lundi 17 juin 2019

Les enfants de Bogotta


SOLITAIRE

Parfois, - je dirais même assez souvent -,   à cours d’idées il m’arrive de me laisser aller de cliquer sur un des jeux que l’on retrouve dans nos PC : le solitaire, une simple réussite de cartes à jouer.  Oui, je me sens alors coupable d’oisiveté.  Et les heures passent sans plus penser à rien d’autre que ce petit défi, pas particulièrement intellectuel.   Mais ces réussites, qui parfois n’aboutissaient pas, m’ont toujours intriguées.   Parfois ça marche et parfois non.  Je constatais que trop d’attention ne me permettait pas spécialement de terminer la partie avec succès, alors que jouant parfois distraitement sans réfléchir et très vite, en moins d’une minute, c’était gagné.  De-là, la conclusion me semblait évidente par cette pratique, avec un esprit quasi désinvolte, s’offrait la clé du succès.  Cela me rappelait mes vagues connaissances sur l’activité de nos neurones, en fonction d’ondes cérébrales dont principalement les alpha et bêta. Les premières permettaient, tout en étant moins attentifs (nous les vertébrés), une activité plus intense de notre matière grise, partant de plus de réceptivité, alors que les secondes, dues à plus de concentration, au contraire diminuait notre champs d’observation.   Bien me chut, car par la suite, je constaterai tout de même qu’il m’arrivait d’être bloqué également.  Est-ce que les cinquante-deux cartes lançaient de temps en temps des défis impossibles à résoudre ?  Cela continuait donc toujours à m’obséder. De l’addiction ?  Non, pas du tout !   De la pugnacité, oui, convaincu qu’à tout problème il y a solution.  Tant que je n’arriverais pas à gagner systématiquement toutes ces parties de cartes, c’était la preuve que des choses m’échappaient… Jusqu’à ce jour, d’avoir enfin compris qu’une observation minutieuse du jeu étalé sur l’écran doit permettre de toujours gagner la partie.    Je pense humblement que dans le cours des choses de la vie, c’est exactement pareil.    


On observe le monde.  C’était il y a plus de vingt-cinq ans. Léo Ferré et Michel Berger venait de mourir (1993), ainsi que mon contrebassiste et ami Jojo, -  notre dernière discussion :  les enfants de Bogota, pourchassés par les brigades de la mort au lance-flamme - ; …que Christophe, le petit-ami de ma fille Barbara adolescente, venait de découvrir son père pendu ; …que mon bien cher frère Jean-Luc, sa compagne avait déserté leur maison ; …la souffrance aussi de Sabine, une autre jeune fille, brusquement abandonnée !  Eh oui, certains faits nous marquent parfois plus intensément, qu’il m’arrive alors d’en faire une chanson.   Enfin, c'était il y a vingt-cinq ans.  Aujourd'hui, l'urgence c'est la planète tout entière avec sa biodiversité qui disparaît.  Ce qui, hélas!, ne semble pas la préoccupation prioritaire des décideurs.  La honte! 


Obsolète ??? Pas si sûr !

Les Enfants de Bogota

Léo Ferré est mort / Que reste-t-il encore
Un ami est parti  / Qui n’a jamais failli
Sur son parcours d’amour / Laisse la belle du jour
Parti  dans la nuit longue / Pour que vive le quelconque

L’oiseau s’est envolé / Quand est tombé le blé
Et déjà le chasseur / Qui attendait son heure
Dépose la faucille  / Pour prendre le fusil
Et fait du Paradis / Cette terre d’incompris

Refrain :
Ô incomprise !  Mais de Saint-Pétersbourg jusqu’à Bogota
Des enfants sans amour  se cachent comme des rats
Et de ça je n’en parle pas

Dans l’incertaine récolte / La veuve délaissée
Ce fils en révolte / Ne comprenant toujours pas
Ce père qui perdit foi / Et choisit le trépas
Ô comme agonise / Ce siècle en pleine crise

