mercredi 22 mars 2023

 La Vie devant soi

(suite du blog du 17 mars 2023)

Avec du recul, je peux dire aujourd’hui qu’Il y a des paris qu’il vaut  mieux éviter, surtout si les protagonistes sont un couple uni pour le pire et le meilleur ... Et justement, l’enjeu, non des moindres, proposait – c’est vrai, j’avoue, d’en avoir été l’instigateur (du pari).  - « La Vie devant soi » - roman, je le savais, d’avoir lu, par hasard quelques jours auparavant, dans la rubrique des spectacles et variétés du journal « le Soir » l’annonce de ce film, dont le livre éponyme avait obtenu le prix Goncourt en 1975, signé Emile Ajar, alors qu’il fut issu de la plume de Romain Gary.  Ce qui avait provoqué dans le monde littéraire, surtout suite à son suicide en 1980, de fameux débats.  En effet, un lauréat du Goncourt ne peut se présenter une deuxième fois.  Ce prix, il l’avait déjà obtenu pour « Les Racines du Ciel » en 1956...Intrigué à l’époque, je m’étais plongé dans cette quasi confession littéraire « Pseudo (d’Emile Ajar/Gary) » un peu perdu dans les circonvolutions de la névrose du prolifique et polymorphe écrivain.  Bref, j’étais un peu au courant, mais Hélène ne voulait rien entendre !   

Enfin... « La Vie devant soi », ce titre n’inciterait-il pas – en tout cas pour moi -   cette vision optimiste d’aller de l’avant, vers un avenir plein de promesse ?  Or, notre évasion sur la Côte d’Azur, en quelques sorte, en retrait de nos affaires (à savoir l’exploitation de plusieurs restaurants, principalement au cœur de Bruxelles près de la Grand-Place), non pas que les formules d’exploitation soient obsolètes et demanderaient une restructuration ;   les finances  se portent comme un charme (qui nous permettaient justement ces quelques caprices de rouler en Rolls et posséder un luxueux motor-yacht),  mais nous étions brutalement frappés par le mauvais sort.  Suite à des examens cliniques, l’oncologue de l’Institut Bordet, Dr. H. annonça un diagnostic peu réconfortant à cette superbe femme de quarante-cinq printemps.  Je la vois revenir sortant du cabinet médical, ses beaux yeux émeraudes en sanglots pour m’annoncer dans la voiture : « Une septicémie aiguë qui risque de tourner en leucémie...Alors, deux à trois ans... à moins d’éliminer la cause... ».  Là, c’est le coup de massue, nous fondons en larmes...Et nos enfants : Barbara, huit ans, et Laurent, presque seize ? 

 

C’est fou, lorsqu’il y a péril dans la demeure de constater le brusque réveil de nos neurones !  Dès lors, comme une véritable    éponge, j’absorbe, je m’informe, je lis, j’écoute, je cherche, j’apprends tout ce qui est possible auprès d’éminents professeurs, nutritionnistes, etc.   Leurs conférences et leurs livres ne manquent pas à l’appel. Entre autres lectures, cette remarque d’un réputé docteur, dont, hélas, le nom m’échappe : « La maladie est une chose trop sérieuse pour la confier qu’aux seuls médecins ».  C’est évidemment à méditer, ce que je ferai.   Et cela, pendant plus d’une année, loin de mes occupations professionnelles.

 In fine, les causes de la mauvaise santé sont relativement nombreuses. Mais celle qui méritait la première place sur le podium était sans contexte : la mauvaise façon de nous alimenter.   

L’enjeu du Pari ?  Celui qui perd suit l’autre dans sa manière de se nourrir.   Moi, depuis quelques temps, je mangeais quasiment cru ; me sentais en pleine forme ; et miracle, j’avais perdu près de quinze kilos.  Ce choix de vivre, bien sûr,  était motivé par amour, car apparemment je ne souffrais d'aucune maladie particulière. C'était une expérience  en jouant le rôle du cobaye pour ma belle.  Hélas, ma dulcinée, trouvait que je délirais!   Ce n’est pas avec moi « cette vie devant soi », mais avec son nouveau médecin, dix ans plus jeune qu'elle et recommandé par l'oncologue,   qu’elle finira par épouser ...Et qui ou quoi de mieux qu’un toubib  amoureux, après tout !  

