Bonjour Philippe,
En 1988, à la parution des « Versets sataniques », j’avais écrit cette chanson :
Le Voile
Puis-je te la dédier à ce cher Salman Rushdie
Bonjour Philippe,
En 1988, à la parution des « Versets sataniques », j’avais écrit cette chanson :
Le Voile
Puis-je te la dédier à ce cher Salman Rushdie
Pardon Maman!
Woman,
(Pardon Maman)
Film
d’Anastasia Mikova et Arthus-Bertrand sorti le 4 mars 2020 que, dès que possible,
je visionnerai plus tard, m’incite, j’espère, à mieux comprendre les femmes en général,
et partant ma propre mère. Cela me fait remonter au seize octobre
1956. René, âgé alors de 15 ans et moi son frère de dix-huit mois
plus jeune, nous venions d’entrer dans l’une des chambres de la maternité de
l’hôpital d’Ixelles, place des Saisons. Dès que nous aperçûmes notre
mère en pleurs, les traits tirés, vieillie d’un coup de dix ans, je m’effondrai
la tête sur son lit en sanglots. La naissance du bébé s’était mal
passée, contrairement aux six précédents accouchements. Après l’aîné et moi
Georges, nés sous les bombardements (des Alliés) à Bruxelles, plus de cinq
années s’écouleront pour voir apparaître Claudine en 47, les jumeaux Jean-Luc
et Jean-Marie en 50 et Paul en 1951. Lucio notre père est Portugais, un
pays neutre qui n’avait donc pas pris part au conflit contre les Allemands ;
ce qui lui permit, en fin 42, de s’embarquer avec sa petite famille dans le dernier
train pour Lisbonne.
- Pour la petite histoire, paraît-il que notre paternel avait dessiné
le plan de l’implantation d’une usine à Vilvorde fabricant des moteurs d’avion
pour la Luftwaffe qui furent dissimulés dans mes couches culotte pendant le
voyage. Ces croquis furent remis à des agents
secrets du service de Sa Majesté George VI (Entre
deux Georges, avec ou sans s, c’est bien la moindre des choses, n’est-ce pas ?)
PR. Lisbonne était la plaque tournante de l’espionnage pendant la Seconde
Guerre mondiale. Ah oui, j’oubliais ! : grâce à ces plans, cette zone industrielle fut
bombardée sans trop de dégâts aux alentours pour les civils, d’après l’un de
ces hommes de l’ombre venu féliciter notre père ce héros.
- Cependant,
après l’Armistice, notre mère rentrât en Belgique avec ses deux enfants, sans son
mari qui avait d’autre talent que le dessin.
Plutôt volage le jeune Portugais !
C’était plus fort que lui : il fallait qu’il renoue, un peu trop intimement
avec quelques-unes de ses compatriotes ! Delà une rupture de plus de trois
ans ! Cependant maman de retour en
Belgique, seule avec ses deux petits garnements : René, mais surtout moi
le plus insupportable, elle finira par pardonner à l’infidèle et lui
permit de la rejoindre en fin des années 46 à Nivelles...Nous logions alors à
trois dans une seule chambre, chez sa propre mère, bonne-maman qui s’était
remariée, après deux ans de veuvage, avec un certain Lucien Couniot, d’où
naîtront Lucienne et Hubert, sa demi-sœur et demi-frère...Cette nouvelle
famille d’accueil nous acceptât pas vraiment avec bonheur.