Ce frère bouleversé / Dans la maison vidée
Recherche un peu d’espoir / Dans les murs sans mémoire
Au moindre calembour  / S’illusionne d’amour
Et ne voit pas celle  / Qui lui sera fidèle

Refrain 2 
Politique en déroute / Que tout le monde redoute
Au siècle du laser / On ne parle que de guerre
On te préfère fêtard / Et tu passes pour fou
Si tu partages tes sous /  Avec tes amis clochards

Et toi jeune promise / Dont le rêve se brise
Meurtrie à jamais / Par l’inconscient amant
Tu ne pourras comprendre / Toi qui vécus si tendre
Issue d’une famille / Où régnait l’harmonie
Refrain final
Ô incomprise ! Mais ces cités sont si loin
Et ici dans cette ville
Je me plains, tu te plains comme c’est débile !

Et de ça, on en parle que trop bien.  

mercredi 12 juin 2019


L'homme, c'est l'univers en miniature. L'homme et le monde sont interdépendants. L'homme est le garant de l'équilibre de la création.
Amadou Hampâté Bâ ,Extrait de Poème 294
S'il avait vécu après 1991 -  et rien n'est plus vrai pour lui même :  qu'en Afrique, un vieillard qui meurt, c'est une bibliothèque qui brûle,  selon ce grand sage Malien -  le dirait-il encore? 


Au fond, je suis en parfaite symbiose avec le Monde…je mourrai comme Lui à plus ou moins brève échéance !  Oui comme Lui…mais de mort lente, à l’instar de la chanson « Mourir pour des idées » de Brassens.
-         Pourquoi omets-tu le prénom, intimement lié à l’artiste? C’est froid !
-         Simple délicatesse…pour que ne plane pas ce doute, même si je gratte la guitare, de vouloir me comparer au grand Georges.
-          Mon prénom ?  -  Le souhait d’une mère, orpheline à douze ans en mémoire de son père, mon grand-père : Georges Fronville, descendant d’une fratrie de six Fronville venus d’Auvergne, suivre Napoléon à Waterloo en 1815…

-         Waterloo Waterloo morne plaine
-         Dans un cirque de bois de coteaux de vallons
-         Comme une onde bouillante dans une urne trop pleine
-         La pâle mort mêlait les sombres bataillons
-         (Victor Hugo)
-          
-         Sur ce champ de bataille couvert de morts, au moins l’un d’eux avait dû survivre et rencontrer une belle des environs… et nous voilà, après cent-cinquante ans au même nombre :  six descendants dont une fille et cinq garçons!   Moi, le second, quatre décennies plus tard, l’appel vers la terre des ancêtres sans doute, j’irai camper    dans cette région sur une des rives de l’Allier, affluent de la Loire.  Vu l’agressivité des moustiques, je n’y resterai qu’une nuit.   Le lendemain, profitant de ce voyage, une visite à   la cathédrale gothique de Notre-Dame de Clermont Ferrand s’imposait évidemment.    Je déposerai près du bénitier mon premier album CD « You, Gosse, la Vie » dans l’espoir qu’un Auvergnat, l’évêque ou le curé peut-être, puisse l’écouter.  À l’époque, (1993-94) la guerre en Yougoslavie abattait à plein régime ses trop nombreuses victimes… et j’avais la faiblesse de semer à tout vent mon disque.  Il paraît que le navire-radio français : « Droit de paroles », à l’ancre en face des Côtes Dalmates, diffusa très souvent cette chanson pendant le conflit ;   son Excellence l’ambassadeur de Yougoslavie à Bruxelles me remercia par une lettre très émouvante, égarée hélas!, pour lui avoir également offert ce disque ; le général américain Clark, chef des Opérations à l’Otan ne me témoigna pas la même chaleur courtoise.  Il ne comprenait pas comment ce non militaire et attaché à aucun service de son siège à Bruxelles était, arrivé jusqu’à son QG pour le lui offrir en main   propre.  Moi non plus d’ailleurs.  La sentinelle m’avait laissé entrer sans la moindre difficulté.  J’avais simplement dit en montrant la pochette audio : « C’est pour le Général Clark », en pensant qu’il allait la prendre et s’en charger, mais non :   - OK me répondit le militaire, et il me laissa le passage!
-          
-          Arrangements :  Alan Booth et basse
Duo avec,  pour la partie en anglais, Joëlle Neef
-          Guitare solo Pierrot de Biesme
-          Batterie Bob Darch
-          Clavier Danny Vandenbosch

 Il était Albanais et avait fui le conflit refusant de prendre les armes !