Oui, fin 1987,  ma vie changea complètement et partirai seul, (enfin presque, j'avais ma guitare)   laissant la place chaude à l'amant: 



Cliquez ici pour écouter Départ


arrangements: Alan Booth




Départ


Bien sûr qu’il y a des liens très fort  
Qui tiennent l’esprit et le corps
On ne sait pas toujours pourquoi  
Mais parfois on quitte tout ça
Couplet 1 :
Écoutez-moi frères et amis 
Je viens vous dire que je m’en vais
Comme l’hirondelle vers le midi 
L'en empêcher elle en mourrait
Pardon ma mère, pardon mon père 
Mais vous savez bien mieux que moi
Même si les hommes sont solidaires
Chacun doit suivre sa propre voie
Refrain
Suis-je un de ces fils du vent  
Nomade d’instinct guitare au flanc
À la manière des troubadours 
Par mes chansons je vis d’amour
Couplet 2 :
Et toi ma femme qui ne veux suivre  
Ta destinée n’est pas le vent
Je partirai seul sans rien dire 
Laissant la place chaude à l’amant
Je vous laisserai mon peu de fortune  
Pour mes paroles et mélodies
Les braves gens me donneront la tune
C’est ma façon de gagner ma vie
Refrain 2
Couplet 3 :
Les sédentaires gardiens de frontières 
Je ne m’en vais pas pour faire la guerre
Mais regardez comment se meurt 
La Terre entière face à vos murs
Bien sûr qu’il y a des liens très fort  
Qui tiennent l’esprit et le corps
On ne sait pas toujours pourquoi
Mais parfois on quitte tout ça

Ma foi… ma voie !
Cliquez ici pour écouter Départ

arrangements: Alan Booth


L’Essénienne ? 




Une voie, un chemin très ancien…oublié ;  comme vivait cette tribu juive au temps de Jésus.
Ont-ils survécus ?  Oui,  par l’oubli de leur propre identité.
Hommage à la non affirmation d’appartenir à un clan,  vecteur de conflits depuis la nuit des temps.  En bref,  sortir du nationalisme...dans un premier temps:  être Européens...ensuite ,  peut-être Terriens...si  notre  Planète tiendra  le coup encore.  



Écoutez les amis un instant
J’ai trouvé le chemin éternel
Que nous soyons de simples mortels
Dans l’ensemble nous restons vivants

Je vous parle au nom du Tout Puissant
L’Homme ne peut agir en mesure
Qu’en chassant cet enfer du dedans
Pour « bien faire »,  il doit être pur

Que du fond de l’abîme où nous sommes
On puisse encore y trouver des hommes
Est la preuve de l’amour infini
De Celui qu’on appelle ainsi

J’ai le remède pour vivre longtemps
Suffit d’être dans le mouvement
Manger du frais et du vivant
Vous garderez toutes vos dents

Ce qui permet d’être souriant
Dilate le nez évidemment
Il faut que l’air entre en dedans
Et nous aurons l’air bien portant

J’évite de cuire les aliments
Avant de les prendre je les sens
Je recherche les vrais artisans
Le moins possible le tout-venant

Le lait de vache je le laisse aux veaux
Le sein de maman pour les poupons
Quant à l’alcool et le tabac
Faut être fol pour aimer ça

Méditation sans référence
Oublie l’ennemi c’est ta puissance
Esprit tranquille bien au repos
Permet d’agir sans confusion

Vibre dans le vent comme les saisons
Le vrai bonheur est au présent
Se manifeste alors l’Originel
De ton instinct qui te réveille

Et tu seras bien dans ta peau
Pourra aimer tout comme il faut
Quant à la terre pour les suivants

Vaut mieux mourir sainement

vendredi 17 mars 2023


Fiat lux

(Que la lumière soit)

Baie de St Jean Cap Ferrat, par un bel après-midi de septembre 86,

À bord du Coloba, au mouillage à un quart de mil des pins parasols.

« La Vie devant soi », roman de Romain Gary, serait peut-être bien ici,

L’amorce qui donna un sens que j’appellerai trente ans plus tard : « Mes paraboles ».

