (PR. Ultimatum au 15 janvier 1991 du Président Bush) -.  Je me suis surpris de m’exclamer : « Ils sont fous, bientôt la guerre en Irak, des hommes vont mourir pour du pétrole...et ici on le gaspille avec insouciance...  Tu verras Isabelle, il y aura un drame ! »  

   Une fois encore le coup du sort !  Pardonnez moi de rappeler ce terrible souvenir pour l’enfant que vous étiez alors et peut-être influençât ensuite l’adulte pour les lettres et la philosophie.   Tout ce qui précède je me préparais à vous l’écrire, quand brusquement cette terrible nouvelle encore une fois :   le Va –t’en guerre provoqué par la parano des Uns par rapport aux Autres, nous éclate à nouveau en pleine face de notre naïveté.

* décède à 52 ans, suite à une sortie de route et chute de 40 mètres, le 14 septembre 1982 au Cap-d'Ail.  Elle conduisait sa fille Stéphanie à  l'aéroport de Nice, cette dernière  fortement blessée s'en sortira néanmoins. 

** Prince Stefano Casiraghi, mari de la princesse  Caroline de Monaco et père de Charlotte perdra la vie dans l'accident en mer suite à une course d'offshores, en face de Cap-Ferrat le 3 octobre 1990. 

  Et pourtant dans cette masse d’ignorance et conflictuelle, toujours ces quelques traits de lumière pour le bien-être de l’humanité (qui sait ?) :

« Les choses sont sans espoir ?

Pourtant {...} déterminés à les changer »,

Cher Francis Scott Key Fitzgerald, prophète sans le savoir puisque disparu avant (en 1940) de l’ignominie des Nazis ...La guerre, la guerre !  Nous y voilà à son éternel retour, comme dirait Nietzsche...L’Iran maintenant !  Aussi, faisant partie, je l’espère, de ces gens déterminés, je me répète...Mais finalement, ça devient lassant, n’est-ce pas ?   

Pauvres de nous, ces hommes que nous sommes, dominés par :

L'orgueil, fric et panique

 Sous des airs démocratiques

Mais sont les trois tyrans

Qui perturbent notre temps !

(extrait de "La Valse des Missiles) 

La Valse des missiles

Un clic sur ce lien pour écouter la chanson


Voilà, déjà cinq jours de cette hémorragie de bombes et missiles envoyées de part et d’autre des frontières massacrant des centaines de victimes ...Et, il est triste de constater que cela redevient de la routine aux yeux du monde qui me décide donc de vous envoyer ce courriel. 

Et encore ce propos : « Le livre du rire et de l’oubli » de Kundera, Ce texte écrit il y a plus de cinquante ans :

.../...   L’assassinat d’Allende a bien vite recouvert le souvenir de l’invasion de la Bohème par les Russes, le massacre sanglant du Bangladesh a fait oublier Allende, la guerre dans le désert du Sinaï a couvert de son vacarme les plaintes du Bangladesh, les massacres du Cambodge ont fait oublier le Sinaï, et ainsi de suite et ainsi de suite, jusqu’à l’oubli complet de tout par tous.../...

 

Quels seront les prochaines atrocités pour oublier cette folie du moment ?  

 

Merci de votre attention

Votre (très prochainement) lecteur de la Fêlure 


Georges Salles 

Ah oui !   PR cette chanson écrite en 1987 :

« Une jolie princesse dans ma rue »

CLIQUEZ ICI POUR ECOUTER CETTE CHANSON

jeudi 19 février 2026

 

Shalom Paul

 

D’abord, je fus très étonné que tu lusses mes états d’âme

Que je sème à tout vent sur le Web comme un oriflamme

Du Savoir prétentieux; de juger de l’Autre qui, par les armes

Pour survivre, ôte la vie à d’autres... et nous voilà en désaccord !

Tu reproches mon manque d’info et de parler de ce que j’ignore !