Faut savoir que notre mère encore adolescente à quinze ans, s’était
enfuie de Nivelles pour échapper à ce beau-père aux mains baladeuses ; se
réfugiant à Bruxelles chez sa tante Elise, sœur aînée de Georges son papa
disparu depuis trois ans, le cadet d’une fratrie de douze. De ces tentatives d’approche du deuxième époux,
jamais elle n’en dira mot à sa propre mère. On sait aujourd’hui, puisque les voix
des femmes se libèrent de plus en plus que c’était le secret de beaucoup de jeunes
filles nubiles. Delà, sans doute, ce
malaise par notre incursion, lorsque nous débarquâmes du Portugal ... du haut
de mes quatre ans à l’époque (les enfants sentent des choses), c’est peut-être une
des causes de mon sale caractère révolté, mais aussi sûrement une des bonnes raisons
de notre maman pour rappeler son mari après ces plus de mille nuits et jours de
séparation !)
– Pour
en revenir à ce triste souvenir du 16 octobre 1956, son dernier né ne bougeait plus
depuis quatre jours avant l’accouchement. Par trop d’aisance
dans ce ventre maternel, élargi par ses
premières portées, l’enfant en se retournant s’était étranglé autour du
cordon ombilical, selon la sagefemme...ce qui ne consolera pas cette maman
effondrée ...toutes ses premières grossesses s’étaient bien passées pourtant; quant au papa, ne sachant quoi faire pour atténuer sa peine, avait-il eu
raison de l’empêcher ce dernier regard à cette partie
d’elle-même qu’elle avait porté en elle pendant près d’un an?..., ce beau bébé de plus
de huit livres, aux grands yeux bleus et paré déjà d’une belle chevelure noire, comme
il nous l’avait décrit ? La petite sœur sera
inhumée au cimetière d’Ixelles, près de notre grand-père maternel, Georges
Fronville, enterré en 1933, âgé de trente-six ans. Notre mère en n’avait
alors que douze ! Son père, artisan boucher et musicien trompettiste
de fanfare, perdit la vue en fin de vie suite à un diabète de type 1. Aux derniers jours avant sa mort, il priera sa
fille de lui jouer la Marche turque de Mozart,
sur le nouveau piano qu’il venait de lui offrir ; hélas, ce sera sans voir couler
les larmes de la jeune pianiste en herbe.
Si elle retrouva le sourire, au moins
jusqu’à ce 16 octobre 1956, ce fut grâce à ses six enfants et ce
mari débordant d’ingéniosité pour la (et nous)
faire rire, malgré que l’argent se faisait rare ! Enfin maman s’évertuait souvent, pour se
convaincre elle-même sans doute, en nous disant « que plaie d’argent n’est
pas mortel ».
Nos parents se rencontrèrent pour la première fois sur la scène de l’Alhambra
en 1939, à l’occasion d’un concert au profit de la Pologne, envahie par les tanks
nazis. Lui, jeune et brillant étudiant, inscrit à la
faculté de Solbosch pour une formation d’ingénieur, a plus d’une corde à son
arc à son palmarès, disons trois de plus avec son violon (qui n’est pas que d’Ingres mais) qu’il faisait vibrer avec
maestro ; elle, secrétaire d’avocat et, comme déjà énoncé plus haut, excellente
pianiste. En duo, les deux jeunes
artistes interprétèrent La méditation de
Thaïs de Massenet et le Chant du
cygne de Camille Saint Saëns ...Elle lui sourit ... et nous voilà...de
sourire en sourire on peut construire un monde, n’est-ce pas ?
Hélas,
tout a basculé après ce triste seize octobre 1956 ! Cette
maman inconsolable ne pouvant plus rester à la maison suite à ce drame, décida
de chercher un emploi extérieur. Sûrement
pour éviter de sombrer dans une
mélancolie dévastatrice due à la perte de Martine, mais, in fine, peut-être aussi pour mieux sursoir aux besoins du ménage.