 

  Mon épouse Hélène est occupée dans la cuisine. Sur le bateau, pas de bonne comme à la maison.  Rien que nous deux, sans la turpitude des vacances d’été avec les enfants et les invités enthousiastes pour ces mini croisières entre la Corse et la Ligure.   Surtout la Ligure où les mômes sont rois. Sur la Côte d’Azur, ces petits bouts en croissance qui gesticulent dans tous les sens et débordent d’énergie, semblent moins appréciés par les seniors somnolents allongés sur les galets aux alentours de Nice.  Sur les plages italiennes, ça carillonne de rires juvéniles, Oui, sans pour cela être à l’âge de la retraite - et je plaide coupable –, j’avoue aspirer aussi au calme.  Propice à la rêverie par le bercement du yacht sur « la mer de Charles Trenet », mon regard flou remarqua soudain dans un petit brûle parfum, près d’un des hublots, une petite abeille qui semblait en mauvaise posture.  Sans doute cette clandestine fut attirée par les senteurs florales de cet objet, lorsque nous étions à quai quelques heures auparavant. Il ne faut pas être entomologiste pour deviner que la petite ouvrière à moitié groggy n’aurait jamais pu rejoindre la côte.  D’un coup, je sortis de ma torpeur et lui tendis mon doigt.  D’instinct savait-elle que cet humain ne lui ferait aucun mal, que c’était une question de survie ?  En tout cas, elle s’y agrippa, même le temps de la manœuvre pour descendre le zodiac à l’eau suspendu aux bossoirs à l’arrière, et durant le parcours pour rejoindre la berge.  Elle s’envolera à quelques brasses du rivage ; mais aussi sans doute grâce au soleil et ses précieux rayons UV pour retrouver sa vitalité. Les faux arômes de cet artifice de salon sans pollen, avaient certainement déboussolé et épuisé l’insecte presque moribond.   C’est vrai qu’entre la cabine ombragée du navire et l’annexe exposée à la pleine lumière de l’après-midi dans laquelle nous avions pris place pour rejoindre la côte, il n’y a pas photo ... De cette observation jaillira l’idée du « Phosomètre », médaille de bronze au 19ième Salon des Inventions et Techniques nouvelles de Genève en 1991.  Le titre de cet ouvrage : « Fiat lux », n’est pas sans raison. Nous y reviendrons, mais pour l’instant, c’est de « La Vie devant soi », une grande affiche du film avec Simone Signoret (madame Rosa) , aperçue sur la route de la moyenne corniche qui menait à Monaco, qui fut l’objet d’un pari.   La mère de mes enfants n’en démordait pas. Pour elle il s’agissait du roman de Martin Gray. 



vendredi 17 février 2023

Dollar


+

Oui,  la planète rugit dans tous les sens.  À Pittsburgh,  une  synagogue,  ce lieux de prières,  un fou - un de plus - assassine;  un avion "low-cost" de Ryan disparaît en Indonésie; démocraties en péril au Brésil et de plus en plus,  grands discours des décideurs: les marchands d'armes assurent quelques milliers d'emplois.  Comme toujours on tue pour subsister... (puisqu'on existe qu'aux travers des autres).      Dollar-dollar ?  Et je me retourne sur mon passé et parfois un souvenir me revient et me fait sourire .  Comme certains le disent:

"C'était le bon temps!" 

Départ du Dakar ...
Oui surtout
Dollars dollars 

Rugissant...?, Oui les moteurs aux centaines de CV, (pas le 40ième Parallèle aux continuels cinquante nœuds de vent ...Le Spirit of Sindbad s'y est frotté avec quelques blessures quand-même)  du départ dans les déserts  en  Amérique du Sud.   Je ne suis pas sûr que Thierry Sabine aurait vraiment apprécié ces départs outre-Atlantique.  C'était magique partant de Paris.  Enfin,  je suis un nostalgique de mon quatrième Paris-Dakar (1982)!  Voici un extrait de mes souvenirs ,  mais d'abord la chanson...  elle rime si bien avec  avec Dakar.

Un clic pour écouter la chanson

Dollars !  Dollars !

Dollar ! Dollars !   Dollars ! dollars !
Le Dow Jones monte et descend
Se pourfend en pour cent ;
Fait la pluie le beau temps
Dollars ! dollars

J’avais un rencart
Avec une belle qui n’fume pas
De plus végétarienne
Moi qui mange comme une hyène
Hormis les insectes !
On est plutôt charognard
Quoi c’est infect?
Mais nous vivons du trépas

Dollars ! Dollars  Dollars ! Dollars !
Le Dow Jones monte et descend
Se pourfend en pour cent ;
Fait la pluie le beau temps
Dollar ! dollars

Du sang et des cris
Défilent dans mon  esprit
Je vois des chevaux qu’on abat
Comme du vulgaire bois
À grands coups de masse
Par des hommes d’autrefois
Qui n’ont rien compris
Que voulez-vous que la bonne y fasse ?

