jeudi 8 février 2018



Curieusement,  Hermien,  la vache limousine qui réussit à s’échapper des  abattoirs  et se cachait (et peut-être encore,  c’est le cas au moment où j’écris !),   dans une  forêt à l’Est des Pays-Bas,  tout en venant la nuit se nourrir dans les étables avoisinantes sans jamais se faire prendre,    -  information de  l’émission 28’ sur Arte, animée par Élisabeth Quin et ses chroniqueurs qui l’annoncèrent en début février dernier,  plus, sur le ton de la rigolade (avec raison d’ailleurs pour nous sortir de la morosité des nouvelles pas toujours réjouissantes) ,  curieusement effectivement,  je fus surpris que mes quelques amis belges l’ignoraient.    Mais encore,   sans avoir trop cherché je l’avoue,  cette info ne sembla pas être un   point d’orgue  par les médias en Belgique qui pourtant sont toujours à l’affût d’histoires drôles.   Rien d’étonnant oserais-je dire ?  …Mais non, mais  oui ! …  je le dis…le fond de ma pensée,  question d’être bien avec mon « Je » profond…sans prétendre  que ce qui me saute aux yeux reflète la Vérité Vrai,  à vous  d’en décider aux trois possibilités :  1° indifférence ; 2° C’est possible ; 3° Sacrebleu,  c’est évident … que dans le pays d’un ancien premier ministre qui fêta son deuxième milliards grâce au commerce de la viande,  surtout celle qu’il importait d’Argentine au milieu des années quatre-vingts du siècle dernier,  ce cartel des abattoirs a des pouvoirs politico-médiatiques.   Voilà,  c’est dit.   




Un leadership  parmi les vaches.  Une première enfin

Hermien 

https://pbs.twimg.com/media/DUzRMjjX0AEv95I.jpg
08:15 - 30 janv. 2018


Face à une fin programmée, Hermien a refusé la fatalité. Cette force surnaturelle contre laquelle beaucoup pensent ne rien pouvoir faire. Un jour de décembre, tel un pied de nez à son triste destin, la vache limousine s’est évadée pour échapper à l’abattoir. Depuis plus d’un mois, elle se sait traquée. C’est pourquoi elle s’est réfugiée dans un bois, situé dans l’est des Pays-Bas.

Son histoire aurait pu, comme d’autres, émouvoir quelques internautes sans susciter davantage de réactions. Mais c’est une vague de compassion qui a déferlé sur les réseaux sociaux. A tel point qu’un parti politique (le Parti pour les animaux) a lancé, à la fin de janvier, une campagne de financement participatif. Depuis, des milliers de Néerlandais se sont cotisés pour offrir à cette vache, à la robe rougeâtre, une paisible retraite dans un refuge accueillant des bovins qui, comme elle, ont réussi à échapper à l’abattoir, et d’autres qui ont été maltraités. Le mouvement de solidarité aurait permis de récolter 50 000 euros, selon le quotidien néerlandais AD.
« Hermien se bat pour sa vie et nous allons l’aider », a promis la députée Esther Ouwehand. D’autant qu’« elle nous rappelle une leçon importante : aucun animal ne veut être envoyé à l’abattoir ». Sur Twitter, les mots-clés #JesuisHermien, #GoHermien, #Mekoe (« Moi vache », en français, en référence au célèbre #MeToo) ont été créés pour sauver la vache rebelle. Même la famille royale a apporté son soutien : « Nous devons sauver la vache Hermien », « achetons-la ensemble pour lui offrir la liberté », a tweeté Pieter van Vollenhoven, beau-fils de l’ancienne reine Beatrix.



Du coup,  moi l’opportuniste,  entre un tremblement de terre à Taïwan, cette vague de froid (où je pense surtout aux sans abris,  aux migrants),  à la visite (courageuse) de frère Président  Macron chez les Corses, à la neige qui paralyse brusquement le quotidien des Parisiens et les moins vingt degrés  pour les JO en Corée du Sud,  mon coup de cœur va pour Hermien aux Pays-Bas...et vous propose d'écouter  ma chanson « Amour Vache » ou par son deuxième titre « Les Vaches vous pardonnent » .

(Au fond peut-être qu'Hermien a perçu les ondes de cette chanson!)


