samedi 30 mai 2026

 

Edgar Morin...Et que ton esprit soit...

 

« Le risque d’erreur et d’illusion est permanent dans toute vie humaine, personnelle, sociale, historique, dans toute décision et action, voire dans toute abstention, et il peut conduire à des désastres » aurait pu le redire encore et encore une énième fois, du moins jusqu’à hier 29 mai 2026, Edgar Morin qui vient de nous quitter ce dernier jour de la semaine des travailleurs, ce vendredi caniculaire où les records de température à Paris rivalisent avec  celle des régions les plus torrides du globe.  L’avenir serait-il un désert sans vie, la sienne déjà.  Et son esprit,  va-t-il comme pour les apôtres à la Pentecôte se répandre dans nos petites têtes inquiètes ?  

Merci William Bourton, journaliste du quotidien bruxellois le Soir, de nous rappeler les nombreuses mises en garde du sociologue qui « alliait l’optimisme de la volonté au pessimisme de la raison, [.../...], où le retour de la barbarie est toujours possible ; aucun acquis historique n’est irréversible » ... Hélas, c’est donc le pessimisme que sera sa dernière image du monde à cent- quatre ans !  Enfin, « aucun acquis historique n’est irréversible, dit-il ? Qui sait donc, une évolution plus optimiste...serait-ce pour bientôt ?

 

  Je lui dédie cette chanson:

   (Il me semble que le dernier couplet soit en parfaite symbiose avec ses propres pensées). : 

.../... Et quand les fléaux de la Terre

Surgissent comme des cris de colère

S’éveillent soudain des Hommes nouveaux

Des Hommes qui feront ce qu’il faut

Ils redeviennent tous solidaires

Ensemble des Hommes...c’est beau !


« Un Homme, c’est naturellement bon ! »
(Arrangements et guitare solo: Francis Goya)


Un homme, c’est naturellement bon
Deux hommes c’est déjà différent
À trois commencent les chuchotements
Quatre hommes peuvent devenir inquiétants
Pourtant un homme, c’est naturellement bon
Un homme c’est naturellement bon

Deux hommes, c’est déjà différent
À deux, ils se prennent pour quelqu’un
Ici, commence l’anonymat
Qui fait des autres des forçats
Pourtant un homme, c’est naturellement bon
À deux, c’est déjà différent

À trois commencent les chuchotements
Majorité, minorité !  Vous voilà
Malheur qui transgressera les lois
La force n’est pas dans l’isolement
Un homme seul n’a jamais raison
À trois commencent les chuchotements

Quatre hommes peuvent devenir inquiétants
Le droit exalte les passions
Éclate en combat de mille ans
Ces guerres abattent les sentiments
Ici on tue sans émotion
Des hommes naturellement bons

À cinq, en comptant par milliard*
Cinq milliards d’hommes seuls dans le brouillard
Qui cherchent sans trop bien le savoir
La flamme qui redonnera l’espoir
Qu’un homme c’est naturellement bon
Un homme c’est naturellement bon

Mais quand les fléaux de la terre
Surgissent comme des cris de colère
S’éveillent soudain des hommes nouveaux
Des hommes qui feront ce qu’il faut
Ils redeviennent tous solidaires
Ensemble des hommes c’est beau

* En 1987, nous étions cinq milliards de Sapiens.  

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