-          Je lui avais demandé de la traduire en yougoslave et il m'a répondu : Dans quelle langue, il y en a ...*. Finalement, j'ai opté :  Anglais Français pour vous le dire : " La vie, la vie, the life..."
-           
-  
-         *Oui, dans l'Ex-Yougoslavie, il y a six ou sept langues (ou dialectes) parlées; de l'albanais au croate en passant par le macédonien...etc.  Bref la langue yougoslave n'existe pas!

Et j’en reviens à

« Mourir pour des idées d’accord, chantait le philosophe qui repose à Sète, depuis 1981, sa ville natale … mais au temps d’Hitler ce n’était pas uniquement pour les idées et certainement pas de mort lente!    Hélas !, - malheureusement et on a beau le savoir, que fait-on pour l’enrayer? -,   le fascisme n’est pas complètement éradiqué.   Trois-quarts de siècle plus tard, il revient aux grands galops. Est-ce vraiment naturel ces ambitions de l’ultra droite qui revendique ses origines aryennes ? Et ça va très loin :   l’un des meneurs, en plus d’afficher sa haine du Juif et de l’Afro-américain, parle haut et fort en public de bombes atomiques pour anéantir le Pakistan, s’il le fallait, tout en considérant Hitler à côté de Napoléon et Alexandre le Grand, des bienfaiteurs de l’humanité. La liberté d’expression, comme la vente d’armes militaire, n’aurait donc aucune limite aux USA avec tous leurs amendements?     Mes sources ?   Une chaîne très sérieuse : Arte mardi 11 juin 2019 à, 21 H. 45 « Guerre des races aux USA ? Que veut l’ultra droite ? Réalisation Adam Bhala et Bosse Lindquist (2018).

Quant à l’Europe suite aux élection du 26 mai dernier où, c’est vrai les écolos sont quelque peu en progression, bien que 13% est encore loin d’une logique de sauvegarde de la planète qui se meurt…que l’extrême droite, par contre, triomphe d’une certaine manière… de voir de nouveaux adeptes accourir en nombre à cause de la migration, je peux comprendre la colère de l’astrophysicien Aurélien Barrau, nouvel icône de l’écologie, son dernier livre « Le plus grand défi de l’humanité » , nous sommes bien au pied du mur.   C’est la raison de mon fatalisme devant l’évidence de ma propre fin probablement à soixante-dix- sept ans relativement proche comme je le crois pour notre monde du vivant.  
En fin une autre chanson :  sur le thème justement de n’avoir plus d’idées. N’être plus personne pour t’aimer comme un homme.

-         D’accord pas d’accord ?

-          la grande dualité à laquelle sont confrontés tous les humains : 

-         L’Amour et la Mort.

-          Risquer de souffrir, t’aimer à mourir 


Cliquer pour écouter la chanson

Trompette et clarinette : Willy Vandewael
Piano : Rudy Meinaert
Guitare:  Roland Kert
Drums:  Bob Darch
arrangements et Basse:  Alan Booth


D’accord pas d’accord

D’accord pas d’accord je veux bien encore
M’ouvrir à toi ; te serrer dans mes bras
D’accord pas d’accord je veux bien encore
Te prendre la main,  sceller nos destins
Parler du bonheur, envoûter nos cœurs
Pour que finalement s’enflamment nos corps

