Non, pas de poisson d'avril cette année !
Juste ce printemps qui nous revient avec le soleil...puisse-t-il nous apporter un peu de bons sens!
Petit retour d'un
texte écrit, quelques années auparavant sur mon blog, qu'avec quelques
préambules , je réactualise à ce jour, et espère ainsi satisfaire la demande d’un de
mes visiteurs, quant à pourquoi ma chanson
"Soleil ?
Le soleil et mon cru
Sûrement que de ce récit autobiographique me reviendront des
souvenirs pour apporter plus de précisions de ma métamorphose en créateur
d’arias, mes chansons ; plus en recherche de vérités que de gains que m’apportaient
mes restos…D’où me venait ces illuminations soudaines ? Que l’oncologue de l’Institut de Bordet
venait d’annoncer à mon épouse : « - deux à trois ans...à moins d’éliminer la cause ! » fut
comme un électrochoc et boosta mes neurones, à l’instar du syndrome de Stendhal ?...
Et devenir « Instincto » ? À savoir, ne plus me nourrir de la
manière classique ; de ne plus cuire mes aliments …Suite à ces
changements, malgré nos deux enfants, notre couple chavira après vingt
ans. Mon épouse décida de vivre avec son
thérapeute. Ah, ce cher Michel V., amoureux des beaux yeux d’Hélène,
plein de zèle, qui passera quelques soirées chez nous pour m’aider à
matérialiser un appareil que j’avais imaginé – suite à mes réflexions quant à
la santé en général et nos habitudes parfois à son détriment -, un genre de
compteur Geyser sous forme de montre bracelet. Je le
baptiserai « Phosomètre ». Ce gadget
devait informer son porteur - bien sûr de l’intensité du
rayonnement solaire qui, on le sait, peut être dangereux, - et
là ça n’apporterait rien d’innovant –, mais surtout que s’il résidait et
travaillait habituellement dans des lieux privés de soleil, elle ou lui
pouvait, grâce à cet objet, prendre conscience de son manque et y remédier au
bénéfice de sa propre santé, en s’y exposant le plus possible.
Ce Phosomètre fut réalisé en 1987, mais c’est sous l’insistance
d’Hélène (qui depuis lors, vit avec ce génial partenaire), que j’irai présenter
enfin cette invention au 19ième Salon des Inventions et
Techniques nouvelles de Genève en avril 1991. Surprise : le
jury m’octroie une médaille de bronze. France Info commentera toute
la journée cette montre. Comme convenu, ma part de travail
accomplie, ayant pris à Genève les contacts pour que cette invention puisse
intéresser des fabricants et distributeurs, je laisse le soin à Hélène, la
femme d’affaires, et Michel, le médecin, de poursuivre les investigations pour
concrétiser notre projet. Ils étaient mieux armés que moi pour les éventuelles
transactions que cela allait susciter. Je ne suis plus un
homme d’affaires, mais un artiste avec sa guitare, son bateau sur lequel
Jean-Loup le skipper m’attend impatiemment en Guadeloupe pour le grand départ.
Et de toute façon, d’après moi, rien n’est mieux qu’une chanson
pour pénétrer l’inconscient collectif. Sur des jolies notes,
je pense qu’on retiendra mieux les quatre bienfaits du soleil :
pour la peau, le sang, les os, le système nerveux et qui
déclenche la bonne humeur.
Avec un ami reporter :
- Comment t’est venue cette idée ?
- Je cherchais à comprendre les différentes causes
des maladies et, plus particulièrement, celle de ma
femme. L’oncologue n’avait pas été très enthousiaste en examinant le
dossier clinique de mon épouse. Septicémie qui risquait de tourner
en leucémie et alors deux à trois ans d’espoir de
vie. « Trouver la cause », disait Hippocrate. Le manque
d’exposition au rayonnement solaire en était une aussi.
- Est-ce aussi une des raisons radicales de ton nouveau régime
alimentaire ?
- Certes et pour moi, le restaurateur, qui ne mangeais plus du
tout de plats cuisinés, même si mon corps s’en portait mieux, les rapports avec
mon épouse n’ont fait que se détériorer. Un couple, ça peut être une
prison psychologique pour l’un des conjoints. Ce médecin
amoureux était sûrement ce qu’il y avait de mieux pour elle. Je n’étais plus ce jeune homme ambitieux qui l’avait
épousée vingt ans plus tôt, mais un guitariste avec des chansons
plein la tête. Plus du tout l’âme d’un commerçant, ce qui la rendait
d’autant plus inquiète.
Un exemple : cette chanson qui aurait pu accompagner le
Phosomètre. Pour
France Info elle aurait été la meilleure réponse à leur interview, mais je ne
l’avais pas encore composée.
Un clic sur ce lien
pour écouter cette chanson
Arrangement Gérard Sabbe
Guitare solo Jérôme Munafo
Soleil où es-tu ? Soleil que fais-tu ?
Toute la nuit, les pas de l’ennui
Cadencent le cri des amants déchus
Les yeux un peu flous cherchent dans le vague
La dernière drague. Soleil reviens nous !
Soleil où es-tu ? J’ai perdu ta trace et ma peau se lasse
Soleil que fais-tu ? Que grand bien me fasse de
revoir ta face
Soleil où es-tu ? Soleil que fais-tu ?
Les taxis s’effacent, leur dernier office
Et cèdent la place aux tramways complices
Déjà dans la ville les bruits se faufilent
Des premiers chantiers on entend chanter :
Soleil où es-tu ? J’ai les os tout froids, chauffe mon émoi
Soleil que fais-tu ? Ta lumière en moi c’est mieux que mon
toit!
Soleil où es-tu ? Quand tu n’es pas aux cieux,
Je me sens nerveux. Soleil que fais-tu ?
Tes rayons gracieux ça me rend heureux !
Soleil où es-tu ? Soleil que fais-tu ?
Sans ton puissant feu, plus le moindre jeu
Le stress et l’angoisse, ce serait l’impasse
Si tu te prélasses, oubliant le jour
Alors de guerre lasse, s’éteindrait l’amour.
Soleil où es-tu ? Comble mon bonheur, fais rire mon cœur.
Soleil que fais-tu ? Donne l’énergie, donne moi la vie.