Les vaches vous pardonnent

Après la parabole des vaches  grasses et puis maigres
Il y en a d’autres plus folles devenues boucs émissaires
Qui donnent un goût de vinaigre au vin parlementaire

Amour amour amour

Chacun son parapluie pour le sort de ces vaches
On parle d’Europe unie, mais là ça se relâche
J’appelle les nostalgiques des  cowboys d’Amérique

Amour amour amour

J’ai comme un léger flash faudrait conduire ces vaches
Vers l’Est jusqu’en Asie plutôt que les brûler
Pour cultiver le riz en Indes elles sont sacrées

Amour amour amour

Si mauvaise pour le grill qu’elles aient droit à l’exil
N’oublie pas que l’une d’elle contribue à la joie
Dans la Crèche à Noël  auprès de l’Enfant Roi

Avec ou sans lasso un petit rien d’aventure
Vous reviendrez plus purs l’esprit moins mercantile
Ce ne sont pas que des mots qui sortent d’un évangile

Amour amour amour

Après la parabole des vaches grasses et puis maigres
Les seules que je crois folles sont les histoires des hommes
Mais même à ceux trop pègres les vaches leur pardonnent

Amour amour 

Leur pardonnent

Arrangement musical de feu (en février 2011)  cet  ami et   trompettiste virtuose 

  Gérard Sabbe 


Cliquez sur ce lien pour écouter l'extrait musical  

samedi 20 janvier 2018

Tango Terre



Paul Bocuse,   peut-être pas qu’un simple maître de la panse,  mais aussi un maître à penser.  Hommage à toi qui viens de rejoindre ta quatrième étoile,  ce 20 janvier 2018.
Mais,  comme depuis pas très longtemps enfin,  la communauté scientifique admet que le cerveau n’a pas le monopole absolu de générer la pensée;   que notre système digestif en est également un grand instigateur,  ci-joint cette pensée folle dans le refrain de


 Tango Terre

 « La Connaissance n’est pas ce que tu penses

La Connaissance n’est pas que l’expérience

La Connaissance ça commence par la panse » 

Cependant pour plaire à papa qui trouvait évidemment que cela manquait d’élégance, j’ai changé le dernier vers par : 

« La Connaissance… peut-être une simple question d’aimer ».

  Il avait raison, c’était plus digeste pour l’esprit…n’empêche que j’énonçais une grande vérité...et adieu la rime tellement utile à développer des idées en veilleuse enfuies dans notre subconscient!     Mais voila cet hymne à la terre que j’avais rêvé pour l’Eurovision.  Avec une autre chanteur que moi évidemment.  Les belles voix ne manquent plus depuis les Voices etc.

 



Presque une année déjà cette lettre :

 La COP 23 vient de se terminer?    


Au début du printemps 2017,
je contemplais ces herbes sauvages qui poussaient de plus en plus autour de la maison,  où la luzerne mauve rivalisait déjà  avec les pâquerettes,  les fleurs de pissenlit et d’autres espèces encore,  pour le bonheur des abeilles,    procurant un habitat sécurisant aux insectes et larves,  escargots,  limaces et  batraciens divers face à la sécheresse de l’été qui s’annonçait…oui,  suite à ma solitude soudaine (voir article Ghosting 23 avril 2017),  je contemplais cette nature verdoyante qui me souriait,  plutôt que raser impitoyablement cette mini biosphère  à coups de tondeuses ridicules pour obtenir ces pelouses  aseptisées poussées par des humains névrosés à la recherche - de quoi finalement...ah oui, peut-être de voir vraiment apparaître SOFIA,  ce robot de Ben Gourdzel,  nouveau citoyen reconnu en Arabie Saoudite -  ?  Oui  bien sûr ce n'est pas la chanson porto-ricaine de Luis Fonsi, "Espasito" qui vient de battre le record par ses deux milliards de visite,  je sais ...Ah le Savoir...la Connaissance?   Et en ce moment,  assez surpris de moi-même,  car la politique n'est pas vraiment ma tasse de thé, je lis du Macron "Révolution".  Ce que j'aime,  c'est sa philosophie du mouvement.  Franchement,  il me surprend.   Je crois que c'est l'Homme qu'il fallait. 

