vendredi 17 juillet 2026

    


À Philippe

Ah cher Professeur, j’ai enfin trouvé le titre pour ce livre en préparation !

 

« La Vie derrière soi »

 

      (Les  souvenirs sont toujours derrière, non ?)

 

   "La Vie devant soi" de Romain Gary qui reçut un deuxième prix Goncourt, grâce à ce pseudo :"Marcel Ajar", tu l’auras compris, est bien sûr l’élément déclencheur.   Au fond toute mon histoire démarre réellement suite à ce pari en 86, où Hélène, mon épouse était convaincue qu'il s’agissait pour le film éponyme, avec Simone Signoret à l’affiche, du roman autobiographique de Martin Gray.  La discussion de qui a raison naquit d’avoir aperçu un panneau publicitaire pour l’œuvre cinématographique planté au bord de route de la Moyenne Corniche que nous empruntions pour nous rendre à Monaco.  Oui, mon épouse aimait de temps en temps replonger dans une baignoire douillette d’un grand hôtel de luxe.  Hélas, les  cabines de notre bateau, amarré à Villefranche dans la baie de Saint Jean Cap-Ferrat   ne disposent que de douches ! ...Et puis cet isolement sur la mer rien qu’à nous deux, c’est formidable !... Mais encore mieux, quand cela s’alterne de plonger, non parmi les poissons cette fois, mais dans une ambiance mondaine, cette servitude élégante n’est pas dépourvue de ce charme discret de la bourgeoisie ( titre d'un film de Luis Buñuel de 1972  qui nous brosse un tableau en la pointant  du doigt plutôt d'un œil critique.     Elle aime ça ma femme...et que pourrais je lui refuser !

 

   Cependant je resterai ferme sur ma position quant à l’origine du film dont question : « La vie devant soi ».  Je savais parfaitement de l'avoir découvert quelques jours auparavant à Bruxelles avant notre départ vers le Midi, dans la rubrique des spectacles du journal Le Soir qu'il s'agissait du roman de Romain Gary ou de son pseudonyme : Marcel Ajar.  Période de confusion pour nos avenirs respectifs, moi qui  avait opté pour une nouvelle façon de nous nourrir pour sa santé avant tout,(PR. diagnostique de l’oncologue de Bordet...2 à 3 ans, à moins d’éliminer les causes...) principalement en mangeant des aliments non cuits...orientation qu'elle ne partageait pas ...et que l'enjeu du pari était que celui qui perde, suive l'autre, - « La Vie devant soi », étant évocateur -,  et qu'évidemment ma chère et tendre épouse, s’apercevant de son erreur ne bondira  pas de joie, bien au contraire, (après son bain)  à la lecture du magazine informant des loisirs à Monaco,  posé sur la table du salon de la suite du Loews (enseigne disparue à ce jour).  Voyant sa tête s’allonger, d’avoir perdu son pari, je savais qu’elle ne s'y pliera pas à cette sentence de me suivre.  Trop sûre d’elle... qu’elle gagnerait pour que je retourne dans le monde du cuit !  

 

 En fait, c’est bien à cet instant précis que nos chemins allaient se séparer. 

 

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