jeudi 13 mai 2021

 

Chaque Homme est un lieu saint

 

 T’as beau être génial ou con ; t’as beau être riche ou pauvre ; t’as beau être bon ou méchant, tu n’y changeras rien !  La folie peut-être pour seule issue ?  C’est quoi un genre survivaliste pour décrire un tueur en fuite dans les Cévennes que nous informe la télé du matin que c’est l’effroi des populations des alentours...peut-être plus encore que ceux des cités de la Bande à Gaza ou de Jérusalem où des milliers de roquettes leur tombent dessus ? 

C’est très pesant ces nouvelles où on voudrait tous s’élever ce jeudi de l’Ascension vers les Cieux divins (ou en Bretagne ou dans le Midi).

  Et dire que chaque homme est un lieu saint, disait Maître Eckart ...

Enfin, c’était il y a cinq cents ans !

 

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arrangements: Alan Booth

 

 Hommage à Maître Eckart


On continue à chanter on continue à danser

On gloutonne on exulte le faux le faire semblant

Même si on aime les enfants on continue à briser

Ces élans de la vie pour d’autres besoins

Que ceux que la Terre nous donne pour rien

Pourtant chaque homme est un lieu saint, disait le Maître

Même si on ne l’a pas dit à Kyoto (bis)

 

On continue à pleurer on continue à hurler

On continue à causer de philo d’avant-guerre

L’Avoir ou l’Être reste la grande question

Comme rien n’a changé dans la consommation

Ou Bon Dieu au contraire elle a bien augmenté

Pourtant chaque homme est un lieu saint disait le Maître

Même celui qui ne pense qu’à son auto (bis)

 

On continue à flirter on continue à chercher

On continue à courir auprès de l’âme sœur

Et ces scénarii on les connaît que trop bien

Mais on continue à faire le joli cœur

Pour l’instant présent on se fout du lendemain

Pourtant chaque homme est un lieu saint, disait le Maître

Même lorsque s’éveille sa libido (bis)

 

Et toi dont la souffrance t’impose ce regard de haine

Dès lors trompe ton âme dans une prison l’enchaîne

Je parle de Maître Eckart pour dissiper ce doute

Que trop d’hommes ont d’eux-mêmes me voilà sur ta route

Pour chanter cette complainte de l’Être Suprême :

Chaque homme est un lieu saint disait le Maître

 

 

Que cette chanson te loue pour te bénir toi-même

 

 

 

 

   


mercredi 12 mai 2021

Petite maison désemparée

 

 Un peu de blues quoi!

.  Hélas, lui qui aimait mes chansons, celle-ci, il n’avait pas pu la connaître, pas même l’an 2000.  Il nous quitta le 13 octobre 1999, un mercredi.  Le dimanche midi qui précède, je le vois s’agenouiller devant Maman. (J’avais invité les parents au restaurant la Bergerie) ...comme un chevalier devant sa reine, prenant sa main contre son cœur et il lui dit, suite à des échanges courtois : « Alors tu m’aimes encore ! »  (Notre mère était veuve de son second mari, Pierre Doucie, depuis 1986) et eux étaient séparés depuis quatre décennies, un an après l’ouverture du Mouton d’Or en 1959.  Après le repas, il voulut nous emmener boire un dernier verre à la Casa Manuel sur la Grand-Place...sachant qu’il y avait un certain risque pour sa santé de trop boire, je déclinai l’invitation et, Maman et moi, l’avons quitté au coin de la rue Marché aux herbes.  Je regrette encore ce dernier verre qu’on n’aura pas pris ensemble !

 

 Pour la chanson du dessus :

 Une rupture peut en cacher une autre !

 « Petite maison désemparée » fut créée simultanément avec « Parce que c'est mai », juste après une séparation en 2002 d'une union de plus de deux années avec Evelyne. 

 

Un clic pour écouter la chanson

        



 

 

mardi 11 mai 2021

 

Mais, Georges qu’as-tu sur le cœur ?

-        - Je m’ai moi, et ça me suffit...à quoi cela servirait de décharger ma déprime sur les autres ?   Aujourd’hui sur la Corse, il pleut, il fait froid, le ciel est sombre, beaucoup de vent…

-       -   Enfin hier encore tu t’émerveillais de voir sur Arte au matin, ce reportage où la nature, reprend sa place ;  que suite à la destruction d’anciens barrages de l’Elwha River de l’Etat de Washington  – sûrement aussi pour des questions de vétusté (érigés en 1911) --,   suite aux revendications des autochtones qui souffraient depuis leur construction d’avoir perdu progressivement leur principale ressource : la pèche du saumon,   et qu’à ce jour,  les biologistes constatent depuis leur démolition   que non seulement les saumons reviennent en amont, mais ont permis le retour de   toute la biodiversité, reboisement, plantes, insectes, mammifères et oiseaux  comme par enchantement.