Alors on danse?  Non,  moi je chante:   

Ce que la Terre désire, le vœu de cette chanson:

Un clic pour écouter cette chanson
Tango Terre
Arrangements :  Jean-Marie Dorval

Le désir la Terre?
C'est de voir comme elle est belle
De la contempler et s'y trouver bien
Que les hommes y prospèrent 
Dans une entente fraternelle
Écoutent leur âme et maîtrisent leur destin
Le désir de la Terre
C'est de penser comme elle
Libre de toutes frontières pour établir les liens

Refrain:
Mais elle est comme une femme 
Qu'on a violée
Par des bombes et des flammes 
Pour l'aseptiser
Car nous les petits hommes
Croquant la pomme...de la Connaissance? 
La Connaissance!  N'est pas ce que tu penses
La Connaissance ! N'est pas que l'expérience
La Connaissance?  Peut-être une simple question...d'aimer

Le désir de la Terre 
C'est de vivre comme elle
Sans vouloir changer le cours de son Histoire
Laissons couler les rivières
Nul besoin de tutelle
Plus de barrages trop lourds ni de villes trop noires
Le désir de la Terre c'est d'être en communion
On saura quoi faire pour gérer ses nations

Le désir de la Terre
C'est se sentir en elle
Au paradis comme elle aux travers les cieux
Dansante dans l'univers 
Amoureuse du Soleil
Que femmes et hommes ensembles
Soient vraiment heureux
Le désir de la Terre

C'est perpétuer l'instant
De l'amour mères et pères pour la vie d'un enfant

Et s'accomplira sa voie sa destinée
Fière de nous porter dans l'immensité
Nous devenus sages presque des anges

D'être une étoile parmi les étoiles. 


vendredi 12 janvier 2018

Port au Prince

12 janvier 2010 …et nous apprendrons en fin de journée (vu le décalage horaire de 5 h)  le séisme qui détruisit Port-au-Prince  et entraîna la mort de plus de deux cent mille personnes.    Un drame qui me rappela celui d’Arménie,  en décembre 1987, qui en  provoqua environs dix fois moins  - ce qui est toujours énorme,  car  même une seule victime est un  drame -  m’inspira une chanson, qu’encore récemment,  j’en ferai part à Charles Aznavour par l’envoi postal aux trois adresses,  une en Suisse et deux à Paris ,  d’un courrier accompagné de mon CD Album « Lampedusa » (Oui,  encore un sujet d’actualité que sont ces continuels boat people en Méditerranée ! ).  La star,  l’inaccessible étoile sans doute,    ne m’a toujours pas répondu.   Je peux comprendre.  Cela doit être agaçant un personnage anonyme qui cherche continuellement  à se faire remarquer du style «  Allo moi,  ici les autres,  j’ai quelque chose à dire ».   En ce qui me concerne,   c’est plutôt les chanter ces choses à dire.  Et,  laissez-moi rêver …de croire que grâce à Internet peut-être, l’une de mes complaintes pourrait, par un heureux hasard de lucidité commune, une prise de conscience collective, qu’elle puisse par le simple clic d’un transfert  de quelques  citoyens of the World de bonne volonté,   faire le tour du monde,  comme être entendue jusqu’à Port-au-Prince et donner du courage aux Haïtiens...  qu’ils sachent,  qu’ici en Belgique,  on pense à eux.     
 Trois mois plus tard,  en Mars de cette terrible année 2010 qui endeuillât toute les Antilles,  Jean Ferrat disparaîtra également.   Celui qui ne chantait pas pour passer son temps…qui se sentait utile (comme le chantera plus tard Julien Clerc),  j’aimerais que tous mes correspondants  acceptent cette idée que cela  reflète assez bien ma propre philosophie.  Il s’agit de solidarité.   Pardon pour les autres qui ne l’entendent pas de cette façon là ;  mais alors qu’ils me le signalent pour que je n’encombre plus inutilement leur boite à message.  Cependant, et loin de moi  à vouloir imposer par le jeu de la double contrainte une pensée manipulatrice,  soyez convaincus que chacune de vos adresses est un bien précieux que je respecte  à l’instar de Maître Eckart : « chaque homme est un lieu saint ».  

mesparaboles.blogspot.be

2018,  l'année du "OUI" (dis Oui!) 

blog //: mesparaboles.blogspot.be
tel ++32(0)477 840 443
63,  rue de l’Antenne
5580 Rochefort (Belgique)