C’est vrai, je ne pourrai jamais comprendre ces tueries, ces guerres !

Robert Badinter, en fin de vie, ayant supprimé la peine de mort,

Répond au journaliste pour définir l’Homme, au comble de la misère :

L’Homme... « Une bête qui tue ! »  Le 7 octobre nous explosât à la figure

Du monde...et les réactions punitives suivirent sans aucune mesure.

De quoi allions-nous parler pour dissiper nos points de vue différents ?

De notre jeunesse, cette rencontre de deux Bruxellois   adolescents ...

Dans cet athénée de province que j’avais déserté une nuit d’hiver?

Toi, au fond je ne sais rien de ton parcours, à part nos périples en mer.

 

À Vendredi

mardi 10 février 2026

 Chers François Schuiten et Benoît  Peeters, puis-je contribuer à votre dernier album en BD


                                 "Les cités obscures" par une de mes chansons "


Il y a un demi-siècle, vers mes vingt ans, qu’elle est née, mais il me manquait une rime qui me vint d’un coup lors de la catastrophe de Tchernobyl en 1986.  



Ô ville!






Cliquez sur ce lien pour écouter cette chanson

Arrangements: Jean-Marie Dorval


Ô ville !

Dans une ville de fracas, où les chantiers battent
Le rythme des vies qui viennent, ou qui partent
Sous ce ciel enfumé que percent des sirènes
D’ambulances folles, d’ambulances trop pleines.
Pour faire face aux buildings, les petits toits des logis
Veulent tenir bon, mais craquent sans oraison.
Refrain :
La ville se transforme et nous transforme
La ville change son cœur de pierre
La ville voudrait devenir énorme
La ville s’écoule vers une autre ère.

Dans cette ville de fracas, qui trop tôt nous réveille,
On n’a plus besoin de réveille-matin :
Des grues gigantesques nous tirent du sommeil
Et nous lâchent pêle-mêle aux ingrats lendemains.
Les bosses et les fosses, que l’on côtoie,
Ressemblent à des tombes ; il ne manque que les croix.

Dans cette ville de fracas de travail éternel,
L’orgueil va bon train dans ces tours de Babel.
On y chasse la nature à grands coups de pioches.
On y chasse la vertu à grands coups dans les gosses.
On y prend son parti, se croyant libéré;
Mais la pleine liberté, c’est surtout d’être entier!

Les besoins de la ville, non contente des hommes,
Pour jouer au Soleil s’en est prise à l’atome :
Cette ville de lumière nucléaire débile,
N’a-t-elle rien compris après Tchernobyl ?
C’est aussi dans cette ville, au service de Caïn,
Que l’on dit à Dieu : « Non !  Retourne d’où Tu viens ! »

Ô ville !  Cité d’autrefois, quelle que soit ta culture,
Les rires d’enfants résonnaient dans l’air pur.
Ô ville !  Toi qui servais la vie et protégeais nos filles
Déterminais si bien la tâche et le maintien ;
Délimitais tes droits à de simples murailles,
Ton cœur avec le nôtre, battait dans tes entrailles.

 

dimanche 8 février 2026

 

Chaque homme est un lieu saint disait le maître...

Hélas, ils ne sont pas tous d’accord! ... Et que faire 

Lorsque dans le plus vaste pays de la planète

On apprend aux enfants, en leur bourrant la tête,

Qu’être un homme c’est de savoir manier les armes?

Une partie de l’humanité a-t-elle perdu son âme ?  


.../... tant que l’éducation des enfants continue à reposer sur l’autorité toute puissante, censée être nécessaire pour le bien de l’enfant. Tant qu’on en reste là, on créera des sociétés basées sur l’idéal de domination, que ce soit celle de l’enfant, de l’animal, de la femme.

 (nous répond Melissa Da Costa, pour commenter son dernier roman:  "Fauves")


Flashback de mon blog de février 2025: 


Et dire que chaque homme est un lieu saint, disait Maître Eckart ...

