jeudi 17 janvier 2019

Encore et toujours
« N’gâche pas l’eau des cachalots «

Sur mon blog du 14 janvier dernier, j’écrivais cette anecdote de « Êtes-vous marié ? » suite à la récupération de deux pupitres d’enfants laissés à disposition près d’une poubelle à l’entrée de l’accès plage de Saint-Gabriel.    Le fait d’avoir déposé ensuite ces deux petits bureaux auprès d’une famille nombreuse à Dante, à une dizaine de kilomètres, une dame en visite, pour rappel, chez Nathalie et Serge, les parents, m’avait posé cette question, et m’avait quelque peu interpellé sur le moment-même.    Je dois avouer qu’à l’âge de la retraite cette interpellation féminine inattendue    avait déclenché une certaine allégresse et réveilla un bref instant le vieux démon mâle oublié depuis belle lurette.   Certes la livraison en surprise de ces deux meubles plastiques offrait un tableau moins morose que d’habitude dont J’étais, sans l’avoir voulu, l’acteur et bénéficiai dès lors d’une certaine sympathie au regard d’une personne qui me voyait à peine et pour la première fois (et probablement la dernière).     Il n’est plus possible de rêver à une quelconque relation de couple à ce stade de ma fin de vie. Et j’en reviens à mes ballades en solitaire sur les plages de la Côte d’Opale, avec néanmoins Cléopâtre, ma grande et fidèle chienne.    Il est rare de ne pas ramasser au moins deux ou trois bouteilles en plastique à chacune de mes promenades pour les déposer dans la poubelle à l’entrée.   Cette fois, après le retrait des vagues, la mer avait laissé deux vieux morceaux de filet de pêche que, bien sûr, malgré leur encombrement, je ramènerai tant bien que mal vers le dépotoir.   Et, je  pense toujours à ces cachalots échoués à Coxyde (Belgique)  au milieu des années quatre-vingt-dix,  qui m’avait inspiré cette chanson à l’époque  « N’gâche pas l’eau des cachalots » …et que malgré cette prise de conscience  dont les nombreux comme moi promeneurs qui ramassent  le moindre objet en plastique avant qu’on les découvre dans le ventre des cachalots – encore dernièrement  en fin novembre dernier en Indonésie , six kilos de plastique,  dans l’estomac de l’un deux dont des tongs, (à quand une loi qui interdise de se baigner en ce chaussant de la sorte ?)     - C’est encore, on le sait, huit tonnes chaque jour de ce type de déchets qui envahissent les océans.  


PM:

Échouage de quatre cachalots à Coxyde.
Novembre 1994.




Ne gâche pas l’eau des Cachalots


Histoire morbide / En novembre à Coxyde

Sur les plages / Une foule rendait hommage

À quatre cachalots / Sortis de l’eau

Des mâles c’est bizarre / Est-ce par hasard ?

Et je pense

Ne gâche pas l’eau des Cachalots


Je me dis aussitôt / Ça va faire mal à Cousteau

Terre qui pleure / Ses mers qui se meurent

Je pris mon auto / Pour voir ces baleines

Mais vingt kilomètres de bouchon / Pas de veine

Et je pleure

Ne  gâche pas l’eau des Cachalots (2X)


Ça ne fait plus rire /  Qu’une baleine puisse dire

C’est assez / et se cache à l’eau

Pour parler de veine / Je pense pipe-line

Celui de la Taïga / Bonjour les dégâts !

Et je gueule

Ne gâche pas l’eau des Cachalots


J’avais l’intention / D’écrire une chanson

C’était ma façon de bénir ces géants

Que ça rappelle que l’eau des océans

Se ronge comme notre sang

Et je crie

Ne gâche pas l’eau des Cachalots


Mais en venant les voir j'avais mon clebs infernal
Et n'ai plus qu'en mémoire cette odeur ah!,  tombale 
Hurlant comme  loup devenu fou
Cette vue insolite l'a rendu triste
Et je hurle
Ne gâche pas l'eau des Cachalots


De ces Cachalots sortis de l’eau / Ne reste que l’image

Comme une menace / Ils meurent en grimace

Étrange message / Aux habitants des terres

Pour protéger la mer des Cachalots


N’gâche pas l’eau des Cachalots  


N’gâche pas l’eau des Cachalots
        

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