Et puis au saut
du lit de ce matin mi-juillet en ce premier quart de siècle + 1 an de ce
troisième millénaire ensoleillé qui annonce encore une journée torride et,
qu’irrémédiablement, il fera de plus en plus chaud. Cette escalade de température qui semblait
insignifiante avant l’an 2000 dans l’esprit des masses ...Á cette époque,
J’avais lu, et encore avec deux décennies plus en aval (vers 1980), « Poussière d’étoile » et « Patience dans l’Azur » de
l’Astrophysicien canadien Hubert Reeves (disparu depuis peu) que j’eus le
bonheur de rencontrer à l’aéroport d’Orly.
Je revenais de Floride, plus exactement des Everglades, laissant mon
bateau, le Spirit of Sindbad, sur un
ber à Key Largo, aux mains de Jean-Louis, le skipper. Il était temps d’appliquer une nouvelle couche
d’antifouling. J’en profitai pour
m’envoler vers l’Europe et aller embrasser la famille. Étonnant
de voir ce célèbre écrivain, au savoir immense, circuler en solitaire comme un
simple quidam avec un sac à dos, sans qu’une nuée de journalistes et fans s’empressent
autour de lui ; ce qui me permit donc de l’approcher. Chaleureusement, je
le remerciai pour ces précieux conseils par ses livres à la portée du grand
public ; et lui exprimer ma reconnaissance pour avoir fait partie des
auteurs qui m’avaient ouvert les yeux, justement sur la question du climat où
il expliquait qu’avec 5° de + sur la planète, nous, les humains, ne serions pas
là. Mais en cet hiver de 1989, j’étais
loin de vraiment réaliser les conséquences de ces degrés supplémentaires sur le
monde du Vivant ; alors qu’actuellement on n’est qu’à plus ou moins deux
de plus, et c’est déjà l’embrasement des forêts, les sècheresses agricoles et
le manque d’eau, la montée des océans et la fonte des glaces des sommets et des
banquises ... sans oublier la libération des virus et des bactéries
s’échappant du permafrost...ennemis ou amis ? En
tous les cas, la communauté scientifique ne nous a pas encore donné de
réponse !
Oui dans cette année-là, mes neurones en
pleine activité, que ma nouvelle façon de me nourrir (principalement crudivore)
m’avait permis de garder la tête froide et m’extirpé de ma vieille écorce de
bourgeois ramolli ; quitté une épouse en laissant la place chaude à l’amant *(son médecin H24 à domicile) ; que
l’une, si pas la seule, cause de sa maladie aie
enfin disparue, moi en l’occurrence, qui ne suis plus aux commandes des
sociétés de restos et brasseries, la voilà en femme dirigeante reboostée à fond
...Ce qui m’élimina dès lors tout sentiment de culpabilité pour mon départ.
*Nomade t’as plus ta place dans ce monde
Qui tiennent l’esprit et le corps
Mais parfois on quitte tout ça
Je viens vous dire que je m’en vais
L'en empêcher elle en mourrait
Mais vous savez bien mieux que moi
Nomade d’instinct guitare au flanc
Par mes chansons je vis d’amour
Ta destinée n’est pas le vent
Laissant la place chaude à l’amant
Pour mes paroles et mélodies
Je ne m’en vais pas pour faire la guerre
La terre entière face à vos murs
Qui tiennent l’esprit et le corps

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