dimanche 21 octobre 2018


Ce dimanche,  Michel Drucker ayant invité Yannick Noah et sa sœur, à son émission « Vivement dimanche prochain »,     j’ai l’occasion de découvrir ce groupe de jeunes artistes,  « Les Enfants de la terre »  qui chantent « Métis » de Yannick Noah.   On ne peut être insensible  à la grâce,  la beauté et le bonheur qu’ils dégagent.  Merci Yannick,  merci Nathalie,  sa sœur,   de nous rappeler ainsi  tous les enfants du monde entier! 
 Trois décennies auparavant,  dans mes propres souvenirs,  oui, je me souviens d’autres enfants moins heureux : « Les Enfants de Bogota »,  composé en mars 1993,  suite à la mort de Léo Ferré;  et l’enchaînement d’autres tristesses,  comme la mort de mon fidèle ami Jojo qui m’accompagnait à la contrebasse ;   du petit ami de ma fille qui découvre son père pendu;  d’un frère dont sa compagne le quitte ayant vidé la maison pendant son absence ;  et d’une autre jeune fille,  amie intime et confidente,  brusquement abandonnée par son amant.  Suite de malheurs… et je venais d’apprendre le sort de mômes qui se cachaient dans des égouts pourchassés au lance-flamme par des  escadrons de la mort à Bogota. 
C’est à la demande  de la Princesse  Stéphanie de Windisch-Graetz de Belgique, co-fondatrice des « Clinique-Clowns »,   l’arrière petite-fille de Léopold II et de la fameuse archiduchesse rouge Élisabeth-Marie,  dite "Erzi"-  l’enfant unique du prince héritier  Rodolphe, le suicidé de Mayerling - ,   lors  d’un récital dans son château de Bierbais (dans le Brabant-Wallon),  le deux décembre 1993,  que j’ai ajouté …et de Saint-Pétersbourg,  m’informa-t-elle,  que,  depuis le démantèlement de l’Union Soviétique,  des milliers d’orphelins de moins de douze ans  erraient dans les rues sans logement.    


Les enfants de Bogota



Obsolète ??? Pas si sûr !
Les Enfants de Bogota

Léo Ferré est mort / Que reste-t-il encore
Un ami est parti  / Qui n’a jamais failli
Sur son parcours d’amour / Laisse la belle du jour
Parti  dans la nuit longue / Pour que vive le quelconque

L’oiseau s’est envolé / Quand est tombé le blé
Et déjà le chasseur / Qui attendait son heure
Dépose la faucille  / Pour prendre le fusil
Et fait du Paradis / Cette terre d’incompris

Refrain :
Ô incomprise !  Mais de Saint-Pétersbourg jusqu’à Bogota
Des enfants sans amour  se cachent comme des rats
Et de ça je n’en parle pas

Dans l’incertaine récolte / La veuve délaissée
Ce fils en révolte / Ne comprenant toujours pas
Ce père qui perdit foi / Et choisit le trépas
Ô comme agonise / Ce siècle en pleine crise

Ce frère bouleversé / Dans la maison vidée
Recherche un peu d’espoir / Dans les murs sans mémoire
Au moindre calembour  / S’illusionne d’amour
Et ne voit pas celle  / Qui lui sera fidèle

Refrain 2 
Politique en déroute / Que tout le monde redoute
Au siècle du laser / On ne parle que de guerre
On te préfère fêtard / Et tu passes pour fou
Si tu partages tes sous /  Avec tes amis clochards

Et toi jeune promise / Dont le rêve se brise
Meurtrie à jamais / Par l’inconscient amant
Tu ne pourras comprendre / Toi qui vécus si tendre
Issue d’une famille / Où régnait l’harmonie
Refrain final
Ô incomprise ! Mais ces cités sont si loin
Et ici dans cette ville
Je me plains, tu te plains comme c’est débile !

Et de ça, on en parle que trop bien.  


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