Lettre à Charles Aznavour

Grand Charles,
D’abord un merci à  François Busnel d’avoir permis, par son émission
« La Grande Librairie »,
 de mieux encore connaître  le célèbre Aznavour… - Encore cette dernière présentation  d’« Écrire ».    Je ne devais certainement pas être le seul qui fut complètement scotché par la puissance du texte et de l’interprétation  de son auteur.    Oui scotché est bien le terme pour dépeindre celui qui t’écrit en ce moment,  à savoir ce 29 décembre 2017,  pris d’une intense émotion avec les larmes pour te dire pardon,  pardon,  pardon !   Oui,  pardon de t’en avoir voulu  quand, suite au séisme du 7 décembre 1987 qui détruisit une grande partie de l’Arménie …que j’avais téléphoné à ton studio à Paris pour annoncer ma chanson « A comme Arménie » pour te l’offrir ;   et que ton collaborateur  - ne m’envoya pas vraiment sur les roses (laissons ces reines des jardins fleurir la tombe de ton ami  Bécaud ! ),   disons plutôt,  sur une voie de garage,   Il me proposa de prendre contact après le six janvier et précisant que l’important c’est de faire une chanson…et effectivement,  je constatai,  un peu vexé que   cette chanson,  créée dans le but de récolter des fonds,  passait sur les ondes avant cette date.   Moi, je n’avais pas eu le temps de lui répondre : « Non l’important,  c’est de faire la chanson »,  vu qu’il m’avait raccroché au nez.  Je te jure que cette chanson,  je l’avais captée,  je ne sais comment…mais je savais que c’était elle :
 « A comme Arménie » ...non pas le A d'Aristote,  ni  celui d' Averroès ,  un A bien présent d'un A en pleine actualité (à l'époque)
.../... Ce n'est pas que j'ai des idées noires
Mais j'ai besoin d'y aller voir
Ce qui se passe en Arménie
De la Caspienne à la Mer Noir
Il faut de l'aide et de l'espoir.
Peut-être encore sauverai-je une vie

Et qui m'avait forcer à conclure, me rappelant ce message d'un nomade touareg:
-" Les maisons en dur sont les tombeaux des vivants"- , cette dernière strophe:

…/…De ces villes qui tuent combien en faudra-t-il
Pour qu’enfin les hommes se décident en famille
À franchir leurs barrières  ces abris sans lumière
Et sans la moindre peur refaire leur univers.

Oui,  j'estimais qu'il ne suffisait pas d'une simple chanson pour récolter des fonds,  mais aussi,  qu'elle puisse faire réfléchir notre humanité toute entière qui a tendance à s'agglutiner dans les villes. 

  Comment avais-je pu penser un seul instant atteindre l’inaccessible étoile,  comme l’avait chanté Brel!  J’avais été prétentieux,  voire ridicule !
 Je bénis cette émission, …    de  t’avoir  retrouvé…de me rendre compte du géant de la chanson, du juste mot que tu as toujours trouvé pour  chanter tes cris,  tes poèmes, qui sensibilisent  …qui rendent  les gens meilleurs ;  je suis bouleversé par toutes tes réponses à François Busnel…mon texte n’était certainement pas à la hauteur.  Pardon !
Enfin,  suite au tremblement de terre du 12 janvier 2010 à Haïti,  j’en ai récupéré quelques parties pour cette chanson « Port-au-Prince » (la 12 sur l’album « Lampedusa… »),  et me permets de t’offrir cet album sorti en 2014 à l’occasion des fêtes et te présente mes vœux pour 2018…l’année du « Oui » (à la rime dix-huit pour penser positivement
: « Dis Oui »).

Oui à l'écoute de l'autre
Oui à la Paix
Oui au bonheur
Oui à la Lucidité
Oui au Grand Partage
Oui au respect de la Terre et de toutes les vies qu'elle abrite. 

Et oui,  tu remarqueras  que le boudeur,  que j’étais  encore en 2014,   omit de citer ton nom sur l’album parmi tous les autres maîtres qui m’inspirèrent,  alors que ce sont surtout tes chansons que j’interprétais à la Côte d’Azur dans les années soixante et qui furent un précieux guide.  Pardon.  

Ce n’est pas l’homme qui fait l’amour
C’est l’amour qui fait l’homme …
(dont  Charles Aznavour)


Tiens à tout hasard,  ce texte (que je chantais à la guitare,  mais jamais enregistré)
De "Amour de patate" (à la dernière bière...)
Je croyais refaire le monde
Vivre toujours auprès de ma blonde
Chanter l’amour et même la paix
Mais c’est le monde qui m’a refait
Oui partout c’est la guerre
À quoi bon pousser mes cris
Pour cette planète en sursis
Personne ne veut entendre

Mais j’ai des patates à cuire
Et dois garder le sourire
Pour passer les commandes
Des clients qui attendent
J’ai des patates à cuire
Et dois garder le sourire

Lorsqu’une chanson germait en moi
Je me sentais plus riche qu’un roi
Avec la foi d’Charles Aznavour
Jurant qu’un jour ce serait mon tour
Mes patates sont à vendre
Ce sont mes seules affiches
L’important c’est leur ventre
De mes paroles ? Ils s’en fichent !