Enfin, c’était il y a cinq cents ans !  Et à cette époque, nous n'étions qu'un demi milliard.

Au fond, G. Brassens avait raison : "Le pluriel  ne convient pas au genre humain "; surtout depuis qu'on a atteint la barre des huit milliards d'Homo Sapiens! 

CLIQUEZ SUR CE LIEN POUR ECOUTER CETTE CHANSON

 

arrangements: Alan Booth

 

 Hommage à Maître Eckart


On continue à chanter on continue à danser

On gloutonne on exulte le faux le faire semblant

Même si on aime les enfants on continue à briser

Ces élans de la vie pour d’autres besoins

Que ceux que la Terre nous donne pour rien

Pourtant chaque homme est un lieu saint, disait le Maître

Même si on ne l’a pas dit à Kyoto (bis)

 

On continue à pleurer on continue à hurler

On continue à causer de philo d’avant-guerre

L’Avoir ou l’Être reste la grande question

Comme rien n’a changé dans la consommation

Ou Bon Dieu au contraire elle a bien augmenté

Pourtant chaque homme est un lieu saint disait le Maître

Même celui qui ne pense qu’à son auto (bis)

 

On continue à flirter on continue à chercher

On continue à courir auprès de l’âme sœur

Et ces scénarii on les connaît que trop bien

Mais on continue à faire le joli cœur

Pour l’instant présent on se fout du lendemain

Pourtant chaque homme est un lieu saint, disait le Maître

Même lorsque s’éveille sa libido (bis)

 

Et toi dont la souffrance t’impose ce regard de haine

Dès lors trompe ton âme dans une prison l’enchaîne

Je parle de Maître Eckart pour dissiper ce doute

Que trop d’hommes ont d’eux-mêmes me voilà sur ta route

Pour chanter cette complainte de l’Être Suprême :

Chaque homme est un lieu saint disait le Maître

                              Que cette chanson te loue pour te bénir toi-même

mardi 27 janvier 2026

 

27 janvier : journée de la mémoire des génocides et de la prévention des crimes contre l'humanité

 

De ces ghettos, sûrs d’une mission

Des Fils nouveaux firent une nation...

(Oui mais...)

Extrait de ma complainte « Halabjã* » où je conclus en criant « Arrêtez ça ! »

*sur YouTube

 

Aussi dernier et 193ième essai nucléaire de la France à Mururoa en 1996...

Sur un rock symphonique de Jean-Marie Dorval, j’y accrochai mes mots et déposerai ce CD à Matignon en 1995, à l’attention du Président Jacques Chirac et son Premier Ministre Lionel Jospin (qui m’enverra une lettre de remerciement) ...*

 

Et en 1756 la naissance de Mozart où je vous invite à écouter sans modération son plus célèbre requiem Lacrimosa. Par les temps qui courent, un peu de larmes nous feront du bien

 

Ah oui, HBD mes frères Jean-Marie et Jean-Luc, nés en 1950 !

*Suite à ce discours de Jacques Chirac, qui à sa première conférence (1995) en tant que nouveau président des Français, annonçait continuer les essais nucléaires dans le Pacifique,  je me suis souvenu de cette K7 que Jean-Marie Dorval m’avait confiée un an auparavant.    Et en moins d’une heure, comme par magie, voilà :


Merci Monsieur le Président de France
De nous permettre sans confidence
Sur votre discours ces commentaires
 Comme vous aussi on aime la Terre

Vous l’ancien Maire, bravo encore
Pour votre ville pleine de lumière
Toujours plus belle par vos efforts
Et votre esprit « top nucléaire ».

Voilà le nœud du problème
À force de dire - Paris je t’aime !
On raisonne passionnément.
Pas vraiment économiquement.
Démagogique on fonce ; sauvons la France !
Docteur Faust, voilà la chance !  

Mururoa !