Dollars ! Dollars !   Dollars ! Dollars !
Le Dow Jones monte et descend
Se pourfend en pour cent ;
Fait la pluie le beau temps
Dollar ! dollars

De la politique de l’autruche
Ressurgissent les extrêmes
Qui « nazisent » les « je t’aime »
Même si l’Euro les condamne
Ils dansent toujours dans la ruche
Du quartier de Notre dame
Les dollars te vaguent à l’âme
C’est une question de « How much ? »

C’est que du papelard
Soufflerait Gainsbar
Allumant sa gitane
Pour se cacher de ses fans
Mais en réalité cette timidité
Te mène sur le billard

Et j’oubliai la clop
Dans l’dernier « sex-shop »
Plus d’habit de cowboy
Qui me collait  à la peau
Mon Smith & Wesson
Jeté dans la Seine
Je partis comme un homme
Aimer Marie-Madeleine

-Quoi tu n’as pas de dollar ?
Me dit-elle au plumard
Hélas !, je n’suis pas Johnny
Et m’exilai tout petit
Et je pris la guitare
En pensant aux  dollars

C’est ici que finit cette histoire
Mais ce n’est qu’une histoire de dollars

Guitare-basse: Alan Booth ;
Guitare : Roland Kert ;
Piano : Rudy Mynaerts ;
Batteries :  Bob Darch

Extrait d'une conversation avec mon futur skipper, en 1987 à Port Vauban (Antibes).  Nous étions à la recherche d'un bateau pour aller porter secours aux boat people qui fuyaient les Khmers rouges.
  

-          Pour traverser le désert,  il te faut une bonne Range Rover bien solide,  pas une Ferrari qui s’enliserait ou une 2CV trop fragile.  D’accord, t’as pas l’intention de gagner une transat, mais il faut tout de même une certaine allure, ne serait-ce que pour t’éloigner d’un cyclone.  En général,  la météo nous informe, mais si ton bateau est trop lent, les chances de t’en éloigner  diminuent  fortement.

-          Là, je peux te le confirmer, j’ai  piloté une Range au 4ième Paris –Dakar en 1982 qui portait le n° 276.  C’est vrai, il n’y avait ni Ferrari ni 2CV, bien que celle-ci aurait des chances de passer. J’en ai tiré une terrible leçon de sagesse.


-  Comment ça ?  Ce ne serait pas plutôt une croisière de luxe pour quelques bourgeois en manque de sensations ?

On pourrait le voir sous cet angle, mais le peu de ce que j’ai connu de Thierry Sabine, le créateur,  ce n’est pas l’impression qu’il m’avait donnée.  Il me faisait penser à un prophète des temps modernes.  Une sorte de Jésus. Il voulait nous faire partager sa passion du désert.

-         La passion qui l’entraînera  dans un accident d’hélico, avec le chanteur Daniel Balavoine.

-         Oui,  l’année passée, 14 janvier 1986, au huitième Paris-Dakar.  Ils étaient cinq dans l’appareil qui s’est disloqué en heurtant une dune.  Aucun rescapé.  On aurait pu penser que ce drame allait mette fin  au rallye…, mais non…il a repris de plus belle encore cette année !   Je t’en prédis bien d’autres encore par la suite. C’est devenu une affaire de gros sous :   celui  des constructeurs de véhicules tout terrain, 4X4, motos, camions ; celui des médias également.  Cependant l’esprit qui plane sur les concurrents reste intact : une grande caravane en route, à la rencontre d’autres hommes.  À Dakar,  ils sont accueillis comme une   armée  libératrice.

-          C’est vrai  que  libérer quelques Sénégalais de leurs soucis quotidiens par cette distraction de riches, ne peut leur faire que du bien. 

-         Arrête !  On ne changera pas le monde.   Cependant, j’ai eu beaucoup de chance d’arriver.   La marche arrière nous avait abandonnés depuis le départ en Algérie -  la mauvaise idée d’avoir  tracté, en marche arrière,  un véhicule couché sur le flanc pour le redresser -, ce qui m’aura quand-même embarrassé au terminus,  sur la plage de Tiougoune,  près de Dakar, avec  la Range qui s’enlisera juste devant les officiels : officiers militaires et gendarmes,  en tenue d’apparat.

-         Comment as-tu fait pour te dépêtrer ?

-         Avec mon plus beau sourire embarrassé,  J’ai osé affronter une vingtaine de paires de sourcils froncés,  pour leur demander de bien vouloir pousser la Range qui n’avait plus de marche arrière.

-            Ils ne devaient pas être très contents dans leurs beaux costumes et leurs chaussures bien lustrées… et… ils l’ont fait?