Et j’ai des patates à cuire
Et dois garder le sourire
Pour passer les commandes
Des clients qui attendent
J’ai des patates à cuire
Et dois garder le sourire

(Modulation + ½ ton)
Hélas ! Ma blonde devint triste
Pas toujours gaie la vie d’artiste
J’ai donc cherché une autre voie
Mais impatiente elle se sauva

Et maintenant l’âme en peine
Je vends des patates à tout venant
Mais quoi faire de mon argent
À qui l’offrir je n’ai plus de reine

Mais j’ai des patates à cuire
Et dois garder le sourire
Pour passer les commandes
Des clients qui attendent

Aïe …mes patates sont trop cuites !
Les clients prennent la fuite
C’est bientôt la faillite
Tant pis je m’offre une bonne cuite

Et  maintenant auprès de ma brune
Je vends de la bière
Jusqu’à  ce qu’à la dernière
Qui me conduira au cimetière!

Oui,   il y a encore tellement à faire,  à dire,  à chanter…mais j’ai besoin d’être aidé…N’est-ce pas qu’on ne peut absolument pas s’arrêter,  malgré mes plus de cinquante ans de non succès ? Et pardon de m’adresser au plus grand,  à celui qui justement,  Maître, à l’apogée de son art  - que la chanson est bien un art majeur, comme il dit -,  ne s’arrêtera jamais.   Quelle belle leçon tu viens encore de nous donner !  Merci.  


www // : mesparaboles.blogspot.be 

Tremblement de terre à Port au Prince le 12 janvier 2010.
+ de deux cent mille victimes

Un clic sur ce lien pour écouter cette chanson
Les guitares de Jérôme Munafo.





Port-au-Prince
12 janvier 2010
Intro guitare

La terre  a tremblé vibrante de colère
Cités effondrées  des corps empierrés
L’action humanitaire  accourt du monde entier
Faut-il de tels séismes   pour lever les frontières ?
Refrain
À Port-au-Prince on pleure son trop plein de souffrance
La terre ici  assume seule la faute
Tout juste veulent-ils mourir  rejoindre dans la tombe
Tous ces amis perdus où régnait tant d’enfance


Dans ce chaos sans bruit  on suit le chien ça change
Sauvera-t-il quelques vies avec un peu de chance
Entre morts et vivants ça diminue la peine
Ni prêtre ni fossoyeur on inhume soi-même

À Port-au-Prince on pleure son trop plein de souffrance
La terre ici  assume seule la faute
Tout juste veulent-ils mourir  rejoindre dans la tombe
Tous ces amis perdus où régnait tant d’enfance

De ce tableau fatal  qui frappe les esprits
Entre le bien le mal quel est le juste prix
Après les chiens dociles  les loups reprennent la ville
Bien sûr  quelques familles  choisiront l’exil !

À Port-au-Prince on pleure son trop plein de souffrance
La terre ici  assume seule la faute
Tout juste veulent-ils mourir  rejoindre dans la tombe
Tous ces amis perdus où régnait tant d’enfance

Epilogue :
Aux rares miraculés  échappés de ces ruines
Votre nouvelle vie  en vaut deux ou trois mille
Que viennent à vous ces âmes devenues orphelines
Qui vous donneront la force  de rebâtir la ville
Port-au-Prince…
Port-au-Prince…


dimanche 24 décembre 2017

À Noël, les vaches vous pardonnent






12 décembre 2017 

Jour de la naissance du grand Rabbin français,  Josy Eisenberg en 1933 …hélas !  cet écrivain , (PM.  coauteur du film Rabbi Jacob joué par  Louis de Funès),   vient, comme Johnny Halliday et Jean d’Ormesson , de nous quitter en ce début de décembre,  le 8 plus précisément.  Nous n’aurons  plus ce visage bienveillant  sur la Toile de cet homme de lettres et animateur,   interrogeant l’un ou l’autre des grands penseurs de notre temps,  tous les dimanches matin à l’émission « Source de Vie » sur l’A2.   