D’accord pas d’accord, je veux bien encore
Marcher sous la pluie, simple monotonie
D’accord pas d’accord, je veux bien encore
Partir avec toi où il y a de la joie
Je veux bien encore chercher des trésors
Courir les déserts ; franchir les mers

D’accord pas d’accord, j’inventerai des mots
Pour te voir sourire ; créer des souvenirs
D’accord pas d’accord, adieu les sanglots
Jouons le grand jeu comme les gens heureux
Je veux bien encore pour t’aimer plus fort
N’être plus personne ; t’aimer comme un homme*

D’accord pas d’accord, j’oublierai le confort
Des petites habitudes de la solitude
D’accord pas d’accord que l’amour dévore
Toutes les raisons et les illusions
Je veux bien encore conjurer le sort
Risquer de souffrir,   t’aimer à mourir.**


*Pour t’aimer plus fort : n’être plus personne ;
 t’aimer comme un homme !
Autrement dit , que la nature prenne en chacun de nous sa place prioritaire en se dépouillant de  personnalités que l'on s'inflige ou que l'on subit. 

**T'aimer à mourir.

L'amour et la mort sont indissociables. 



dimanche 9 juin 2019

iles d'olérons

Décidément en ce début de juin quand ce ne sont pas à cause des  armes que les larmes coulent, cette fois la tempête Miguel!   Oui,  nous savons, aux Sables d'Olonne, l'inconscience de ce marin-pêcheur qui entraînera sa propre disparition dans les flots en furie  brisant la vedette de la S.N.S.M,   venue à son secours et la mort de trois sauveteurs.


 Encore pour rappel ce cinq juin 1989 sur la Place Tian'anmen à  Pékin, le massacre de milliers d'étudiants qui rêvaient d'un vent démocratique sur une Chine communiste (la célèbre vidéo de ce jeune Chinois face aux tanks militaires) ;  et  le treize juin 2017 décédera l'un des mentors, toujours en captivité pour subversion,  de  l'écrivain Liu Xiaobo  prix Nobel pour la Paix en 2010.

 Oui,  ma date de naissance  un six juin   aura  toujours un léger goût de vinaigre. 

jeudi 6 juin 2019

Hommage à Marcel Ginion,

Oui, au nom des démocraties, face à la botte nazie,  il y a 75 ans, le six juin 1944,  eut lieu ce débarquement en Normandie... et ce  poète wallon avait écrit:


Françoise Massot à la contrebasse


Il ne faut plus qu’on meure


Avec cette promesse que je lui fis du temps de son vivant : 

«  - Oui  je mettrai ce poème en musique ! » 

À l'appel du poète qui me confia ses vers
M'est venu cette complainte pour chanter sa prière

E min                   /   descente par ½ ton
Il ne faut plus qu’on meure dans l’éclair des orages
A min                   /     C               / A min       / B
Mais que les fusils pleurent sous le sable des plages

C                                 / B                               /  E
Il ne faut plus qu’on prie dans la saison d’enfer
C                                 / B                               /  E
Pour les noyés pendus aux pierres des falaises
C                                 / B                               /  E
Que des galets charrient sur un tapis de glaise
C                                 / B                               /  E
Pareils aux bêtes mortes du cirque de la mer

Il ne faut plus vieillir dans la désespérance
Comme les vieux de Brel avec leurs doigts bossus.
Sous le pont des clochards écoute la romance
Du musicien aveugle semblable à un Jésus.

Au brasier du soleil choisis le temps des roses
Demande à l’arc-en-ciel le juste prix des choses.
Alors flambe ta vie comme on flambe l’amour
Mais efface les jours du cadran des folies.


Et que ta chair s’embrase aux blues et aux tangos
Des nuits blanches du jazz dans le chant des saxos.
L’oriflamme d’espoir habille la prêtresse
D’un éclat de tendresse échappé d’un miroir.