-          C’est vrai que pendant quelques secondes, qui me semblèrent interminables, ils ne réagissaient pas  – Je regrettais déjà d’avoir osé formuler cette  requête à ces hauts dignitaires,   puis très nerveusement,  ils sont arrivés tout en bloc comme un seul homme, pour chasser l’intrus, ce 4X4, qui leur gâchait la vue de la parade de tous les participants qui allaient  défiler.   J’ai pu repartir pour me joindre au défilé, sans me retourner.  Je sentais quarante yeux furibonds regardant leurs chaussures un peu moins brillantes, à cause du sable projeté par les roues en me dégageant. 

Dollars dollars !  Poseur,  oui!    

Quand j'en avais, il y eut la jaguar, quand je n'eus plus (1990), il y eut la guitare pour les chanter.

Avec Hélène,  mon épouse au Parc de Bruxelles,  place Ducale 1986





jeudi 16 février 2023

 

Le paroxysme de la foi, croire en soi selon Albert Camus...Cependant, à mon humble avis, lorsque le regard de l'Autre se détourne de toi, les doutes reviennent au grand galop.  Petit repli sur soi-même pour se donner du courage.  Pour moi, c'est en chanson...


Cliquez ici pour écouter le chanson


arrangement musical Jean-Marie Dorval


À cet instant-là

Quand celle que t’aimes temps
Se métamorphose en juge
Pour condamner toi l’amant
Ton acte comme un outrage

Quand l’aube ne sait plus
Réveiller des corps nus
Que des souvenirs
Ne restent que les pires

Les quelques rares diners
Se passent entre amis
Mais chacun de son côté
Pour garder l’appétit
Quand s’estompe la foi
Que l’amour devient croix
Que soudain tout s’arrête
Conscient de la défaite

Alors c’est cet instant
Qu’a choisi ton âme
De sortir du néant
Même aux travers des flammes
Oui c’est cet instant
Que ta mauvaise fortune
Change comme l’océan
Soumis à la lune

Quand celle que t’aimes tant
T’a  rendu jaloux
Que plus rien ne tient
À part quelques sous
Quand le rêve disparaît
Que plus rien ne t’accroche
Qu’aux yeux de ta proche
Tu te sentes laid

C’est alors cet instant
Qu’a choisi l’ouragan
De laver avec force
Ta vieille écorce
Et à cet instant-là
Si t’acceptes ces lois
L’Amour reviendra
Fier comme un roi

Et tu sauras ce qui t’égara
Provoquant ta déveine
Était ce manque de foi
De ne plus croire en ta reine

De ne plus croire en toi

dimanche 12 février 2023

 

 

 Et une fois de plus, ça se confirme :

 

.../...Mais quand les fléaux de la terre

Surgissent comme des cris de colère

S’éveillent soudain des hommes nouveaux

Des hommes qui feront ce qu’il faut

Ils redeviennent tous solidaires.../...

 

« Un Homme, c’est naturellement bon ! »


Un clic sur ce lien pour écouter cette chanson

 

(Avec la guitare de Francis Goya)

 

 

Un homme c’est naturellement bon

Deux hommes c’est déjà différent

À trois commencent les chuchotements

Quatre hommes peuvent devenir inquiétants

Pourtant un homme c’est naturellement bon

Un homme c’est naturellement bon

 

Deux hommes c’est déjà différent

À deux ils se prennent pour quelqu’un

Ici, commence l’anonymat

Qui fait des autres des forçats

Pourtant un homme c’est naturellement bon

À deux, c’est déjà différent

 

À trois commencent les chuchotements

Majorités, minorités, vous voilà !

Malheur qui transgressera les lois

La force n’est pas dans l’isolement

Un homme seul n’a jamais raison

À trois commencent les chuchotements

 

Quatre hommes peuvent devenir inquiétants

Le droit exalte les passions

Éclate en combat de mille ans

Ces guerres abattent les sentiments

Ici on tue sans émotions

Des hommes naturellement bons

 

À cinq* en comptant par milliard

Cinq milliards d’hommes seuls dans le brouillard

Qui cherchent sans trop bien le savoir

La flamme qui redonnera l’espoir

Qu’un homme c’est naturellement bon

Un homme c’est naturellement bon

 

 

Mais quand les fléaux de la terre

Surgissent comme des cris de colère

S’éveillent soudain des hommes nouveaux

Des hommes qui feront ce qu’il faut

Ils redeviennent tous solidaires

Ensemble des hommes c’est beau ! 

 

 

* crée en 1987,  à cette époque nous étions cinq milliards à peupler la planète