  Voilà les solstices d’hiver et leurs ténèbres et ces tristes départs,  mais je sais qu’ils accentueront la ferveur des hommes dans leurs prières… soit en allumant le candélabre de ses huit flammes (Hanoucca) ou célébrant la naissance de Jésus dans la crèche à Noël. 
Période de miséricorde,  de rapprochement…même les vaches peuvent pardonner !

« Je sais,  c’est déjà de l’histoire ancienne…raison de plus d’en avoir fait, à l’époque,  cette chanson »:

Les vaches vous pardonnent

Après la parabole des vaches  grasses et puis maigres
Il y en a d’autres plus folles devenues boucs émissaires
Qui donnent un goût de vinaigre au vin parlementaire

Amour amour amour

Chacun son parapluie pour le sort de ces vaches
On parle d’Europe unie, mais là ça se relâche
J’appelle les nostalgiques des  cowboys d’Amérique

Amour amour amour

J’ai comme un léger flash faudrait conduire ces vaches
Vers l’Est jusqu’en Asie plutôt que les brûler
Pour cultiver le riz en Indes elles sont sacrées

Amour amour amour

Si mauvaise pour le grill qu’elles aient droit à l’exil
N’oublie pas que l’une d’elle contribue à la joie
Dans la Crèche à Noël  auprès de l’Enfant Roi

Avec ou sans lasso un petit rien d’aventure
Vous reviendrez plus purs l’esprit moins mercantile
Ce ne sont pas que des mots qui sortent d’un évangile

Amour amour amour

Après la parabole des vaches grasses et puis maigres
Les seules que je crois folles sont les histoires des hommes
Mais même à ceux trop pègres les vaches leur pardonnent

Amour amour 

Leur pardonnent

Arrangement musical de feu (en février 2011)  cet  ami et   trompettiste virtuose 

  Gérard Sabbe 


Cliquez sur ce lien pour écouter l'extrait musical

mercredi 6 décembre 2017

Les copains d'abord



Jean d’Ormesson et Johnny Halliday

 Ce n'est pas un,  mais deux Immortels.   L’ académicien et le chanteur rocquer.  Un point commun :  un destin sans la moindre défaillance;   l'un à quatre-vingt douze ans et toujours l'esprit vif,  l’autre  soixante-quatorze,  toujours droit sur la scène face à son public. Deux Maîtres de lumière qui ont accompli leur Grand'oeuvre  à l'Évolution et qui pouvaient enfin repartir en paix.  Hélas!,  en général,  c'est souvent après leur disparition que l'on s'en rend vraiment compte!   Ce qui prouve,  une fois de plus,  que la mort est indissociable à la vie. 

 Le Contrat du Diable

Arrangement et basse guitare : Alan Booth
Piano : Rudy Mynaerts
Guitare : Roland Kert
Batterie :  Bob Darch

J'avais l'espoir que cette chanson soit interprétée  par Johnny,  mais avant moi, plus de six cents auteurs/compositeurs attendaient leur tour. 


Cliquez sur ce lien pour écouter l'extrait musical

Pourquoi gagner ta vie en tuant d’autres vies
C’est la branche que tu scies ;  on va tous tomber
D’ailleurs,  elle aussi mérite la vie
Dieu l’a créée  pour t’y accrocher



J’avais quitté la boutique depuis un certain temps,  croyant naïvement,   car à l’époque j’y croyais vraiment :  que la chanson nourrirait son homme presqu’aussi bien  ( non…je devrais dire « nourrir  mal »,  puisqu’il s’agit de restaurants à grand débit qui  assuraient, à ma petite famille,  un certain confort matériel).  À cette époque, au milieu des années 80,  je ne pensais pas à l’impact sur la santé de mes clients consommant les  milliers de plats qui sortaient de nos cuisines classiques,  à savoir surtout de viandes saucées,  trop riches,  trop gras.   Mais tout sera brusquement chamboulé lorsque  l’oncologue  annonça à mon épouse,  un début de septicémie qui risquait de tourner en leucémie avec l’impitoyable verdict de deux à trois ans  de sursis,  à moins d’éliminer les causes.  Fou d’inquiétude,  je décidai de m’écarter complètement de mes occupations professionnelles,  pour me plonger la tête en avant dans cet océan de données scientifiques, médicales et para-médicales   - aussi bien au sujet de la santé du corps que de celui de l'âme -.    Une  année  d’investigation - ce n'est évidemment rien à côté des études de médecine pour mieux comprendre la raison de nos points faibles que l'on nomme maladie, -     mais néanmoins,  l'une des causes principales me sauta aux yeux : nos très mauvaises habitudes alimentaires.  Déjà,  était paru en 1826 "La Physiologie du Goût".   Brillat-Savarin,  énonçait (comme un message testamentaire puisqu'il mourut cette même année)  que l'avenir des nations dépendait de la façon dont leurs peuples  se nourrissaient .  
 Mes restaurants, conformément à nos us et coutumes occidentaux, étaient vecteurs  de la dégradation des gentils consommateurs qui m’assuraient la prospérité de bourgeois bien dans ses bottes.  Je ne pouvais plus continuer ainsi.