Majestueuse et belle dans son habit sacré
Tu verras son pouvoir sur l’encens des prières
Tu verras son sourire au bar des vanités
Tu la verras pleurer en fermant tes paupières.







mercredi 5 juin 2019

Alors, est-ce dû aux déchets  plastiques, la face émergée de la pollution, nouveau phénomène: ces sargasses ( algues nocives) qui envahissent à grande vitesse les plages  paradisiaques des Caraïbes et Golfe du Mexique?  Effets migratoires dérangeant aussi, qu'on pourrait, avec un peu d'imagination,  associer à toutes ces grappes humaines qui s'exilent à la  recherchent de terres d'accueilles et qui inquiètent nos institutions financières.  Pourtant,  la fibre de la solidarité existe bien:   à voir   les budgets spontanés qui couvriront la restauration à l'identique* de  Notre-Dame!     C'est bien...enfin!

Parfois, nous les simples mortels   on prend conscience et on change d'orientation vers des projets d'avenir peut-être plus en adéquation où la venue d'un enfant et sa survie prend une place prépondérante. 


*S'accrocher au passé!!!  Pourquoi ne pas marquer et nous affirmer par la transition des avancées techniques et plus économiques ?  

Petit rappel d'une chanson  

Dilemme

  
Restaurateur quasi industriel, je me suis brusquement senti coupable. Pendant des années, je m’enrichissais au détriment de la vie des autres*.   Mon acte de contrition fut la chanson, devenue ma grande priorité. J’estimais qu’elle était un moyen plus direct pour sensibiliser le cœur des masses, face aux évidences qui parfois n’apparaissaient pas clairement.  Par exemple, rien que la peur de l’approche amoureuse n’est-elle pas un des facteurs déstabilisants ? Aujourd’hui, l’éducation sexuelle consiste plus à se préserver l’un de l’autre, plutôt qu’un engagement profond de l’un pour l’autre.   Voici la chanson préférée de mon père : 

*Évidemment que j'avais tout faux! 



Dilemme

Arrangements :  Francis Goya
Je voudrais chanter la joie
Mais je ne vois que du noir
Je voudrais chanter l’espoir
Mais comment dans ce siècle sans foi
Pourrais-je redevenir optimiste
Et même si je gratte la guitare
Il faut bien rester réaliste

Je voudrais tendre la main
Et rejoindre le destin
De cette fille couleur d’été
Silhouette encore floue qui m’éveille
Apparue sur le bord d’un rocher
Contrastait à midi au soleil
Son ensemble Maryline,  cheveux pêle-mêle

Je voudrais m’approcher de son cœur
Et déjà lui parler du bonheur
Mais comment dans ce siècle de peur
Sans passer à ses yeux d’imposteur
L’ imprévu,  l'aventure  et l’amour
Peuvent encore avoir l’air naturel
Sans briser les lois éternelles ?

Je voudrais lui dire à présent
Oublier ce conditionnel
Mais comment dans ce siècle mourant
Affirmer  qu’éclate le temps
Pouvoir redevenir temporel
Et rejoindre avec elle le modèle
De l’Amour originel ?

Je voudrais que s’arrête un instant
Ce conscient qui nous rend inconscient
Je voudrais enfin lui dire « je t’aime »
Et que règne la joie sans problème
Triompher des ténèbres et du froid
S’éveiller à l’aube de l’émoi


Et créer simplement un enfant

samedi 1 juin 2019


Voilà juin!

Il me sourit plus que d'habitude et je pense :
- Lorsque tu es dans le doute tourne toi vers le beau!" 

  
Quoi de plus réjouissant que de voir apparaître le Soleil?

Oui Soleil, je te bénis! 




Arrangement feu Gérard Sabbe
Guitare solo Jérôme Munafo 

Les quatre bienfaits du soleil :
Bon (avec modération) pour la peau; pour la formation des os; pour la bonne humeur;  bactéricide (particulièrement celui de  la tuberculose). Le docteur vous le dira... et pourquoi pas le chanter ?


Soleil où es-tu ? Soleil que fais-tu ?