D’accord, au corps défendant du paternel dépensier sans compter, son excuse, c’était
pour la distraire : restaurants, spectacles, etc.). C’est
ainsi qu’ils décideront d’ouvrir un restaurant. « - Au moins
les enfants n’auront jamais faim », s’exclama un jour ce père,
pourtant directeur commercial d’une usine de meuble à Vilvorde. Le
Mouton d’Or, 21 Petite rue des Bouchers ouvrira ses portes le 21 juillet 1958
avec son slogan « Manger portugais dans le plus parisiens des
restaurants bruxellois » …Ah oui ! Petite parenthèse au sujet du
papa. Je ne l’avais pas encore précisé,
Lucio, né à Santarém, le 12 mai 1920, débarquât en Belgique à l’âge de neuf
ans. Son père, Dom
Alfredo-César Salles, ruiné
suite à un incendie qui ravagea ses terres, fut engager comme contremaître par la société Macadam et quitta
son Portugal pour la Belgique. Il participa aux routes du littoral ...
principalement ce tronçon de la première autoroute partant de Nieuport vers La
Panne...ou dans le sens contraire : de La Panne à Nieuport. Son fiston ne
parlait que le portugais, quand il entama le troisième primaire à neuf ans...Dès
lors, il sera premier continuellement jusqu’à la première année d’université où,
paraît-il, il obtint les plus hauts points jamais atteint depuis la fondation
de l’institut. Hélas, études
interrompues suite à la rencontre de notre mère, de la guerre et la naissance
de René ! Néanmoins, en tant que dessinateur industriel
talentueux il eut rapidement un emploi pour nourrir sa petite famille dès fin
1940.
Bon ! Il
ne s’agit pas ici de faire l’éloge du père, un homme très possessif et
dominant, mais de cette période où j’avais effectivement constater en 1959 -60,
que les femmes, dont ma mère, qui décida de divorcer après une année de
l’exploitation du Mouton d’Or au cœur de Bruxelles, n’avaient pas le droit
d’ouvrir un compte en banque sans l’accord du mari. Il
faut savoir que malgré le succès du resto, notre paternel était devenu violent
et jaloux de cette très belle femme, son épouse ;
il dépensait toujours plus, confondant recettes et bénéfices. La
clientèle admirait cette élégante restauratrice d’un genre nouveau, aux
allures de Greta Garbo, pas du tout
conforme aux standards de cette profession. C’est vrai qu’à
Bruxelles, entre les bistrots-gargotes populaires et les maisons de renommée du
bien manger, il y avait comme un manque d’une catégorie de restaurants à
prix démocratiques tout en gardant une certaine élégance d’esprit et de
raffinement de bonne bourgeoisie ! Mais
bien chère famille vous devez savoir aussi que, depuis la perte de Martine, les
relations amoureuses se faisaient de plus en plus rares. Mon père ne
semblait pas trop comprendre qu’il lui faille du temps à cette maman en souffrance
avant que les choses se remettent dans la normale. Ma mère
finalement prit la fuite en allant ouvrir un autre restaurant « le
Flambée » au 24, rue Francart (près de la Porte de Namur –
Ixelles). Cependant, pas encore divorcée, il lui fallait pour
le registre de commerce, également l’accord du mari. Enfin une
certaine Françoise vint à son secours. Mais à l’époque, à mes dix-huit
ans, je ne comprenais pas cette incursion féminine dans la vie de ma mère et je
lui en voulus énormément.
Pardon maman!
