samedi 4 juillet 2020


J’étais un chanteur transcendantal

J’étais !  Maintenant je ne suis plus qu’un simple repli sur moi-même – la raison du « JE ».    Je n’avais pas volontairement choisi la solitude, mais chaque jour le glas sonne pour me rappeler que je ne fais plus partie de la tribu - Encore, ce deux juillet dernier pour l’anniversaire de ma cadette, pour ses quarante-deux ans, où j’accourais pour l’embrasser, mais ils étaient pressés…Ils avaient réservé une table dans un restaurant…mais sans moi.  - … Au fond, cela fait, il y a bien longtemps !    On venait de franchir la barre des cinq milliards de Sapiens sur la planète.  Nous sommes en 1987 et je me revois assis avec la guitare, par un bel après-midi de juin ensoleillé, sur le seuil de la maison au milieu du parc à Rhode-Saint-Genèse, qu’Hélène et moi et nos deux enfants habitons depuis quelques années.   Un peu comme l’explique Léonard Cohen quand il composa Hallelujah… qu’une suite d’accords lui inspira sa chanson.   Distraitement sur mes propres arpèges me vinrent ces mots :
  « Un Homme, c’est naturellement bon »
À deux, c’est déjà différent
À trois commencent les chuchotements
 Quatre hommes peuvent devenir inquiétants…/…

…/…À cinq en comptant par milliard
 Cinq milliards d’Hommes seuls dans le brouillard
 Qui cherchent sans trop bien le savoir
La flamme qui redonnera l’espoir
 Qu’un Homme c’est naturellement bon…/…

L’annonce des cinq milliards était acclamée avec joie par les médias et ce fut sans doute alors que je décidai de prendre mon bâton de pèlerin…Je tournerai le dos à la boutique, à savoir une chaîne de restaurants implantés dans des lieux touristiques au cœur de Bruxelles, près de la Grand-Place.  Hélas, ni femme, ni enfants ne voudront me suivre !   Ils ne manqueraient de rien, les entreprises continuaient à tourner, même si leur géniteur – c’est assez courant ! – s’était envolé.   Oui, je changerai de voie, comme le dira, presque un demi-siècle plus tard, Edgar Morin, à quatre-vingt-dix-neuf ans, dans son dernier livre « Changeons de voie », pour nous communiquer ses précieux conseils quant au Coronavirus.    En ces temps-là, la santé du monde et des Hommes en particulier avaient mis mes sens en alerte le jour où un oncologue annonça à la mère de mes enfants « …trois ou quatre années à vivre…à moins d’éliminer les causes », qui fit que j’eusse cette soif d’apprendre et comprendre pourquoi ce mal frappa brutalement cette famille heureuse.  Un courant de pensées de scientifiques, médecins, nutritionnistes, commençait à germer un peu partout qui pointait un doigt accusateur sur la façon de nous nourrir, comme le premier responsable de notre déséquilibre physique et mental.   Ainsi, m’est venu ce besoin de transmettre par la chanson et résumer ce que bon nombre d’ouvrages savants m’avaient apporté. 


Et vite une petite dernière pour la route (écrite en 1987)


Au nom du Tout

Arrangement digital: Jean-Marie Dorval




Écoutez les amis un instant
J’ai trouvé le chemin éternel
Que nous soyons de simples mortels
Dans l’ensemble nous restons vivants

Je vous parle au nom du Tout Puissant
L’Homme ne peut agir en mesure
Qu’en chassant cet enfer du dedans
Pour « bien faire »,  il doit être pur

Que du fond de l’abîme où nous sommes
On puisse encore y trouver des Hommes
Est la preuve de l’amour infini
De Celui qu’on appelle ainsi

J’ai le remède pour vivre longtemps
Suffit d’être dans le mouvement
Manger du frais et du vivant
Vous garderez toutes vos dents

Ce qui permet d’être souriant
Dilate le nez évidemment
Il faut que l’air entre en dedans
Et nous aurons l’air bien portant

J’évite de cuire mes aliments
Avant de les prendre je les sens
Je recherche les vrais artisans
Le moins possible le toutvenant

Le lait de vache je le laisse aux veaux
Le sein de maman pour les poupons
Quant à l’alcool et le tabac
Faut être fol pour aimer ça

Méditation sans référence
Oublie l’ennemi c’est ta puissance
Esprit tranquille bien au repos
Permet d’agir sans confusion

Vibre dans le vent comme les saisons
Le vrai bonheur est au présent
Se manifeste alors l’Originel
De ton instinct qui te réveille

Et tu seras bien dans ta peau
Pourra aimer tout comme il faut
Quant à la Terre pour les suivants

Vaut mieux mourir sainement


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