dimanche 19 avril 2020


Les mots bleus sont en deuil.
Christophe, venait de nous quitter et nous dansions sans mot 
Nous ne le savions pas encore.
Des mots d'avril chantait-il ...Nous y étions
En plein Confinement
Pour ce noble esprit il n'y aura pas d'après
Mais nous en serons imprégnés à jamais... de ses mots.   


samedi 18 avril 2020


Chère Divine,

Permets-moi de m'adresser ainsi à Toi, non pas pour t'encenser - bien qu'à mon réveil de ce matin, je trouve que cela t'aille très bien -,   mais pour te préserver aux yeux des autres qui pourraient tomber sur ma littérature.  Je dois t'avouer ma faiblesse d'obéir aveuglément à ma plume, véritable despote. Son besoin vital, il lui faut sa muse ; et je sais que, plus fort que moi, je le confesserai fidèlement sur mon blog.  Cependant, sois rassurée, loin de moi l'idée de prétendre un quelconque droit sur ta personne.  Juste laisser libre court à mes rêves qui ne deviendront réalité qu'au travers des mots écrits qui surgiront et que j'ignore encore, alors qu’eux savent, selon René Char (Les Chants de la Balandrame 1977)…/…

  Aussi, avide d’en savoir toujours plus sur la condition humaine, je lance les dés du Poker, en espérant la grande suite royale, et qu’alors la reine daignera me répondre.  Évidemment que les chances sont minces, mais la Vie n’est-elle pas ce grand jeu du hasard qui fait qu’on est ou qu’on n’est pas ?

 Va-t-elle répondre à ce vieux fou ?   Elle l’avait déjà fait une première fois, lorsque ces « mots » qui suivent lui furent envoyés, après  la première rencontre, le mercredi 15 avril 2020, en plein confinement :
     
Chère …,
 Agréable moment que de vous avoir rencontrée.  Peut-être me suis-je un peu précipité en vous offrant ce dernier album*, mais en cette période de confinement, il me semble que nous agissons tous avec une certaine précipitation.  Rien ne me fera plus plaisir que de me savoir écouter par Vous, la si charmante {…/…} de surcroît.
Merci  
 Ah oui, je tiens également un blog et sème à tout vent mes états d’âme et critiques de comment je vois le monde.
 Très cordialement
Georges 
*Mon dernier Album CD « Lampedusa…La coupe a débordé », sorti en 2014
Sa réponse :

Bonjour Georges,
Ce que vous considérez comme un acte précipité est pour moi une générosité spontanée dont je vous remercie.
C’était en effet bien agréable de partager avec vous sur des tranches de nos vies. 
Nous aurons peut-être l’occasion d’y revenir ce soir durant le bbq.
Belle après-midi,



-      Ô comme j’ai aimé ces mots, « …/…partager avec vous des tranches de nos vies. »  Hélas !, ce bbq ne nous en n’a pas donné vraiment l’occasion ;  et puis vous étiez l’invitée de mon neveu pour régler d’autres  questions. L'Allégresse du Chardonnay aidant, la fin de cette soirée, nous nous sommes bercés, enlacés au rythme d’une chanson nostalgique qui vous rappelait des moments de bonheur. La douceur de votre main dans la mienne, jamais je ne pourrai l’oublier…et puis vous aviez pensé à votre fille adolescente qui, pour la première fois, ne vous rappelait pas et vous avez quitté la scène de ce théâtre magique animé par mon neveu. Dès ce moment-là, un doute me frappa : les tranches de nos vies, peut-être ne pourront jamais se partager.  Dites-moi que je me trompe !    

lundi 13 avril 2020


Au Président des Français

SVP taisez-vous …Ne parlez pas de l’Après
Qu’il faudra travailler plus encore.
Quoi ?  Pour rattraper la pollution ?
Non cher frère Président, cet arrêt
C’est le temps propice à la réflexion ;
Que l’âme du monde, trop loin derrière, nous rattrape,
Ne serait-ce pour enterrer ses morts.
À ce jour, de la production?.. On s’en tape !

samedi 11 avril 2020


Bas les masques

L’Autorité suprême, à laquelle on a pris l’habitude d’obéir
Lois extrêmes pour soi-disant nous protéger du pire :
L’invisible ennemi.  Elle nous oblige au port du masque
Alors qu’auparavant c’était interdit de se voiler la face
Aux caméras qui devaient   figer la moindre de nos traces.
Coercition légitime en réaction, suite à ceux qui braquent
Et qui veulent détruire ceux qui ne pensent pas comme eux
D’ailleurs, ce nouveau prédateur, peut être venu des Cieux,
Ce Coronavirus, pas de ces fous avides d’actions sanglantes,
S’en fout comme de l’an quarante de nos idées divergentes,
Puissent-elles être démentes comme celles d’un Hitler
Qui de notre belle Terre promise la transforma en enfer.
Mea culpa, ô puissante Nature pourras-tu nous pardonner
Et qu’un jour ce masque fétide  pourra-t-on vite l’oublier !  

jeudi 9 avril 2020

De mon ami Christian, éditeur, merci


A écouter, la voix et le talent de l'Italie...(et de L' Europe)
La larme à l'oeil..."

Clickez sur le lien ci-dessous....

ChristianEmoji

lundi 6 avril 2020



Lettre pour Sabrine

Parfois il vaut mieux se taire
Évidemment qu’on s’affole
Mais on se veut rassurant
Comme pour le prix du pétrole
On n’y pense plus vraiment
Même s’il est moins cher !