Courriel envoyé à Charlotte Casiraghi , écrivaine philosophe, auteure de "La Fêlure" (petite fille de Grâce Kelly, et fille aînée de la princesse Caroline de Hanovre et de Monaco et sœur aînée de Stéphanie)
Chère Charlotte,
Découvrant, grâce à la Grande librairie et aussi cette discussion avec Frédéric Beigbeder sur You Tube, votre qualité d’écrivaine philosophe, je souhaitais vous entretenir d’une vieille histoire qui remonte à 1987, lors du passage de votre tante, la princesse Stéphanie à Bruxelles qui fut filmée, quelques minutes avant l’Eurovision de la chanson devant mon restaurant (le Marenostrum 22 Petite rue des Bouchers, au cœur de Bruxelles). Star à l'époque sous le feu de la rampe, poussée par sa production sans doute, il fallait présenter son nouveau titre « Les Fleurs du mal » aux dizaines de millions des téléspectateurs en attente. Ce fut pour moi un flash, un rappel de ma véritable vocation qu'un quart de siècle auparavant j'avais ressentie en chantant avec la guitare sur les terrasses de la Côte d'Azur : auteur/compositeur et interprète, plutôt qu’un honnête commerçant restaurateur en plein centre de Bruxelles. Je tiens néanmoins à préciser que ce métier de la bonne table m’avait permis, pendant près de vingt ans, une certaine aisance bourgeoise et familiale. Dès lors, dans un état presque second, c'était plus fort que moi, je repris ma guitare oubliée depuis quinze ans. Adieu la boutique et mon petit confort douillet ! Riche de mes mélodies, comme le fou chantant, je semai à tout vent mes mélodies à qui voulait les entendre ...en espérant aussi présenter cette chanson « Une princesse venue chanter dans ma rue » jusqu’au porte du palais à Monaco. Grande mésaventure, du fait d’avoir remonté en moto (interdit, je l’ignorais) vers la place du Casino pour offrir ce CD à votre très illustre parente ! Je fus arrêté et interrogé pendant plus de deux heures : empreintes digitales, prises de photo de face et de profil avec un numéro sur le torse comme un individu douteux ! J’avais bien remarqué que l’officier de garde - lui ayant expliqué la raison de mon passage -, s’était entretenu par téléphone avec le Palais... et que le mot d’ordre était sans doute - j'en suis arrivé à cette conclusion bien plus tard - de me dissuader pour cette démarche auprès de S.A.S Stéphanie de Monaco. Pourquoi cette gentille princesse qui avait chanter « Comme un ouragan » (que les enfants adoraient) et avoir eu le courage de se produire jusque dans ma rue pour être télévisée avant l’Eurovision 1987, avait eu une telle réaction ? La réponse m’était déjà venue à l’esprit depuis quelques années, bien avant mes quatre-vingt-trois balais actuel et ma finitude proche sans aucun doute, si on s’en tient aux statistiques de l’espérance de vie en Europe : « La fille cadette de Grâce Kelly voulait qu’on oublie cette période où elle s’était sentie victime et manipulée par des marchands du showbiz ayant opportunément voulu profiter de l’état de confusion mentale provoqué, dans cette période de souffrance, par la perte de sa mère* (surtout ces rumeurs concernant l’accident mortel) ».
Accident mortel, il y a aussi celui de votre père** – vous n’aviez que six ans ! - Je me promenais bras dessous- bras dessus
avec Isabelle ma fiancée, au port de Monaco, observant
les camions citernes d’essence qui déversaient les milliers de litres de
carburant dans les réservoirs des bateaux offshores, le jour avant la course qui
devait avoir lieu au large de Cap-Ferrat. Saddam Hussein avec son
armée avait envahi le Koweït pour une question de pétrole en
1990. Les forces américaines et alliées se préparaient à une
riposte terrible, prêts à envahir l’Irak (PR. Ultimatum au 15 janvier 1991 du
Président Bush) -. Je me suis surpris de m’exclamer : « Ils
sont fous, bientôt la guerre en Irak, des hommes vont mourir pour du
pétrole...et ici on le gaspille avec insouciance... Tu verras
Isabelle, il y aura un drame ! »
Une fois encore le coup du
sort ! Pardonnez moi de rappeler ce terrible souvenir pour
l’enfant que vous étiez alors et peut-être influençât ensuite
l’adulte pour les lettres et la philosophie. Tout ce qui
précède je me préparais à vous l’écrire, quand brusquement cette terrible
nouvelle encore une fois : le Va –t’en guerre provoqué
par la parano des Uns par rapport aux Autres, nous éclate à nouveau en pleine
face de notre naïveté.