Oh !, Nucléaire, père des sciences,
Donne-nous ta grâce et ta puissance
Et pour que règne ton monopole
Nous développerons des mégapoles.

Excusez-nous, Monsieur le Président de France,
De discuter de vos idées ;
Mais c’est un devoir de dire ce qu’on pense
Quand il s’agit du monde entier.

Vous dites qu’un soldat humilié,
C’est pire que mort ou mutilé.
Demandez-donc l’avis aux mères
Et aux enfants qui pleurent leur père.
Vous dites encore « dissuasion »
Et qu’il nous faut le nucléaire !


Crucifixion ! Écoutez ce cri de la Terre ;
De toutes ces îles du Pacifique tournées vers
Mururoa (une se nomme Maria).
Crucifixion d’un monde en colère qui se fâche
Qui ne veut plus d’Hiroshima, de bombe « H ».
Pour arrêter cette action folle,
Faudrait-il vivre sur cet atoll ?
Monsieur le Président, j’irai mourir là-bas
Si vous ne voulez pas une fois pour toutes
Oublier ça ; qu’il n’y ait plus de doute ;
Que naturel soit le trépas !

Merci Monsieur le Président de France.
Vos électeurs ont du bon sens,
Cette voix de la majorité
Est l’expression de la vérité.

Référendum ou un seul homme, quelle différence?
La douce France aurait sa chance
Si par bonheur c’était le cœur
Qui déciderait des vraies valeurs.

Cette élection présidentielle
Est certainement le vœu du Ciel.
Qu’enfin des lois universelles
Maîtrisent le jeu industriel
Par ce contrat : « d’abord la vie »,
Toutes la vie !  Écoutez son cri.

Crucifixion ! Écoutez ce cri de la Terre ;
De toutes ces îles du Pacifique tournées vers
Mururoa (une se nomme Maria).
Crucifixion d’un monde en colère qui se fâche
Qui ne veut plus d’Hiroshima, de bombe « H ».
Pour arrêter cette action folle,
Faudrait-il vivre sur cet atoll ?
Monsieur le Président, j’irai mourir là-bas
Si vous ne voulez pas une fois pour toutes
Oublier ça ; qu’il n’y ait plus de doute ;

Que naturellement revienne la foi !
Que ce troisième millénaire
Sonne enfin le glas
De toutes ces guerres
Qu’on puisse, sans faim, vivre en paix.

Pour la petite histoire, le disque CD l’album « Mururoa », le deuxième après « You, Gosses, la Vie », je le déposai à l’Élysée pour le remettre au nouveau Président des Français … et un autre à Matignon à l’attention du Premier Ministre. Agréable surprise de recevoir par la suite une lettre de remerciement signée Lionel Jospin.


lundi 12 janvier 2026

 

Et à quand l’Intelligence Naturelle ?

 

...D’un Erik le Rouge par exemple quand il le baptisa Groenland qui signifie Terre verte en français ? Sans doute, un petit marketing avant l’heure, d’un visionnaire à la recherche de colons agriculteurs !   En fait, même en ces temps de fin du premier millénaire, le célèbre roi viking devait faire allusion à une petite partie de terres cultivables au Sud-Ouest de cette région de l’Arctique qui échappait à l’éternelle blancheur glaciaire.  Nous savons que c’est grâce au courant chaud du Gulf Stream (bien que ce dernier ait perdu de ses effets, suite au réchauffement climatique).

 

Fais gaffe cher Nielsen (Premier Ministre du Groenland), surtout ne le clame pas trop fort :  que ton pays ne soit pas à vendre, comme si tu brandissais un panneau face à un tigre affamé avec ce texte : « Je ne suis pas comestible » ...Tu as vu pour Maduro se pavanant en imitant Trump pour le ridiculiser.

 

 Hélas, pas besoin de l’IA pour savoir ce qui va advenir pour le Groenland en espérant que le rouge du sang humain ne vienne pas souiller sa robe immaculée !