Non, pas cette chanson…suite au confinement !


Ô belle amie !  Tu me demandes l’impossible
Créer une nouvelle chanson en fonction de la Covid-19
Je t’avais répondu : il y en a une pléthore à ce jour ;
Défiantes, insouciantes se moquant même de la Bible.
Des artistes majeurs ou mineurs, à coups de bluff,
- Ils ont peut-être raison d’exprimer ainsi leur amour. -
Il y a aussi celui des Soignants, pour le bien de mortels,
Dont parfois, coup du sort, n’en font pas des égaux.  
Parfois trop courtes, parfois très longues, ce vœu du Ciel,
Nos âmes règnent un certain temps ; mais juste ce qu’il faut,
Pour agir, souffrir, aimer, être heureux, évoluer et mourir.

Question de reprendre la guitare ?  Ô toi, qui fus ma muse
Dans ces douloureux instants de nos existences confuses,
Chère Sabrine, quand   de ma plume s’étiraient ces lignes.
Combien de temps cette chanson d’une époque plus digne 
-         Où nous quittaient Michel Berger, Léo Ferré et mon ami Jojo,
Mille-neuf-cent quatre-vingts treize, rare survivant des ghettos -.  
Époque désireuse d’oublier les misères des guerres sous Hitler,
Mais que, néanmoins, la cruauté réapparaissait sur terre,
Que j’écrivais : « De Saint-Pétersbourg et jusqu’à Bogota
 Des enfants, sans amour, se cachent comme des rats »
Avec ce dernier couplet qui t’était destiné.
Le savais-tu ?    L’avais-tu seulement deviné ?

Ô toi, jeune promise dont le rêve se brise
Meurtrie à jamais par l’inconscient amant
Tu ne pourras comprendre, toi qui vécus si tendre
Issue d’une famille où régnait l’harmonie.

Tu me demandes d’écrire une nouvelle chanson, d’un autre style
Que celles qui s’affichent sur nos écrans, pourtant bien utiles.
J’admire la dérision de leurs auteurs.  N’est-ce pas   nécessaire
Pour le bien commun?  Hélas, ma plume n’a plus le courage!
Par cette période de confinement, elle risque d’être amère.
Et, en toute honnêteté, je n’ai plus vraiment l’âge.
Sache que c’est ma dernière année de pouvoir lire Tintin.
Je te renvoie cette chanson d’antan, pour les mots de la fin.



Obsolète ??? Pas si sûr !

Les Enfants de Bogota


Arrangements et piano Jean-Marie Dorval

Léo Ferré est mort / Que reste-t-il encore

Un ami est parti / Qui n’a jamais failli

Sur son parcours d’amour / Laisse la belle du jour

Parti dans la nuit longue / Pour que vive le quelconque


L’oiseau s’est envolé / Quand est tombé le blé

Et déjà le chasseur / Qui attendait son heure

Dépose la faucille / Pour prendre le fusil

Et fait du Paradis / Cette terre d’incompris


Refrain :

Ô incomprise !  Mais de Saint-Pétersbourg jusqu’à Bogota

Des enfants sans amour se cachent comme des rats

Et de ça je n’en parle pas


Dans l’incertaine récolte / La veuve délaissée

Ce fils en révolte / Ne comprenant toujours pas

Ce père qui perdit foi / Et choisit le trépas

Ô comme agonise / Ce siècle en pleine crise


Ce frère bouleversé / Dans la maison vidée

Recherche un peu d’espoir / Dans les murs sans mémoire

Au moindre calembour  / S’illusionne d’amour

Et ne voit pas celle  / Qui lui sera fidèle


Refrain 2 

Politique en déroute / Que tout le monde redoute

Au siècle du laser / On ne parle que de guerre

On te préfère fêtard / Et tu passes pour fou

Si tu partages tes sous /  Avec tes amis clochards


Et toi jeune promise / Dont le rêve se brise

Meurtrie à jamais / Par l’inconscient amant

Tu ne pourras comprendre / Toi qui vécus si tendre

Issue d’une famille / Où régnait l’harmonie

Refrain final

Ô incomprise ! Mais ces cités sont si loin
Et ici dans cette ville

Je me plains, tu te plains comme c’est débile !


Et de ça, on en parle que trop bien.  

jeudi 2 avril 2020





Non ce virus ne m’inquiète pas trop ; par contre, je crains fort {…/…} que le chacun- pour-soi ne prenne la relève…et comme des loups affamés, ils s'entre-dévoreront.

(voir mon blog du 19 mars 2020)

Et puis, constatant la solidarité, le charisme et l’enthousiasme de mes contemporains à s’entraider, je regretterai bien vite ces lignes ci-dessus, espérant par cette chanson, me faire pardonner.




Le besoin de chaque homme doué de raison
Être et faire avec tous les autres
Solidaire partagé le Grand'oeuvre 
De ce gigantesque champ de manœuvre…/…


Hélas, après trois semaines du fait de confinement

 il y a une recrudescence de femmes battues ; que des millions de masques sanitaires produits par la Chine pour l’Europe, sont détournés vers les USA, suite à une surenchère ; que l’action Johnson & Johnson grimpe de huit pour cent, suite à l’annonce d’un futur vaccin qui, paraît-il, serait… ???

On voudrait se distraire, penser à autre chose.  Lire par exemple, et on s'aperçoit (enfin moi en tout cas) que les livres n'ont plus la même saveur. 

À vous de conclure.

Merci