Sans doute qu’on est encore loin du jour, où chaque homme  décidera d’exercer des activités qui ne vont pas à l’encontre de tout ce qui vit sur cette planète,  mais soyons optimistes et utopistes.  Comme disait Théodore Monod : « L’Utopie ?  Une chose qui doit encore arriver ! »

Chanson « Le Contrat du Diable » ?

C’est accepter la contrainte au défi de sa propre liberté de penser et de faire comme les autres sans réfléchir au détriment de sa propre personnalité.   

"Les copains d'abord sont déjà morts"  n'est pas de  réfuter la chanson de Georges Brassens,  bien au contraire; et pour Johnny,  ces paroles n'étaient-elles pas celles qu'il aurait peut-être aimer chanter,  prouvant  cette volonté à toujours se remettre en question;   qu'il faille néanmoins continuer à aller de l'avant.  Se retourner continuellement sur son passé,  c'est comme si les phares de notre auto éclairaient à l'arrière le chemin parcouru au détriment de regarder la route devant soi.    

Je reprendrai le back up de cette musique country pour deux autres chansons : « Quoi tu fumes encore » et « Dollar dollars » (où je fais  un clin d’œil à Johnny).  Voir  en remontant dans le temps du  blog.




Le Contrat du Diable


Refrain :
Les « Copains d’abord »  sont déjà morts
Tu n’as de contrat qu’avec ta foi
Pas celle du Diable,  même s’il s’assoit à ta table
S’il y a un contrat,  c’est déjà Satan
Qui te jette dans l’effroi,  qui suce ton sang
S’empare de ton âme.  Écoute mon refrain
Éteins cette flamme  que tu suis comme un chien

refrain …

Des chevaux qu’on abat comme du vulgaire bois
À l’aide de masses !  Que malgré tous ces cris
Il n’y ait  rien qui se passe.  Pourquoi ce défi
De ces hommes d’autrefois qui n’ont rien compris ?
Pourquoi gagner ta vie  en tuant d’autres vies
C’est la branche que tu scies ;  on va tous tomber
D’ailleurs elle aussi mérite la vie
Dieu l’a créée pour t’y accrocher
Si tu veux jouer l’autre,  tu rentres dans l’antre
De l’ego profitable,  pas pour toi,  pour le Diable
Et va boire ton whisky ;  acheter tes cibiches
Retourne dans ton lit.  Moi,  je vais voir courir les biches
Le « Contrat du Diable »,  c’est aussi ces mères*
Parce qu’elles t’ont donné la vie,  te poussent à l’agonie
Mais tu dois être père et suivre ta voie
Celle qui dit bats-toi,  mais rien qu’avec toi
Si on te force maintenant à signer un contrat
C’est qu’en face de toi,  ils ne sont pas très confiants
Ils te prennent pour un sot qui ne fera de vieux os
Tu rentres dans le lot des petits boulots

Les fanas du contrat je vous dis non cette fois
Pour votre baptême merci le stratagème 
Le paradis le fric je préfère mes folies
Que mon air diabolique puisse apporter la vie 
... 
Tes parents ou copains,  s'ils t'aiment bien
Ne voudront jamais te lier les mains
Pour eux le « D’abord »,  c’est que tu sois fort
Quant à leurs problèmes,  ils te diront eux-mêmes

Les « Copains d’abord »  sont déjà morts
Mais c’est pourtant eux qui t’envoient des Cieux.**
Cette force redoutable.  Ils sont toujours là à ta table

* Oui,  la double contrainte de certaines mères,  bien sûr.  Ce n’est  heureusement pas une généralité.

