mercredi 17 octobre 2018

Oui!  Une star de la chanson me répond.  Une brèche dans cette muraille qui  protège généralement du public...une lumière d'espoir venue d'une étoile:



Chère Isabelle Aubret,

Merci,  question bonheur,  grâce à votre chaleureuse petite carte de ce 8 octobre dernier,  il est à son comble.   Permettez-moi cette envolée de ma plume encore une fois vers vous :   

Le temps le temps… chantait notre cher Charles disparu tout récemment – et loin de moi l’idée de la finalité d’un destin ! – m’incite à vous répondre aussitôt.
Je crois (peut-être naïvement)  à ce  principe de battre le fer tant qu’il est chaud …disons surtout,  tant que la Star,  continuellement sollicitée que vous êtes toujours,  ait   à l’esprit  ma propre requête,  en priant,  évidemment,  pour que vous  ne voyez pas ma démarche comme un harcèlement.  Je respecte parfaitement votre volonté «  …/…de décider de terminer,  d’honorer les contrats signés…/… ».      
   En janvier 1991 Yves Montand,  m’avait également répondu,  suite à une chanson glissée dans sa boîte postale à St Paul,  qu’il ne chantait plus,  mais me conseillait de ne jamais abandonner. « -  Vous devez continuer !,  me dit-il au téléphone»
   Aussi, fidèle à cette harangue, pardonnez mon obstination.   Pour Yves Montand,  c’était quelques jours avant la guerre du Golfe en Irak.  En plus du titre « Halabjã »  ( qui, comme un devoir de mémoire, -  les chansons ont peut-être aussi ce rôle à jouer -,    dénonçait l’atrocité de la destruction de cette ville kurde à l’aide de bombes à gaz moutarde ordonnées  par Saddam  Hussein en mars 1988) ,      s’y incluait un poème  «  Il n’y a pas d’ordre pour faire la guerre ».  Nous étions tous inquiets à l’idée d’une troisième guerre mondiale avec l’Ultimatum du 15 janvier 1991 George Bush père, président américain.  (J’ose croire que vous êtes certainement équipée d’un PC muni de bons écouteurs  et pourriez entendre cette chanson en visitant mon blog « mesparaboles.blogspot.be» à l’article  « Arrêtez ça »,  daté du 5 septembre dernier).  Pourquoi ce rappel au 5 septembre ?  Simplement parce qu’il était de nouveau question de bombardements intensifs en Syrie.
  J’ai toujours la faiblesse de croire à la diffusion des idées, grâce à Internet.  Encore que pour, soyons pragmatiques,  si derrière le titre d’une chanson s’ajoute la complicité d’une célébrité,  vous en conviendrez que ce serait une énorme économie d’énergie. Mais d’accord : respectons votre souhait.
 Cependant,  bien que vous fassiez partie d’un monde qui m’est complètement fermé, vous me prouvez que derrière ces murailles indispensables qui protègent la vie privée des personnes connues du spectacle,  de temps en temps,  une petite brèche de lumière laisse passer sa lueur d’espoir.    C’est sûr,  que comme un Brel,  j’aurais dû avoir le courage de partir avec la guitare et frapper aux portes jusqu’à ce qu’elles s’ouvrent,  celles  du milieu de la chanson.   En plus, vous passiez par hasard dans le resto de mon père : le Mouton d’Or après votre tour de chants à l’Ancienne Belgique !  Pourquoi n’ai-je pas osé vous dire que déjà à cette époque,  j’écrivais des chansons…pourquoi n’ai-je pas essayé de m’incruster dans cette troupe – la vôtre – et qu’alors,  j’aurais attendu mon heure,  comme Charles Aznavour avec Edith Piaf ?  Oui,  j’avais la conviction  de croire en mon talent… ou non,  peut-être pas assez,  donnant la priorité à développer une chaîne de restaurants  qui m’a effectivement assuré un confort de vie,  digne des grandes vedettes,  jusqu’au jour où la mère de mes enfants,  condamnée,  je me suis retrouvé à me poser des question aux sujets des maux incurables.  La bouffe en fut la première responsable… et qu’alors je refusai de continuer le métier de restaurateur.  « Ne plus gagner ma vie au détriment de la vie des autres »,  ce qui devrait être l’idée maîtresse de toutes les institutions humaines,  à mon humble avis.
 Deux autres événements m’incitèrent à de nouvelles orientations. 
1° à l’instar de Coluche,  j’ouvre un resto du cœur en 86 -87 et,  surpris de reprendre une guitare quasi oubliée,  voilà que je me remets à  composer une chanson pour mes convives pour leur donner du courage « Alleï alleï Bruxelles »  -  et « Je n’ai que dix-huit ans »  sur un 45 T.  vinyle à leur  profit ;
  Vers cette même époque, Stéphanie de Monaco,  trois minutes avant l’Eurovision qui se passe à Bruxelles,     se fait filmer pour son nouveau  titre « Fleurs du mal » (inspiration des  versets de Baudelaire qui séjourna dans ce quartier) ,  par hasard,  juste devant la façade de mon resto « Le Marenostrum » (en face de ce Mouton d’or où vous m’aviez invité à vous accompagner jusqu’à l’entrée de l’Ancienne Belgique,  un demi-siècle auparavant). Voir mon blog au 4 avril 2018 « Une Princesse dans ma rue »… 
 Et voilà que la fièvre me reprend pour écrire des nouvelles chansons. – J’en avais déjà composé quelques unes vers mes vingt ans,  où je grattais la guitare sur les terrasses du Midi en faisant la manche,    question de prolonger mes vacances,  mais,  malgré un certain succès, certes restreint, j’abandonnai pour me consacrer à ouvrir des restos.    Cette fois, vers mes 45 ans,  c’est la frénésie et viennent d’un trait plus d’une centaine de titres dont plus de la moitié seront enregistrés avec la complicité de quelques amis musiciens pour les arrangements.  Non pas que je fus remarqué par les professionnels  de la chanson et du spectacle,  mais qu’alors mes moyens financiers me le permettaient tout simplement,  me berçant d’illusions. Cependant,  en plus de ne pas être un membre de votre institution d’artistes reconnus, un autre problème aussi fut d’avoir sillonné les mers du Nord au Sud de 88 à 2005 sur mon cotre,  le Spirit of Sindbad,    sans chercher à faire diffuser mes textes et rechercher des interprètes qui auraient pu les porter pour le bien du public.  
Oui,  pour le bien du public.  Je suis convaincu,  comme vous et de nombreux chanteurs que les chansons restent   un excellent remède et ne jaillissent pas sans raison.  C’est un devoir de les diffuser.  À ce jour de mes soixante-seize années, je commence à en être de plus en plus convaincu.
SVP.,  Chère Isabelle,  sans plus vous déranger par la suite,  juste une porte à franchir,  mais laquelle ?  Vous le savez,  moi pas.  Donnez-moi le nom de la bonne personne pour que ces chansons puissent remplir leur rôle.   
Merci
Camiers, 16 octobre 2018

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