Ah cette foutue adolescence !
Et cette foutue phrase d’Amélie Nothomb au dos de son livre …comme pour clore la discussion, qui n’en est pas une puisqu’il s’agit d’un monologue qu’est son dernier roman au sujet de :"l’adolescence du perroquet" :
« L’amour n’est pas un dû. »
Oui, avec elle, nous sommes bien au pays des romanciers géniaux, comme les désignait René Girard, qui nous apportent un plus à notre humanité bienpensante. Justement à cette question, l’individu seul, livré à lui-même, aurait-il la faculté de penser justes ? Qu’en est-il de sa responsabilité quand le heureux hasard d’une rencontre, d’une fusion à l’autre, il aurait à assumer le rôle d’un parent, si s’ensuit une rupture et que dès lors le fruit de cette union, l’enfant, perdrait ou plutôt sera face au constat d’un échec. Sûr que sa propre identité en prenne un coup !
Mais il
faut faire avec, n’est-ce pas ? Nous assistons aujourd’hui aux désunions
parentales de plus en plus fréquentes.
Serait-ce l’Évolution, une forme de modernité du genre humain ? Mais le réel en somme serait-il alors toujours
ces questions sans réponse que même l’art ne puisse résoudre ?
Mais non, nous rétorquerait Francis Scott Key
Fitzgerald : « Même si les choses sont sans espoir, nous devons
être déterminés à les changer » …Et là, c’est vraiment du grand art à son
paroxysme ! Que cette frénésie
optimiste l’emporte pour combler le souhait de notre planète :
« …/…Le désire de la Terre
C’est perpétuer l’instant
De l’amour mère et père
Pour la vie d’un enfant
Et s’accomplira sa voie, sa destinée
Fière de nous porter dans l’immensité
Nous devenus sages
Presque des anges
D’être une étoile parmi les étoiles »
Pour l’audio,
voir « mesparaboles.blogspot.be » à la date du 18 novembre 2025 sous le
titre: Raison de Terre.
Mon fils,
Te souviens-tu de cette chanson écrite pour tes dix-huit ans, pour célébrer ta venue parmi les adultes à la Flambée rue Francart, dans ce restaurant de ma mère et que j’avais chanté avec la guitare : « Faut être deux », complainte qui s’adressait à ta maman et puis à toi.
Notre séparation
de plus d’un an nous privait de l’indispensable complicité parentale, mais la
chance autour de cette grande table pour ton anniversaire, m’avait offert cette
belle opportunité.
Non ce n’était pas l’amant implorant sa belle qui l’avait quitté, mais ce père responsable qui pensait à ton avenir.
Cela me
replonge, j’y pense maintenant, dans mes souvenirs.
Oui, j’avais
dix-huit ans quand mes parents aussi se désunirent.
L’épilogue, la mise en garde d’un père à son fils pour qu’il s’éveille plutôt que se préoccuper de ses parents en état conflictuel n’a plus de raison d’être évidemment.
Éveillé tu
l’es aujourd’hui : plus besoin de cet air, mais pour d’autres adolescents,
qui sait ?
D’accord le style, la grammaire sont assez simplistes, mais j’écrivais cela alors sous l’emprise de l’émotion. Que le texte soit resté inchangé, le rend peut-être plus authentique !
Faut être deux
Ô femme j’ai besoin de toi
Même si on est séparé
Je dois écrire à notre fils
Il entre dans une vie difficile
Il y a tant de choses à expliquer
Et j’ai bien peur de me tromper
Il faut les mots qu’il faut
En moi trop de confusions
J’ai besoin de toi
D’accord tu veux le protéger
Mais moi je dois le transformer
D’un fils il doit devenir un homme
Il faut que son esprit se forme
Un homme, un homme
Hélas, et je parle d’expérience
Les mères s’effacent dans le silence
Les pères se prennent pour la science
Comment lui dire ce que je pense
Aide-moi à bien peser les mots
Ce n’est pas que je veuille en faire un héros
Qu’il soit avant tout lui-même
Qu’il apprenne à s’aimer
Comme toi et moi on l’aime
D’accord tu veux le protéger
{…/…} un homme
C’est sûr quand on est séparé
L’enfant ne peut plus écouter
Il faut pourtant lui expliquer
Confiant sortir de son enfance
Sa tête lui faut la mettre en marche
Personne ne le prendra en charge
Faut être deux pour qu’il comprenne
La vie elle n’est pas si cruelle
Mon fils il faut te réveiller
Au lieu de te préoccuper
De parents chacun de leur côté
Qui croient leur solution la bonne
Pour faire de toi un homme
Un homme
PR. : Quand mon fils allait avoir ses dix-huit ans le 25 mars 1988.
Au cap des cinq milliards d’humain en 1987, soudain un flash avec ma guitare, oubliée pendant plus de quinze ans. Sûr que c’est elle, reconnaissante qui me murmura cette mélodie... et les mots s’y glissèrent comme par magie ! Si bien qu’en moi, le sentiment (ou la grâce) d’un appel vers une autre voie, je troquerai mon bel habit de commerçant bourgeois aisé pour la redingote du chanteur errant au petit bonheur la chance... Et très solitaire, puisque femme et enfants ne me suivront pas.
Que dire à mon fils alors pour ses dix-huit ans, réalisant son trouble, suite à la séparation de ses parents ?
«
« Faut être deux »
Un clic sur ce lien pour écouter la chanson
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire