lundi 5 décembre 2022

 

À Françoise
 Ces quelques précieux souvenirs avec Toi et ta Contrebasse me ramènent aussi à cette dernière interprétation sur ce poème du poète wallon: Marcel Ginion. 

Hommage à Marcel Ginion,

Oui, au nom des démocraties, face à la botte nazie,  il y a  un trois- quart de siècle, le six juin 1944,  eut lieu ce débarquement en Normandie... et ce  poète wallon avait écrit:


Françoise Massot à la contrebasse


Il ne faut plus qu’on meure


Avec cette promesse que je lui fis du temps de son vivant : 

«  - Oui  je mettrai ce poème en musique ! » 

À l'appel du poète qui me confia ses vers
M'est venu cette complainte pour chanter sa prière

E min                   /   descente par ½ ton
Il ne faut plus qu’on meure dans l’éclair des orages
A min                   /     C               / A min       / B
Mais que les fusils pleurent sous le sable des plages

C                                 / B                               /  E
Il ne faut plus qu’on prie dans la saison d’enfer
C                                 / B                               /  E
Pour les noyés pendus aux pierres des falaises
C                                 / B                               /  E
Que des galets charrient sur un tapis de glaise
C                                 / B                               /  E
Pareils aux bêtes mortes du cirque de la mer

Il ne faut plus vieillir dans la désespérance
Comme les vieux de Brel avec leurs doigts bossus.
Sous le pont des clochards écoute la romance
Du musicien aveugle semblable à un Jésus.

Au brasier du soleil choisis le temps des roses
Demande à l’arc-en-ciel le juste prix des choses.
Alors flambe ta vie comme on flambe l’amour
Mais efface les jours du cadran des folies.


Et que ta chair s’embrase aux blues et aux tangos
Des nuits blanches du jazz dans le chant des saxos.
L’oriflamme d’espoir habille la prêtresse
D’un éclat de tendresse échappé d’un miroir.

Majestueuse et belle dans son habit sacré
Tu verras son pouvoir sur l’encens des prières
Tu verras son sourire au bar des vanités
Tu la verras pleurer en fermant tes paupières.

vendredi 2 décembre 2022

 Je t'aime mon enfant...

Les jeunes   souffrent et s’entretuent à coup de marteau... Et, l’I. A., pourra-t-elle régler ce problème ahurissant ?   Selon le philosophe Éric Sadin, « rien n’est plus urgent de garder vivantes les institutions où s’élabore la vie, qu’il s’agisse des écoles, des parlements ou des tribunaux » ...Et moi, simple homme de la rue, puis-je ajouter : le maintien des familles, du couple parental, et les « je t‘aime mon enfant »

PR...Ce n'est pas très ancien, ces  kamikazes qui nous  terrorisaient...  quand j'écrivis cette chanson:

Amour  amour Je t’aime mon enfant

Complainte


Combien d’enfants  crient     Au manque d’harmonie
À Chacun sa manière      D’exprimer sa  prière
Pour  tous ces drames extrêmes     J’en appelle au Suprême
Amour … Amour …Amour
Ô toi, dans ta souffrance         Qui n’vois que de la haine
Devenir une bombe humaine      Ne brisera pas la chaîne
La renforce au contraire         Nous sommes tous des frères
Amour … Amour …Amour
De l’inconsciente colère      N’sois pas l’bouc-émissaire
Jamais l’âme d’un martyr         N’a voulu détruire
Ne fais pas sans savoir        Le jeu du désespoir
Amour … Amour …Amour
Par quel esprit retord     Au nom de Dieu des hommes
Quelque peu fragiles     Défient les évangiles
Métamorphose en somme       En ange de la mort

Comment vont réagir      Les États souverains
Les justes vont s’unir        Pour protéger le Bien
Instauration de lois        Liberté en émoi
Amour … Amour …Amour
Et toi et tous les p’tits       Qui perdront leur patrie
Elle est comme une mère       Qui chanterait cette prière
Par ces mots te berçant :    « Je t’aime mon enfant »
Amour … Amour  je t’aime mon enfant.