**Hommage à Yves Montand qui m’encouragea à ne jamais abandonner. 

vendredi 1 décembre 2017

Qui suis-je ?

Qui suis-je?

Mais d'abord un p'tit gars qui le dit à sa mère à 18 ans par sa  première chanson ;  celui qui avait le droit d'aînesse dans une fratrie de six enfants,  bien que second après René;  mais ce dernier (ou ce premier) naquit avant le mariage de nos parents: Georgette Fronville et Lucio Froès.  -  Il paraît que c'est comme ça...et maintenant,  c'est vraiment le cas : hélas !, René nous a quitté le 25 novembre 2005 à l'âge de soixante-quatre ans suite à des fibroses pulmonaires,  grand fumeur qui avait pourtant arrêté dix ans auparavant  - Quoi tu fumes encore !  Cette chanson est  sur mon blog - ;  et puis ce droit   ne devra jamais être invoqué vu que dans notre famille,  il n'y a rien à partager à part  des photos souvenirs et quelques meubles auxquels,  nous les cinq derniers,  tous à l'âge de la retraite,  les entretenons avec tendresse en pensant à cette maman et ce papa disparus.  Ils se connurent  en 1939 à l'Alhambra pour donner un récital  au profit de la Pologne, envahie par l'Allemagne nazie.   Elle au piano et lui au violon.  Même si ce concert n’avait pas rendu la liberté aux Polonais, la  Méditation de Thaïs de Massenet   avait tout de même contribué à faire en sorte que nous voilà, nés à Bruxelles (St-Gilles) -  René le 20 décembre 1940 et moi,  le 6 juin 1942-  Je sais,  cette date anniversaire  rappelle le débarquement de Normandie en 44,  fameux  feu d’artifice…mais je n’ai pu l’entendre,  nous étions au Portugal depuis 43.  Sa Majesté le Roi Albert aussi vit le jour un six juin en 1933.  Hélas !, nous ne l’avons pas encore fêté ensemble…mais ça viendra peut-être un jour quand  le public comprendra enfin l’histoire de cet espion précoce que je fus à l’âge de six mois quand mon père,  dessinateur talentueux,  sorti fraîchement de la Faculté de Solboche, avait dissimulé dans mes langes de bien curieux plans : ceux de l’usine d’Haarlem qui fabriquait des moteurs d’avion pour le compte de l’armée allemande.  Il eut l’idée de dessiner l’implantation exacte de ces ateliers réquisitionnés par la Luftwaffe.  Ces croquis détaillés furent cachés dans mes couche-culotte pendant le voyage en train pour être remis à des agents secrets de l’Intelligence Service à Lisbonne.  Ces hommes de l’ombre viendront plus tard féliciter leur opportun espion pour lui annoncer que grâce à lui,  les usines furent bombardées avec succès sans faire de dégâts aux maisons civiles à proximité,   ce qui ajoutera à son bonheur de  retrouver sa patrie, quittée à l’âge de neuf ans.   -    Dom Alfredo César Salles,  notre grand-père, notable de Santarem, ruiné suite à un incendie qui ravagea ses terres,  fut engagé en 1929 par la société Macadam en tant que contremaître  pour participer à la construction des routes du littoral en Belgique.  Il emmena évidemment sa famille  et quelques-uns de ses fidèles ouvriers.  Suite à un AVC, il mourut dans un hospice à Bruxelles en 1939, à l’âge de soixante-trois ans. 
Au début des années quatre-vingts, irrité par les querelles politiques entre les Flamands et les Wallons au sujet de  Bruxelles,  j’avais griffonné:

« Pendant que des Flamands creusaient les mines liégeoises,  que des Wallons fouillaient le sol du Congo à la recherche de minerais précieux,  mon grand-père portugais traçait des routes en Flandre.  En tant que Bruxellois,  ne me demandez pas de  choisir entre la Flandre et la Wallonie, comme  un enfant qui devrait le faire entre son père et sa mère.  Parfois je tourne les yeux vers le Sud, vers ce Portugal dont je ne parle même plus la langue ».  Ce sera donc dans la langue de Molière,  avec néanmoins cette lacune de ne pas avoir fait gréco-latine,   que j’exprimerai,  avec la guitare,   mes états d’âme à la fado de demi-Portugais,  mélangé à du quart auvergnat et flamand de mes origines maternelles (Grand-père Georges Fronville épousa Reine Minschaert, une Anversoise).