Ça s’en va et
ça revient…
Hélas que dans ma tête…cette chanson :
« Un homme
c’est naturellement bon ».
C’était un dimanche après-midi
ensoleillé de juin 1987. Assis sur le seuil face au jardin, je gratte
quelques accords en arpège sur ma guitare sans recherche particulière pour
jouer une quelconque mélodie, quand soudain, sur un Do majeur, cette phrase s’y
glisse tout naturellement.
« Un homme, c’est naturellement bon »
Pour enchaîner sur un Sol septième suivi d’un
La mineur … Ainsi naquit cette chanson qui rappellera la philosophie d’un
Jean-Jacques Rousseau…mais pas seulement lui.
Au « Contrat social », j’avais ma petite idée. Pour accéder à ce stade ne fallait-il pas
penser d’abord à notre façon de nous nourrir?
Je mangeais cru depuis quelques
jours au grand désarroi d’Hélène, mon épouse qui, toute perdue de ce fait,
espérait peut-être plus d’attention.
« - J’ai besoin d’être prise en charge », me souffla-t-elle.
Hélas, absorbé par cette nouvelle mélodie, ma réponse n'était pas vraiment celle qu'elle espérait: « - mais écoute ceci, c’est magique ! » Et je ne pris garde. Son bon docteur planait déjà dans sa tête.
Je peux dire que c’est à cet instant
précis que ma vie a complètement basculé : ma femme, mes enfants, mes
affaires, tous mes biens matériels…Oui, je quitterai tout cela …Et bien sûr, j’avais tout faux !
Oui, le plus important, en 1987, c'était cette chanson. Tout partait de l'unité du « un », car dès que ce chiffre est dépassé, comme le
chantait Georges Brassens dans « Le
Pluriel ne vaut rien au genre humain …à plus de quatre…une bande de cons »,
(oui, et je précise, dans ma chanson,
qu’à deux, c’est déjà différent...)
Cependant, c’est en découvrant les théories du physicien Guy-Claude
Burger dans son livre : « La
Guerre du Cru » où il propose une alimentation naturelle sans jamais
de cuisson que l’Homme retrouverait son instinct originel et, partant, sa
véritable nature d’être bon. Le cerveau
c’est comme un moteur, il lui faut le carburant adapté, sinon il a des ratés.
Mais loin de moi d’aller croire à l’isolement total comme un ermite. Bien sûr qu’une cohérence sociale est
nécessaire ! L’éthique du bien faire se portera d’autant mieux par
ce qui est bon d’être, selon le
philosophe canadien Charles Taylor que me fait découvrir ce grand sage
bouddhiste Matthieu Ricard. La personne
ne peut exister sans l’autre. « …Ensemble, des hommes c’est beau »,
la finale de cette chanson.
Mais…reprenons- la au début :
« Un Homme, c’est naturellement bon ! »
(Avec la guitare de Francis Goya)
Un homme, c’est naturellement bon
Deux hommes c’est déjà différent
À trois commencent les chuchotements
Quatre hommes peuvent devenir
inquiétants
Pourtant un homme, c’est
naturellement bon
Un homme c’est naturellement bon
Deux hommes, c’est déjà différent
À deux, ils se prennent pour
quelqu’un
Ici, commence l’anonymat
Qui fait des autres des forçats
Pourtant un homme, c’est
naturellement bon
À deux, c’est déjà différent
À trois commencent les chuchotements
Majorité, minorité ! Vous voilà
Malheur qui transgressera les lois
La force n’est pas dans l’isolement
Un homme seul n’a jamais raison
À trois commencent les chuchotements
Quatre hommes peuvent devenir
inquiétants
Le droit exalte les passions
Éclate en combat de mille ans
Ces guerres abattent les sentiments
Ici on tue sans émotion
Des hommes naturellement bons
À cinq, en comptant par milliard*
Cinq milliards d’hommes seuls dans
le brouillard
Qui cherchent sans trop bien le savoir
La flamme qui redonnera l’espoir
Qu’un homme c’est naturellement bon
Un homme c’est naturellement bon
Mais quand les fléaux de la terre
Surgissent comme des cris de colère
S’éveillent soudain des hommes
nouveaux
Des hommes qui feront ce qu’il faut
Ils redeviennent tous solidaires
Ensemble des hommes c’est beau
* En 1987, nous étions cinq milliards de Sapiens.
Je suis alors dans un état second,
une douce folie sans doute. De cette
illumination, un mois plus tard pendant les vacances, à bord du Coloba amarré à Port-Grimaud, en quelques minutes, sans la moindre hésitation, sans changer ni
une note, ni un mot, jaillira « L’Essénienne ». C'est une route, un itinéraire à suivre comme on
aurait pu dire : la Francilienne ou la Nationale 7 qui vous conduit à votre destination : une bonne santé. Il est question de quelques conseils
basés sur le mode de vie des Esséniens,
cette tribu juive disparue depuis deux millénaires. Certains supposent
qu’ils seraient les premiers chrétiens.
Écoutez les amis un instant, j’ai trouvé le chemin éternel,
Que nous soyons
de simples mortels, dans l’ensemble nous restons vivants.
Je vous parle au
nom du Tout Puissant, l’homme ne peut agir en mesure,
Qu’en chassant
cet enfer du dedans. Pour bien faire il
doit être pur.
Que du fond de l’abîme où nous sommes,
On puisse encore y trouver des hommes,
Est la preuve de l’amour infini de Celui qu’on appelle
ainsi.
J’ai le remède pour vivre longtemps, suffit d’être dans le
mouvement
Manger du frais et du vivant, vous garderez toutes vos
dents.
Ce qui permet d’être souriant ; dilate le nez
évidemment
Il faut que l’air entre en dedans, et nous aurons l’heur
bien portant.
J’évite de cuire les aliments. Avant de les prendre je les sens.
Je recherche les vrais artisans, le moins possible le
tout-venant.
Le lait de vache je le laisse aux veaux
Le sein de maman pour les poupons
Quant à l’alcool et le tabac, faut être fol pour aimer ça
Méditation sans référence, oublie l’ennemi c’est ta
puissance.
Esprit tranquille bien au repos, permet d’agir sans
confusion.
Vibre dans le vent comme les saisons ; le vrai bonheur
est au présent.
Se manifeste alors l’Originel de ton Instinct qui te
réveille.
Et tu seras bien dans ta peau, pourras aimer tout comme il
faut.
Quant à la terre pour les suivants, vaut mieux mourir
sainement.
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