Arrangements Alan Booth
Duo avec Joëlle Neef


jeudi 1 décembre 2022

 

À moi

La valse des missiles...mais quelle superbe voix tu as Georges... Et enfin, enfin des chansons qui racontent quelque chose...je suis heureuse de t'avoir rencontré grâce à ma contrebasse ...d'avoir pu rencontrer un grand philosophe, chanteur- poète, écrivain, penseur...

Je me sens riche de ce que tu m’enseignes.

 

 

..😊🌈

 

Très chère F.,

 

Que de compliments !  C’est bien la première fois d’être gratifié de la sorte. Sans doute est-ce sous l’influence en mémoire (vingt-cinq ans déjà !), d’avoir enregistré ensemble au studio de Philippe Capon, la chanson : « Avec le temps ».  Et c’est sûr, que cela crée des liens que justement le temps ne pourra détruire.  Ce fut un moment magique.  Ta présence, que je qualifie encore aujourd’hui de divine : cette profondeur, l’âme de ta contrebasse qui enveloppa ma guitare... et, venant juste à point, comme l’état émotionnel de Léo Ferré sans doute pour composer cette complainte, la détresse de la voix de cet amant déchu que j’étais devenu moi-même, suite à ma rupture avec M. en 1996

PR.:
 Pour répondre au souhait de Nicole Detiers,  directrice d’Hebra music,  mon éditeur à Bruxelles, dans le but de passer à « Chanson pour la Gloire » ,  j’interpréterai cette chanson à la guitare,  accompagné par Françoise Massot à la contrebasse.    Cependant,  bien qu’elle fût déjà enregistrée chez mon ami Philippe Capon,  je refuserai de me présenter sur le plateau de la chaîne de télévision belge.   Et cette chanson « Avec le temps »  je l’avais complètement rayée de ma mémoire, quand un jour Philippe me rappela.  Il estimait que mon interprétation méritait d’être retenue.

Cliquez ici pour écouter cette chanson


Chant et guitare : Georges Salles.
Contrebasse : Françoise Massot.

mercredi 30 novembre 2022

 

Françoise Massot

29 nov. 2022 23:35 (il y a 12 heures)

À moi

La valse des missiles...mais quelle superbe voix tu as Georges... Et enfin, enfin des chansons qui racontent quelque chose...je suis heureuse de t'avoir rencontré grâce à ma contrebasse ...d'avoir pu rencontrer un grand philosophe, chanteur- poète, écrivain, penseur...

Je me sens riche de ce que tu m’enseignes…😊🌈

 

-      Merci Françoise...Là tu me fais rougir.  Pourtant je me sens si petit à côté de ta grâce avec ta contrebasse...  J’aurais vingt ans de moins, je te dirais : - Viens, allons conquérir le monde !🌈

mardi 29 novembre 2022

En valse musette

 

Alors on danse...

 

Et c’est formidable cher Stromae, tu as mille fois raison... Que l’on puisse s’évader en Zorba le Grec, en derviche tourneur, enfiévré un samedi soir ou se retrouver   tendrement enlacés à en perdre la tête comme les amants de la Saint-Jean – et merci Bruel de nous faire revivre ce moment d’extase ! -  oui, un peu de dérision n’est pas à exclure pour dénoncer l’inacceptable. 

Ma Valse des Missiles pour la Xième fois ?

Mais en valse musette cette fois... nettement plus léger et dansant !


Un clic sur ce lien pour écouter la chanson

lundi 28 novembre 2022

Faut être deux

 .../... un homme seul n’a jamais raison .../...