Toute la nuit, les pas de l’ennui

Cadencent le cri des amants déchus

Leurs yeux un peu flous cherchent dans le vague

La dernière drague.  Soleil reviens-nous !


Soleil où es-tu ?

J’ai perdu ta trace

Et ma peau se lasse

Soleil que fais-tu ?

Que grand bien me fasse

De revoir ta face


Soleil où es-tu ? Soleil que fais-tu ?

Les taxis s’effacent, leur dernier office

Et cèdent la place aux tramways complices

Déjà dans la ville les bruits se faufilent

Des premiers chantiers on entend chanter :


Soleil où es-tu ?

J’ai les os tout froid

Chauffe mon émoi

Soleil que fais-tu ?

Ta lumière en moi

C’est mieux que mon toit !


Soleil où es-tu ?

Quand tu n’es pas aux cieux

Je me sens nerveux

Soleil que fais-tu ?

Tes rayons gracieux

Ça me rend heureux !


Soleil où es-tu ? Soleil que fais-tu ?

Sans ton puissant feu, plus le moindre jeu

Le stress et l’angoisse, ce serait l’impasse

Si tu te prélasses, oubliant le jour

Alors de guerre lasse, s’éteindrait l’amour.


Soleil où es-tu ?

Comble mon bonheur

Fais rire mon cœur
Soleil que fais-tu ?
Donne l’énergie


Donne-moi la vie.

dimanche 26 mai 2019

Oh ! Ville !

Ce 26 mai  2019

Aux urnes citoyens! 

Et n'oubliez pas que les États passent, que les villes restent! 



Prière métropolitaine

Sommes-nous tes enfants ou de simples esclaves
Obéissants, nous rendant aux urnes, ces enclaves
À l’abris des regards de nos frères et de leurs idées
L’isoloir contraignant serait-il symbole de liberté ?

Je te chante cette prière « Ô ville » :




Il y a un demi-siècle, vers mes vingt ans, qu’elle est née, mais il me manquait une rime qui me vint d’un coup lors de la catastrophe de Tchernobyl en 1986.  


Ô ville!






Cliquez sur ce lien pour écouter cette chanson

Arrangements: Jean-Marie Dorval


Ô ville !

Dans une ville de fracas, où les chantiers battent
Le rythme des vies qui viennent, ou qui partent
Sous ce ciel enfumé que percent des sirènes
D’ambulances folles, d’ambulances trop pleines.
Pour faire face aux buildings, les petits toits des logis
Veulent tenir bon, mais craquent sans oraison.
Refrain :
La ville se transforme et nous transforme
La ville change son cœur de pierre
La ville voudrait devenir énorme
La ville s’écoule vers une autre ère.

Dans cette ville de fracas, qui trop tôt nous réveille,
On n’a plus besoin de réveille-matin :
Des grues gigantesques nous tirent du sommeil
Et nous lâchent pêle-mêle aux ingrats lendemains.
Les bosses et les fosses, que l’on côtoie,
Ressemblent à des tombes ; il ne manque que les croix.

Dans cette ville de fracas de travail éternel,
L’orgueil va bon train dans ces tours de Babel.
On y chasse la nature à grands coups de pioches.
On y chasse la vertu à grands coups dans les gosses.
On y prend son parti, se croyant libéré;
Mais la pleine liberté, c’est surtout d’être entier!

Les besoins de la ville, non contente des hommes,
Pour jouer au Soleil s’en est prise à l’atome :
Cette ville de lumière nucléaire débile,
N’a-t-elle rien compris après Tchernobyl ?
C’est aussi dans cette ville, au service de Caïn,
Que l’on dit à Dieu : « Non !  Retourne d’où Tu viens ! »

Ô ville !  Cité d’autrefois, quelle que soit ta culture,
Les rires d’enfants résonnaient dans l’air pur.
Ô ville !  Toi qui servais la vie et protégeais nos filles
Déterminais si bien la tâche et le maintien ;
Délimitais tes droits à de simples murailles,
Ton cœur avec le nôtre, battait dans tes entrailles.