* décède à 52 ans, suite à une sortie de route et chute de 40 mètres, le 14 septembre 1982 au Cap-d'Ail. Elle conduisait sa fille Stéphanie à l'aéroport de Nice, cette dernière fortement blessée s'en sortira néanmoins.
** Prince Stefano Casiraghi, mari de la princesse Caroline de Monaco et père de Charlotte perdra la vie dans l'accident en mer suite à une course d'offshores, en face de Cap-Ferrat le 3 octobre 1990.
Et pourtant dans cette masse
d’ignorance et conflictuelle, toujours ces quelques traits de lumière pour le
bien-être de l’humanité (qui sait ?) :
« Les choses sont
sans espoir ?
Pourtant {...} déterminés à les changer »,
Cher Francis Scott Key Fitzgerald, prophète sans
le savoir puisque disparu avant (en 1940) de l’ignominie des Nazis ...La
guerre, la guerre ! Nous y voilà à son éternel retour, comme dirait
Nietzsche...L’Iran maintenant ! Aussi, faisant partie, je l’espère,
de ces gens déterminés, je me répète...Mais finalement, ça devient lassant,
n’est-ce pas ?
Pauvres
de nous, ces hommes que nous sommes, dominés par :
L'orgueil,
fric et panique
Sous
des airs démocratiques
Mais
sont les trois tyrans
Qui
perturbent notre temps !
(extrait de "La Valse des Missiles)
La Valse des missiles
Un clic sur ce lien pour écouter la chanson
Voilà, déjà cinq jours de cette hémorragie de bombes
et missiles envoyées de part et d’autre des frontières massacrant des centaines
de victimes ...Et, il est triste de constater que cela redevient de la routine
aux yeux du monde qui me décide donc de vous envoyer ce courriel.
Et encore ce propos : « Le livre du rire
et de l’oubli » de
Kundera, Ce texte écrit il y a plus de cinquante ans :
.../... L’assassinat
d’Allende a bien vite recouvert le souvenir de l’invasion de la Bohème par les
Russes, le massacre sanglant du Bangladesh a fait oublier Allende, la guerre
dans le désert du Sinaï a couvert de son vacarme les plaintes du Bangladesh, les
massacres du Cambodge ont fait oublier le Sinaï, et ainsi de suite et ainsi de
suite, jusqu’à l’oubli complet de tout par tous.../...
Quels seront
les prochaines atrocités pour oublier cette folie du moment ?
Merci de votre attention
Votre (très prochainement) lecteur de la Fêlure
Georges Salles
Ah oui ! PR cette chanson écrite en 1987 :
« Une
jolie princesse dans ma rue »
Shalom Paul
D’abord, je fus très étonné que tu lusses mes états d’âme
Que je sème à tout vent sur le Web comme un oriflamme
Du Savoir prétentieux; de juger de l’Autre qui, par les armes
Pour survivre, ôte la vie à d’autres... et nous voilà en désaccord !
Tu reproches mon manque d’info et de parler de ce que j’ignore !
C’est vrai, je ne pourrai jamais comprendre ces tueries, ces guerres !
Robert Badinter, en fin de vie, ayant supprimé la peine de mort,
Répond au journaliste pour définir l’Homme, au comble de la misère :
L’Homme... « Une bête qui tue ! » Le
7 octobre nous explosât à la figure
Du monde...et les réactions punitives suivirent sans aucune mesure.
De quoi allions-nous parler pour dissiper nos points de vue
différents ?
De notre jeunesse, cette rencontre de deux Bruxellois
adolescents ...
Dans cet athénée de province que j’avais déserté une nuit d’hiver?
Toi, au fond je ne sais rien de ton parcours, à part nos périples en mer.
À Vendredi
Chers François Schuiten et Benoît Peeters, puis-je contribuer à votre dernier album en BD
"Les cités obscures" par une de mes chansons "
Il y a un demi-siècle, vers mes vingt ans, qu’elle est née, mais il me manquait une rime qui me vint d’un coup lors de la catastrophe de Tchernobyl en 1986.