Aussi, à cette évidence, cela risque de contrarier mes visions soudaines... Vous savez, celles du matin au saut du lit.  Le dilemme, car il y en a un, et de taille !  Sont-elles issues, ces idées, d’une imagination débordante en manque de reconnaissance - et donc pas vraiment objective – ou se dire qu’en chacun de nous, les individus, confrontés à ce « ici et maintenant », - pas toujours très réconfortant pour le ailleurs et plus tard-, ont, en eux, une partie de la pensée cosmique, et qu’ils se doivent, pour la bonne évolution du Vivant, de la partager avec le plus grand nombre ?     Alors, par ce titre en amont, serais-je un homme de peu de foi, en total contradiction avec sa psyché primitive et commune à tous ses frères Sapiens ?  Not at all !  Cette phrase, au contraire, me rassure.  Elle s’intercala automatiquement par la rime au troisième couplet de cette complainte :

 « Un Homme, c’est naturellement bon »

.../...

À trois, commence les chuchotements

Majorité, minorité vous voilà

Malheur qui transgressera les lois

La force n’est pas dans l’isolement

Un homme seul, n’a jamais raison

Un homme, c’est naturellement bon

.../...

Au cap des cinq milliards d’humain en 1987, soudain un flash avec ma guitare, oubliée pendant plus de quinze ans.  Sûr que c’est elle, reconnaissante qui me murmura cette mélodie... et les mots s’y glissèrent comme par magie !  Si bien qu’en moi, le sentiment (ou la grâce) d’un appel vers une autre voie, je troquai mon bel habit de commerçant-bourgeois aisé pour la redingote du chanteur-errant au petit bonheur la chance... Et très solitaire, puisque femme et enfants ne me suivront pas.

 Que dire à mon fils alors pour ses dix-huit ans, réalisant son trouble, suite à la séparation de ses parents ?

 «

« Faut-être deux »


Un clic sur ce lien pour écouter la chanson

lundi 21 novembre 2022

 

Salut les Copains

 

In fine pour la fin de cette COP 27 au pays des Pharaons... et que je n’ai pu m’empêcher (alors qu’un homme vrai s’empêche, selon A. Camus,  et je plaide donc coupable) de rappeler en boucle ma chanson « Les Pyramides », et sans doute avais-je provoqué une certaine irritation, vu qu’il n’y avait pas très longtemps qu’elle fut   replacée sur mon blog ...Un autre Maître, pas lauréat du prix Nobel, lui... cinq cent ans plus tôt, à une époque où le bûcher était la sentence comme réponse à ceux qui osaient penser (ce qu’il risqua et presque  excommunié par ses dires «  Chaque homme est un lieu saint ») , je ...Merci de l’écouter .  Pour une fin de COP, à mon humble avis, elle me semble à sa place.

  (En cliquant sur « mesparaboles.blogspot.be »

 

Merci

Bonne semaine

 

CLIQUEZ SUR CE LIEN POUR ECOUTER CETTE CHANSON

 

arrangements: Alan Booth

 

 Hommage à Maître Eckart

 

On continue à chanter on continue à danser

On gloutonne on exulte le faux le faire semblant

Même si on aime les enfants on continue à briser

Ces élans de la vie pour d’autres besoins

Que ceux que la Terre  nous donne pour rien

Pourtant chaque homme est un lieu saint, disait le Maître

Même si on ne l’a pas dit à Kyoto (bis)

 

On continue à pleurer on continue à hurler

On continue à causer de philo d’avant-guerre

L’Avoir ou l’Être reste la grande question

Comme rien n’a changé dans la consommation

Ou Bon Dieu au contraire elle a bien augmenté

Pourtant chaque homme est un lieu saint disait le Maître

Même celui qui ne pense qu’à son auto (bis)

 

On continue à flirter on continue à chercher

On continue à courir auprès de l’âme sœur

Et ces scénarii on les connaît que trop bien

Mais on continue à faire le joli cœur

Pour l’instant présent on se fout du lendemain

Pourtant chaque homme est un lieu saint, disait le Maître

Même lorsque s’éveille sa libido (bis)

 

Et toi dont la souffrance t’impose ce regard de haine

Dès lors trompe ton âme dans une prison l’enchaîne

Je parle de Maître Eckart pour dissiper ce doute

Que trop d’hommes ont d’eux-mêmes me voilà sur ta route

Pour chanter cette complainte de l’Être Suprême :

Chaque homme est un lieu saint disait le Maître

 

 

Que cette chanson te loue pour te bénir toi-même