-         - Oui,  cette nouvelle me réconforte !    Enfin, une de mes prières sera-t-elle exaucée,    ce que je  chante déjà depuis le début des années 90;  et que je puisse partir en paix? 

-          « Tango Terre »

(D'être une étoile parmi les étoiles)

-          

**(troisième couplet).

../Le désire la Terre, c’est de vivre comme elle

Sans vouloir changer le cours de son Histoire

Laissons couler les rivières, nul besoin de tutelle

Plus de barrages trop lourds, ni de villes trop noires

Le désire de la Terre, c’est d’être en communion

Et on saura quoi faire pour gérer ses Nations/

 

 

Un clic pour écouter cette chanson

Paroles et musique : Georges Salles
Arrangements :  Jean-Marie Dorval

 

Le désir la Terre ?

C'est de voir comme elle est belle

De la contempler et s'y trouver bien

Que les hommes y prospèrent 

Dans une entente fraternelle

Écoutent leur âme et maîtrisent leur destin

Le désir de la Terre

C'est de penser comme elle

Libre de toutes frontières pour établir les liens

 

Refrain :

Mais elle est comme une femme 

Qu'on a violée

Par des bombes et des flammes 

Pour l'aseptiser

Car nous les petits hommes

Croquant la pomme...de la Connaissance ? 

La Connaissance !  N'est pas ce que tu penses

La Connaissance ! N'est pas que l'expérience*

La Connaissance ?  Peut-être une simple question...d'aimer

 

**(voir ci-dessus)

 

Refrain

 

Le désir de la Terre

C'est se sentir en elle

Au paradis comme elle à travers les cieux

Dansante dans l'univers 

Amoureuse du Soleil

Que femmes et hommes ensembles

Soient vraiment heureux

Le désir de la Terre

 

C'est perpétuer l'instant

De l'amour mères et pères pour la vie d'un enfant

 

Et s'accomplira sa voie sa destinée

Fière de nous porter dans l'immensité

Nous devenus sages presque des anges

D'être une étoile parmi les étoiles. 

 


dimanche 9 mai 2021

  Dilemme

Entre la colère des hommes et celle de Dieu, que choisir ?

Une assez horrible pensée vient juste de m'assaillir - et me voilà prisonnier ! -Comment faire pour l'exorciser de mon esprit...Oui, comment m'en libérer ?   Le plus simple serait peut-être de remonter à sa source, à l'origine de sa conceptualisation.  Quel est donc ce facteur qui la déclenche, qui me métamorphose moi, mon ego et tout ce qui peut s'y rapporter, cet homme libre- penseur qui maintenant ne l'était plus ?  J'étais occupé à quoi avant cette prise en otage ? 

Ah oui, je me souviens !  Comme tous les dimanches, Télé matin diffuse des témoignages des grands mouvements spirituels et philosophiques qui se réfèrent, bien sûr, à l'actualité et au passé.  On peut évidemment appréhender l'avenir aussi, soit pour nous rassurer...ou nous conseiller à mieux faire ou ne pas faire.  Mais, de toute façon, nous les mortels, même les plus érudits, nous n'avons pas, en tant qu’individu, la faculté de penser "demain ", disons simplement, psychologiquement, demain n'existe pas… à ne pas confondre avec l’imagination pour les fictions de certains visionnaires, tel que Jules Verne et encore, il lui fallût un des précieux outils du passé : l’écriture, l’évolution des hiéroglyphes qui remontent à quelques millénaires.

En fait, c’est en suivant la discussion entre le jeune Rabbin Didier Kassabi et Thierry Lhermitte apparus à l’écran.  Leurs propos concernent la grande question au sujet du « Peut-on ou non pardonner ? » en référence avec la tragédie de la Shoah que rappel l’acteur - quasi devenu mystique, loin des rôles légers de ses débuts avec la troupe du Splendide -,   jouant seul sur scène « Les Fleurs de Soleil » dans  l’incarnation de son auteur : Simon Wiesenthal  qui est face à un jeune SS sur un lit d’hôpital, visage complètement caché par des bandages  et à l’agonie , ne s’attribuant aucune excuse à ses actes inhumains,   mais demande quand-même pardon à ce rescapé des camps de concentration des nazis...Et j’ai alors cette horrible réflexion qui m’interpelle d’un coup :

Au fond, s’il n’y avait pas eu tous ces drames, de quoi parlerait l’Histoire ...et qu’est-ce qu’on s’ennuierait !   Horrible pensée !