Chaque homme est un
lieu saint disait le maître...
Hélas, ils ne sont
pas tous d’accord! ... Et que faire
Lorsque dans le plus
vaste pays de la planète
On apprend aux
enfants, en leur bourrant la tête,
Qu’être un homme c’est
de savoir manier les armes?
Une partie de l’humanité
a-t-elle perdu son âme ?
.../... tant que l’éducation des enfants continue à reposer sur l’autorité toute puissante, censée être nécessaire pour le bien de l’enfant. Tant qu’on en reste là, on créera des sociétés basées sur l’idéal de domination, que ce soit celle de l’enfant, de l’animal, de la femme.
(nous répond Melissa Da Costa, pour commenter son dernier roman: "Fauves")
Flashback de mon blog de février 2025:
Et dire que chaque homme est un lieu saint, disait Maître Eckart ...
Enfin, c’était il y a cinq cents ans ! Et à cette époque, nous n'étions qu'un demi milliard.
Au fond, G. Brassens avait raison : "Le pluriel ne convient pas au genre humain "; surtout depuis qu'on a atteint la barre des huit milliards d'Homo Sapiens!
CLIQUEZ SUR CE LIEN POUR ECOUTER CETTE CHANSON
arrangements: Alan Booth
Hommage à Maître Eckart
On continue à chanter on continue à danser
On gloutonne on exulte le faux le faire semblant
Même si on aime les enfants on continue à briser
Ces élans de la vie pour d’autres besoins
Que ceux que la Terre nous donne pour rien
Pourtant chaque homme est un lieu saint, disait le Maître
Même si on ne l’a pas dit à Kyoto (bis)
On continue à pleurer on continue à hurler
On continue à causer de philo d’avant-guerre
L’Avoir ou l’Être reste la grande question
Comme rien n’a changé dans la consommation
Ou Bon Dieu au contraire elle a bien augmenté
Pourtant chaque homme est un lieu saint disait le Maître
Même celui qui ne pense qu’à son auto (bis)
On continue à flirter on continue à chercher
On continue à courir auprès de l’âme sœur
Et ces scénarii on les connaît que trop bien
Mais on continue à faire le joli cœur
Pour l’instant présent on se fout du lendemain
Pourtant chaque homme est un lieu saint, disait le Maître
Même lorsque s’éveille sa libido (bis)
Et toi dont la souffrance t’impose ce regard de haine
Dès lors trompe ton âme dans une prison l’enchaîne
Je parle de Maître Eckart pour dissiper ce doute
Que trop d’hommes ont d’eux-mêmes me voilà sur ta route
Pour chanter cette complainte de l’Être Suprême :
Chaque homme est un lieu saint disait le Maître
Que cette chanson te loue pour te bénir toi-même
27 janvier : journée de la
mémoire des génocides et de la prévention des crimes contre l'humanité
De ces ghettos, sûrs d’une
mission
Des Fils nouveaux firent
une nation...
(Oui mais...)
Extrait de ma complainte « Halabjã* »
où je conclus en criant « Arrêtez ça ! »
*sur YouTube
Aussi dernier et 193ième
essai nucléaire de la France à Mururoa en 1996...
Sur un rock symphonique de Jean-Marie
Dorval, j’y accrochai mes mots et déposerai ce CD à Matignon en 1995, à l’attention
du Président Jacques Chirac et son Premier Ministre Lionel Jospin (qui m’enverra
une lettre de remerciement) ...*
Et en 1756 la naissance de
Mozart où je vous invite à écouter sans modération son plus célèbre requiem
Lacrimosa. Par les temps qui courent, un peu de larmes nous feront du bien
Ah oui, HBD mes frères
Jean-Marie et Jean-Luc, nés en 1950 !