Me voilà donc soumis à la colère des humains par cette confession qui dès lors me libère car j’espère qu’elle   se diluera jusqu’à disparaître  dans l’inconscience collective ; mais du fait de raisonner, même sur un sujet aussi grave, j’évite le courroux de l’Éternel.

 Est-ce Avicennes ou Averroès qui avaient cité ce verset du Coran ?

Ceux qui ne raisonne pas encourt la colère de Dieu !  




Dilemme

Arrangements :  Francis Goya
Je voudrais chanter la joie
Mais je ne vois que du noir
Je voudrais chanter l’espoir
Mais comment dans ce siècle sans foi
Pourrais-je redevenir optimiste
Et même si je gratte la guitare
Il faut bien rester réaliste

Je voudrais tendre la main
Et rejoindre le destin
De cette fille couleur d’été
Silhouette encore floue qui m’éveille
Apparue sur le bord d’un rocher
Contrastait à midi au soleil
Son ensemble Maryline,  cheveux pêle-mêle

Je voudrais m’approcher de son cœur
Et déjà lui parler du bonheur
Mais comment dans ce siècle de peur
Sans passer à ses yeux d’imposteur
L’ imprévu,  l'aventure  et l’amour
Peuvent encore avoir l’air naturel
Sans briser les lois éternelles ?

Je voudrais lui dire à présent
Oublier ce conditionnel
Mais comment dans ce siècle mourant
Affirmer  qu’éclate le temps
Pouvoir redevenir temporel
Et rejoindre avec elle le modèle
De l’Amour originel ?

Je voudrais que s’arrête un instant
Ce conscient qui nous rend inconscient
Je voudrais enfin lui dire « je t’aime »
Et que règne la joie sans problème
Triompher des ténèbres et du froid
S’éveiller à l’aube de l’émoi
Et créer simplement un enfant


samedi 8 mai 2021

Lettre à SAS Stéphanie de Monaco Altesse, Souvenirs désenchantés, je m'en doute pour votre passage à Bruxelles en 1987, vu que les Médias envieuses et donc, à mon humble avis, mal intentionnées ne comprenaient pas votre profond engagement à l'époque pour "Les Fleurs du Mal », qui, par contre, me sensibilisa et fut un des points déclencheurs de changer ma propre destinée. Je sais que Vous ne désirez pas rappeler ces circonstances, mais je dois obéir à ce besoin de Mémoire. Veuillez me pardonner.



1986, Sandra Kim gagne l'eurovision. L'année suivante le concours se passe à Bruxelles.
1987, trois minutes avant l'événement télévisé, Stéphanie de Monaco se fait filmer devant mon restaurant, le" Marenostrum", petite rue des bouchers, pour sa nouvelle chanson " Les Fleurs du mal"**.
Pour moi ce fut comme un message: "Si une princesse vient chanter devant ma porte, qu'est-ce que j'attendais pour reprendre mes chansons enfouies et ma guitare oubliée ?
Ce fut le déclic, je tournai le dos à la boutique et irai jusqu'à son palais de Monte-Carlo lui présenter cette mélodie et bien d'autres encore. Ma vraie vocation; je crois. Changement de vie totale !

**Les célèbres poèmes de Baudelaire...qui avait  résidé dans l'Impasse Aux Peaux, près de la Grand-Place et tout proche de la Petite rue des Bouchers (Celle-ci jusqu'en 1958  était le quartier  des lesbiennes d'où peut-être un lieu d'inspiration  et ce titre "Fleur du Mal")… Il faut savoir, en vue de l'Expo 58 à Bruxelles, la brigade des mœurs,  fera fermer les bars et cabarets qui constituaient la majorité des commerces de la  rue.  Fin des années cinquante dans cette maison  où  le poète vécut au siècle précédent, je précise,  était-ce le hasard?, au premier étage, un cabaret s'intitulait: "Le Grenier aux chansons". Quelle force mystérieuse avait donc poussé Stéphanie de Monaco?   Une stratégie médiatique ou l'intuition d'une artiste?  
La Petite rue des Bouchers en 1958

vendredi 7 mai 2021

Pourquoi rient-ils ? J’avais annoncé, en juin 1958, avant le départ aux grandes vacances, que mes parents ouvraient un restaurant dans la petite rue des bouchers. À mon étonnement, mes profs en soutane du Collège Ste Gertrude, soudain égayés par mes dires, semblaient bien la connaître cette ruelle du centre de Bruxelles...Mais pourquoi riaient-ils ? Çà, je le comprendrai que plus tard ! Cependant, il a fallu de peu, que disparaisse l’âme corporatif et pittoresque de cette voirie du moyen-âge. En fait, en vue de l’Expo 58, s’érigera, en honneur à la science, l’Atomium comme élément phare - à l’instar de la Tour Eiffel de Paris pour son Exposition Universelle de 1889 -, que cette construction en aluminium (censée être provisoire) de cent-dix mètres de haut, qui représente neuf atomes de fer, agrandis cent-soixante-sept milliards de fois, allait évidemment attirer un tourisme mondial très important, - les autorités de la capitale projetaient d’élargir ce passage médiéval pour faciliter l’accès vers la Grand-Place, où la statue de Manneken Pis, jouxtant la Grand-Place, ne serait également pas en reste pour attirer l’afflux touristique. Un autre problème aussi chagrinait l’Office du tourisme avant l’Expo 58. Euphémisme que prétendre à l’âme de ce quartier... ou alors ajoutons-y « damné » par l’ambiance qui devait planer entre ces maisons mitoyennes imprégnées de souffrance animale pour satisfaire les besoins carnassiers de nos aïeux. Lorsque furent déplacés ces abattoirs en pleine rue, le mal en manque trouvera une autre façon de régner en maître dans ces bas-fonds de cité. Se côtoieront plus tard les débits d’alcool, les bars louches aux mœurs équivoques, le point de ralliement des mal-aimés ou d’amour différent, dominé par le commerce de la prostitution, où le rôle du maquereau proxénète était tenu par des femmes. Oui, la petite rue des bouchers est le lieudit des lesbiennes jusqu’avant 58... son prolongement vers la Place de la Monnaie, la rue des Dominicains, est animée par les pédérastes. - Avis personnel peut-être, mais de ce que j’ai pu constater, vu que j’y vécus dans ce quartier,(et pas que moi, Charles Baudelaire, l'auteur Des Fleurs du mal, y séjourna également) et sans doute de là le mot « gay » pour les distinguer, les pédérastes sont nettement plus joyeux que leurs voisines gouines. Quartier interdit aux militaires paraît-il. D’ailleurs, mais simple supposition de ma part, cela ne m’étonnerait pas que ce soit sous l’Occupation des Nazis, très à cheval sur la question, que cet ordre coercitif fut lancé ! Pour en revenir à 1958, ce n’était évidemment pas l’image que voulait montrer Bruxelles au Monde ! Aussi, la Police des mœurs fit preuve d’un zèle extrême par des fermetures de presque tous ces commerces douteux, que dès lors ces immeubles de la fin du 17ième S, seront disponibles pour des prix très modiques. Lucio, notre père à la recherche d’un local pour établir son projet de restaurant, remarquera une affiche « à louer » sur la façade du numéro 21, commerce d’un marchand de charbon décédé, qui avait certainement eu ses heures de gloire...Il fallait quand-même aussi se chauffer dans ces lieux de perditions. L’enthousiasme de Lucio, notre père, à ce projet de restaurant « La Flambée », comme il voulait l’appeler, dans ce quartier frappé d’opprobre par l’autorité communale réveilla la léthargie des services de l’urbanisation un peu coupables du déclin de cette rue. Pour satisfaire à leur souhait, qu’à l’origine au 17ième Siècle une Hostellerie du Mouton d’or était implantée dans cet immeuble, les restaurateurs en herbe, décideront vite du nom d’enseigne : « Restaurant Le Mouton d’or ». Sous la direction et les plans de Mr Bosman, architecte de la ville, il sera édifié une nouvelle façade à la flamande, avec son pignon en gradin, totalement financée par les fonds Bruxellois... Et qu’ainsi le projet d’élargissement de la Petite rue des Bouchers fut abandonné... que naîtra le célèbre quartier de l’Îlot Sacré et sa centaine de restaurants. Hélas, aux artisans fondateurs qui en avaient donné cette ambiance du bien manger au cœur de Bruxelles, dont notre paternel avec son slogan d’Européen avant l’heure : « Manger portugais dans le plus parisien des restaurants bruxellois, à prix démocratiques », se succèderont, ce qu’on appelle communément pour la plupart, des pièges à touristes et ce principalement dans la Petite rue des Bouchers où je dirigeais la Bergerie, le Marenostrum et la Petite Provence, oui au passé, car je démissionnai en 1987... juste un peu après que Stéphanie de Monaco se fit filmer devant ma façade du Marenostrum, quelques minutes avant l'Eurovision de la chanson qui se passait à Bruxelles, pour présenter son nouveau titre "Les Fleurs du mal". Curieux tout ça!